‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 297 sur 298 · LIVRE I. SECTION JI · texte numérisé non relu

LIVRE I. SECTION JI

dividii qu'à opérer contre la masse, aux bénéfices de qui il n'est point associé et qui n'a pour lui nulle sollicitude.

Telles sont les trois qualités requises pour former des CITOYENS, des êtres conciliant la morale avec la politique, par la coopération de chacun au bien de tous, et par l'unité d'clTorts pour accroître les économies et les produits.

De ces trois conditions, les deux premières sont le résultat nécessaire de la troisième , de l'association sériaire, qui a pour pivots le minimum gradué et la répartition j)roportionnelIe.

C'est ainsi qu'en rêvant le bien, en s'exerçant aux utopies d'industrie vraiment civique, on serait arrivé à déterminer les conditions du bien social. C'eût été déjà une solution abstraite du problème. Pour la donner concrète, on aurait eu à déterminer les procédés d'Association.

Ces principes une fois établis, l'opinion serait intervenue pour rappeler à l'ordre le monde sophistique, lui représenter qu'on est suffisamment repu des vaines subtilités de la métaphysique , des controverses mercantiles et démocratiques. On l'aurait sommé de faire trêve sur ces fariboles rebattues, et s'occuper enfin de l'objet urgent, de la recherche des méthodes sociétaires.

Ce travail est fait , et avant d'initier les lecteurs aux détails du mécanisme , il a convenu de les promener idéalement dans ce nouvel ordre ; ils en ont vu le matériel dans la l""®. section; ils ont, dans la seconde, examiné les accords de morale et de politique dans les diverses branches du régime sociétaire. On y a vu cet accord découlant de l'essor même des passions de la nature du mécanisme sériaire.

Après ce coup d'œil sur les propriétés de l'Harmonie ,

si c'est de bonne foi que les philosophes désirent l'accord de la morale et de la politique, ils n'ont pas à hésiter sur l'abandon de leur vieil édifice; ils ne peuvent plus douter que le travail morcelé ou civilisé n'engendre constamment tous les vices opposés à la morale civique et à la saine politique, toujours l'égoïsme , la duplicité d'action, et les sept fléaux lymbiques, indigence, fourberie, etc.

Les descriptions qu'on vient de lire sur le matériel et le passionnel de l'Harmonie ont dû exciter la curiosité; elle va croître à la lecture de l'intermède suivant, qui est un complément des aperçus sociétaires. C'est une dernière promenade en Harmonie, un coup d'oeil plus rapide, où je restreins à des paragraphes l'examen de ces prodiges dont chacun a occupé un chapitre dans le cours de la 2™^. âcclion.

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