‹ Œuvres complètesChapitre 194 sur 276 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Induration de l'enfance mixte*

Nous en sommes à la partie délicate de l'éducation, à l'âge de

ansition amoureuse, point sur lequel échouent toutes nos méthodes répressives qui ne savent établir en relations d'amour que l'hypocrisie universelle, dès le début comme dans tout le cours de la vie galante.

11 est fatigant d'avoir sans cesse des reproches d'impéritie a adresser aux sciences; mais il est force d'en redoubler la dose en affaires d'amour où elles se montrent plus inhabiles qu'en toute nutre partie.

Sur les abus de l'administration, de la finance, de la chicane, les philosophes ont du moins essayé quelques antidotes; mais rien en amour, où ils doivent pourtant être confus de leur ouvrage, car ils n'y ont établi que la fausseté générale et la rébellion secrète aux lois ; l'amour n'ayant pour se satisfaire d'autre voie que lu fausseté, il devient un conspirateur permanent qui travaille sans relâche à désorganiser la société, fouler tous les préceptes.

La nécessité d'abréger me réduit ici à donner seulement le sommaire du sujet qui est exposé assez amplement au Traité (IV, 217). J'y ai prouvé que la civilisation n'a sur l'amour que des lois inexécutables (IV, 2il ; III, 60; 111,96), assurant partout l'impunité à l'hypocrisie, protégeant les infracteurs en raison de leur audace.

Au lieu de ces scandales qu'engendre la législation coenitive des civilisés, il faut que l'harmonie sache, d'une pleine liberté Ml premier amour, faire naître :

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