‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 84 sur 298 · PREMIÈRE PARTIE. NOTICE III · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. NOTICE III

civilisé et barbare fait intervenir pour le maintien de l'industrie, toujours répugnante hors des séries passionnelles. 6**. Récompense collective des globes dociles, par le charme du régime attrayant ; et punition collective des globes rebelles sans emploi de la violence, par le seul aiguillon du désir ou martyre d'attraction , qui est châtiment w^^fah/ pour les globes rebelles et obstinés à vivre sous les lois des hommes.

70. Ralliement de la raison avec la nature; c'est-àdire garantie d'avènement aux richesses et aux plaisirs qui sont vœu de la nature, par la pratique de la justice , de la vérité , qui sont vœu de la saine raison , et ne peuvent régner que par l'Association et l'industrie attrayante.

X j^ Unité interne ou paix de l'homme avec luimême , et fin de l'état de guerre interne qu'organise l'état civilisé , en mettant dans chacun la passion ou attraction mix prises avec la sagesse et la loi, sans qu'il soit possible de satisfaire ni l'une ni l'autre, en sacrifiant l'une à l'autre (i).

X Y Unité externe en relations de l'homme avec Dieuet l'Univers. Le monde ou Univers ne communiquant avec Dieu que par entremise de l'Attraction , toute créature , depuis les astres jusqu'aux insectes , n'arrivant à l'harmonie qu'en suivant les impulsions de l'Attraction , il y aurait duplicité de système si l'homme devait suivre

(i) En suivant a la lettre quelqu'un de nos systèmes de sagesse , par exemple , le mépris des richesses , on est sûr de n'arriver qu'a la folie et d'être titre d'insensé. D'autre part, en suivant aveuglément l'Attraction, un civilise n'arrive de même qu'aux disgrâces ; de sorte qu'il ne peut suivre aveuglément ni la sagesse, ni l'Attraction : c'est une des mille duplicités du mécanisme civilisé.

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2iâ PROLÉGOMÈNES.

d'autre voie que l'Altraclion pour arriver aux fins de Dieu, à rharmonie et à l'unité.

Tel est le canevas sur lequel j'établirai l'excellence de l'Attraction en mécanique sociétaire, et l'incompétence de la législation humaine : elle donne tous les résultats opposés à ceux du tableau précédent; plus, la duplicité d'action ou absence de l'esprit de Dieu, dont la propriété essentielle, en régie d'univers, est l'unité de système.

Jamais siècle n'a raisonné plus que le nôtre , d'unité de ITnivers; c'est aujourd'hui le refrain de tous les sophistes. Avec le commerce et la liberté , ils ne manquent jamais d'accoler l'unité. Ils ont toujours une douzaine de mots en faveur, qu'on fait retentir à chaque page ; puis en examinant les résultats , on ne trouve pas l'ombre de ces perfectibilités promises.

Il règne dans leurs théories d'unité une furieuse lacune : ils en ont exclu l'Homme ; ils lui refusent toute destination unitaire : l^. celle d'un accord avec lui-même ou accord des passions et de la raison ; 2"^. celle d'une société apte à réunir les civilisés, barbares et sauvages; Z^. l'accord avec Dieu et l'Univers, la faculté d'être dirigé par Dieu comme le sont les mondes et leurs créatures, toutes guidées par Dieu, c'est-à-dire par l'Attraction, seul agent révélateur et moteur choisi par Dieu pour interpréter ses lois sociales et les faire exécuter par appât des sept garanties.

Après avoir si honteusement méconnu la nature de l'homme, sa destination à toutes les unités, doivent-ils s'étonner si l'énigme est impénétrable pour cette philosophie que son patriarche même condamne en s'écriant :

Moairez l'homme à mes y eux ; honteux de m'ignorer , clc. »

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