NOTICE IV. — COMPREHENT DE LA PREMIÈRE PARTIE
part inconnus, tels que ceux contre la goutte, l'hydrophobie, l'épilepsie, et autres maladies qui sont encore 1 ecueilde Fart. C'est un appât pour notre siècle et surtout pour la France, à faire trêve de malveillance contre les inventeurs et accorder à la plus précieuse des découvertes, sinon une protection positive, au moins un accueil dubitatif, motivé sur des considérations que goûtera tout homme impartial ; en voici l'abrégé:
« C'est la première fois qu'on nous présente une théorie régulière » sur le problème de l'association, réputée insoluble, et sur le méca- • nisme d'armonie des passions, considéré jusqu'ici comme une énig- » me impénétrable : si cette théorie est praticable, elle nous donnera » les biens que tous les siècles ont vainement rêvés, la cessation de la » mendicité prévenue par concession d'un minimum à la classe pau- » vre, l'abolition convenue de l'esclavage et de la traite, le règne de » la vérité et de la justice, fondé sur les bénéfices dont elles devien- » draient la voie dans le nouvel ordre ; il est donc prudent d'exami- » ner cette théorie, en indiquer les côtés défectueux , inviter de plus » habiles à la rectifier s'ils le peuvent, et à défaut de ce, en faire >• l'essai bien exempt de risque, puisqu'elle ne roule que sur des tra- » vaux agricoles et domestiques évidemment lucratifs par le régime de » combinaison et d'économie qu'elle y introduit. »
Sur ce, les beaux esprits répliquent : « On pourrait prêter » l'oreille, si l'auteur savait se revêtir des formes usitées et ren- » dre hommage à l'auguste philosophie moderne. » Eh ! c'est la ruse de tous les sophistes : un inventeur serait bien suspect s'il adoptait cette manière hypocrite; on serait fondé à penser qu'il n'est comme tant d'autres, qu'un charlatan de plus, cherchant à se mettre en scène per jas et nef as : tous ces contrebandiers scientifiques savent prendre le ton académique, passeport des erreurs et des jongleries. Ici il s'agit d'éveiller les beaux esprits sur leurs illusions et leur duperie ; de prouver qu'ils sont les premières victimes de leur crédulité pour les faiseurs de S] 5tèmes.
Depuis vingt ans qu'on parle d'association, s'ils avaient pris des mesures pour atteindre au but, à la vraie association, s'ils n'avaient pas donné une folle confiance au sophiste Owen, ils auraient obtenu la vraie théorie; un essai aurait décidé la métamorphose; le chaos civilisé barbare et sauvage aurait déjà disparu, les savants et artistes vivraient tous dans la haute opu-