DEUXIEME NOTICE
ÉDUCATION C1TÉRIEURE.
ARGUMENT SPECIAL DE LA 2e. NOTICE.
Nous abordons la classe intéressante du peuple enfantin , celle qui prend déjà un vol sublime, et figure en pleine Harmonie avec les tribus de 30 ans; celle où tout chérubin de 5 ans est déjà aussi surprenant que le sont aujourd'hui certains enfants élevés par les danseurs d'opéra et !os funambules; celle enfin où l'enfant, dès l'âge de 5 ans , sait gagner beaucoup d'argent. Il faut bien faire valoir ce mérite, puisque c'est le seul apprécié en civilisalion , chez l'enfant comme chez le père.
Pour atteindre à cette perfection, les tribus chérubiques et séraphiques ne suivront d'autre voie que celle indiquée en phase antérieure; toujours la distribution par rivalités composées , la graduation trinaire des âges et des caractères industriels (24). Cette échelle devient bicomposée par la rivalité des sexes, peu sensible entre les bambins et bambines , mais déjà très-active entre les chérubins et chérubines, par suite de leur admission aux grandes manœuvres et aux petites cultures, où la rivalité des sexes est pleinement établie.
Conformément aux détails de thèses et épreuves (9 , argument général), les 2 tribus chérubique et séraphique doivent être exercées en matériel plus qu'en spirituel. On
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ne cherchera point , comme dans l'éducation actuelle , à en faire des savantins précoces, des primeurs intellectuelles, initiées dès l'âge de 6 ans aux subtilités scientifiques; on recherchera de préférence la précocité mécanique; l'habileté en industrie corporelle qui, loin de retarder la culture de l'esprit, l'accélère, ainsi qu'on le verra au chapitre 8.
Si l'on veut observer les penchants généraux chez les enfants de A 1/2 à 9 ans, on les verra très-portés à tous les exercices matériels, et fort peu aux études; il faut donc, selon le vœu de la nature ou Attraction, que la culture du matériel prédomine à cet âge. Aussi, en admettant un enfant de 6 ans i/2 à monter des chèrul>in> aux séraphins, n'exigera-t-on de lui d'autre prouesse d'école , que de savoir écrire; exercice qui sera considéré comme purement matériel, et classé dans les 7 épreuves matérielles, indiquées (9).
Le chérubin (âge -il -> a 6 1 2 ans) , très-peu enclin a l'élude, l'est excessivement à tout exercice d'Harmonie corporelle. C'est donc en matériel qu'il faut lui présenter des amorces pour développer ses moyens selon l'ordre voulu par la nature, qui opine à former le corps avant l'esprit: aussi le principal ressort d'éducal ion chérubiquc estil l'appât de figurer en grande manœuvre avec les tribus supérieures» avec la masse de la Phalange et des cohorte* vicinales souvent rassemblées.
Donnons-en un exemple tire de quelque manœmrc néralemenl connue, celle de l'encensoir.
Une Phalange, aui procession! < du service divin > el en d'autres occasions, lait figurer la majorité des enfants lie manœuvre. ( In prélève d'abord sur les chœurs audessous «le la puberté , 14J figurants , s ivoir :
^Thuriféraires. Fleuristes.
12 Chérubins, 12 Chérubines, \
16 Séraphins, 16 Séraphines , / .,^
20 Lycéens, 20 Lycéennes, (
24 Gymnasiens, 24 Gymnasiennes, ) 72 72
auxquels on joint divers employés accessoires lires, soit des chœurs de < demi-caractère », soit des quatre tribus précitées.
Ce nombre de douze douzaines convenant merveilleusement aux subdivisions et à la variété des figures, on peut dire que la procession du saint Sacrement est [beaucoup] plus pompeuse dans un canton d'Harmonie que dans nos grandes capitales, Paris, etc.
On voit dans nos processions l'extrême empressement des enfants pour ce genre d'évolutions , où ils ne sont guère admis qu'à 12 ans à l'emploi de thuriféraires; encore leur manœuvre est-elle faible de nombre et de figures. Ceux d'une Phalange doivent, à 5 ans et même à 4, savoir manœuvrer dans une masse nombreuse de 144, exécutant des évolutions beaucoup plus compliquées que les nôtres, et avec un ensemble inconnu en civilisation, où les thuriféraires ne savent pas même aller au triple pas, [ni établir le double pas pour le bas-âge.]
11 est certain que les enfants de o ans seront tout de feu pour cet exercice , et qu'ils seront très-peu empressés d'apprendre à lire. Le premier travail sera un délice pour eux; le second , une fadeur. D'où il est évident que la nature les porte à cultiver les facultés matérielles avant les intellectuelles, et qu'on ne pourra guère qu'a 6 ans les amorcer à la lecture et l'écriture , par l'impatience d'être admis aux séraphins.
iv. 4
7 \ ASSOCIATION' COMPOSI
D'où vient celte impulsion de l'enfance aux cm in matériels ? De ce que la nature veut, avant tout , faire de l'homme un cultivateur et manufacturier, le conduire a !» richesse avant de le conduire à la science. Mais, pour entremettre l'enfant avec succès dans les cultures harmoniennes qui exigent perfection et célérité, il faut que . de très-bonne heure, il soit exercé aux développementcorporels harmoniques. C'est par cette raison que l'Attraction le pousse violemment à ces manœuvres chorégraphiques et gymnasliques; il y acquerra la dextérité nécessaire dans les cultures, élables, volailleries, cuisines el autres fabriques d'une Phalange, où toutes ses opérations doivent s'exécuter avec la souplesse, l'aplomb ci la mesure qu'on voit régner parmi nos athlètes d'opéJ • le gymnastique.
(l'est principalement à l'opéra que l'enfant se former. i à < elle dextérité qu'exigent les travaux harmoniens. De là vient que l'opéra « tiendrait > le premier rSMSj parmi les ressorts d'éducation.
La distribution des tribus chérubiques et séraphiq étant semblable à celle des chœurs bafnbinîqnes déjà décrile, nous n'aurons ici qu'a traiter des louchons où intervient activement cette jeunesse de phase citétieure. If l'examinerai dam Cinq Séries industrielles ; savoir : x. L'opéra ou école des unités matérielles : 1 . Le travail sériaire de règne animal ; S, Le travail sériaire de règne végétal; .". Les cuisines ou emploi mixte des rÔSJMS 1\. Le lien d'Attraction entre les écoles ei l'indusl