‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 99 sur 298 · PREMIÈRE PARTIE. NOTICE III · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. NOTICE III

salion de la raison civilisée. C'était là le but qu'il s'agissait d'atteindre.

Un procès est inextricable , tant que le criminel fait fonction d'accusateur : il se gardera bien de rien articuler à sa charge; et telle a été la ruse de nos athées simples : ils se sont bornés à arguer contre Dieu des désordres apparents de ce monde, où le règne du mal ne comprend qu'un huitième de la carrière, selon la table suivante des quatre phases du mouvement et de leur durée approximative sur ce globe.

Carrière sociale «lu Cienre liumaln.

C 1 '■'■. Phase. ( Subversion ascendante. Lfmhes antérieures... oooo ce 2*. Phase. ( Harmonie ascendante 36ooo

— {- Plénitude. Apogée social et matériel 9000

333''. Phase, l Harmonie descendante 27000

3 4** Plisise. ( Snbi^ersion descendante. Lymbes postérieures, l^ooo

Ans 81000

Sans contredit la Providence paraît en défaut pendant la irs. phase ou subversion ascendante (55), qui est l'état actuel de notre planète fort jeune encore. On ne suspectera pas ainsi la Divinité dans la 4®. phase ou âge caduc, retombant en périodes lymbiques par pauvreté et refroidissement de l'astre ; on saura alors que les deux transitions extrêmes de toute carrière sont pénibles , et que lu Divinité , d'après cette règle générale de mouvement , ne peut épargner à aucun globe les souffrances des deux âges extrêmes. Quant à celles de l''^. phase, elles sont peu fâcheuses, puisqu'il est aisé d'y échapper dès qu'on a créé le ressort d'association , la grande industrie agricole et manufacturière. Après son développement (déjà suffisant au siècle de Périclès ), il ne reste plus à la raisoa

qu'à découvrir l'emploi de ce ressort , qui ne devient gage de bonheur que lorsqu'on a su organiser l'Association et l'unité sociale.

Nos savants, au lieu d'en rechercher la théorie, se sont bornés à l'accusation pure et simple de Dieu ; arguant des désordres actuels du globe, sans tenir compte des leviers d'harmonie que Dieu peut nous avoir ménagés, et dont la raison devait faire la recherche.

Les juges de l'âge moderne, l'opinion, les critiques et toute la classe bien pensante, n'ont pas eu assez de perspicacité pour discerner si ce n'était pas le délateur même qui devait descendre au banc des accusés, et payer de sa tête , comme les accusateurs de Suzanne. Devait-on se borner à mettre hors de cour l'athéisme et le philosophisme? Non; il fallait les accuser, les confondre en remplissant la tâche qu'ils n'avaient pas remplie , et leur prouver par la synthèse de l'Attraction , que l'homme, au lieu de corriger l'ouvrage de Dieu, les passions, doit chercher à quel emploi Dieu les destine.

Pourquoi la raison prétendrait-elle au privilège d'accuser Dieu sans qu'on eût le droit de l'accuser elle-même? Pour échapper, elle use d'un subterfuge qui jusqu'à présent lui a pleinement réussi ; elle feint de s'humilier, disant : » révérons la profonde sagesse de Dieu; ne tentons » point, par une sacrilège audace, de pénétrer les au- > gustes mystères, enlever les voiles d'airain : un pygmée » tel que l'Homme est-il fait pour sonder les profondeurs " de la Divinité ! >

Ne soyons pas dupes de ces escobarderies; allons aux éclaircissements : il existe un coupable; il faut qu'il soit reconnu; et puisque le soupçon ne peut porter que sur doux êtres, ou la Divinité, ou la Raison civilisée, on ne

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