SECTION III. — EDUCATION 1IARMONIENNK
phée do duper le sexe faible, seraient refusés, et de même ce» aigrefins moraux, dont la feinte discrétion n'est qu'une ruse pour engeoler femmes et filles : ces canards Bentimentaui sont souvent pires que les roués ; ceux-ci ne cherchent que le plaisir, 1rs autres en veulent à la bourse; leurs vertus ne sont qu'une comédie pour happer une riche héritière. Il est inutile d'ajouter qu'une femme sera soumise au même examen. >i elle sollicite le titre de poursuivante d'un vestel; on n'admettrail pas celle qui aurait fait A charmes un trafic direct, ou Indirect selon la mode civilisée, qui alloue le titre d'Iionnéles et comme il faut à des femmes aussi \énales que les courtisant- Des beaui esprits vont répondre : « On laissera vos réunions s'il y règne tant de bégueulerie. Quel homme voudra
se faufiler avec un comité de femmes qui B6 donneraient les airdo censurer en plein conseil ses actions, ses habitudes, son caractère "' Le vaudei ille ferait justice de leur prudotte s\ nagogue. Voila des objections de civilisé; mais en harmonie un homme ne trouverait pas son comptée être mal dans l'opinion des vestales; il sérail le lendemain rayé du testament d'une cinquantaine de vieillards de qui il attend des Legs et portions d'hoirie 7 < section cinquième, les Hoiries disséminées . La vieillesse fondera son bien être et B6S plaisirs sur l'appui de quatre corporations.
vestales, petites hordes, bquû lympathistes; et
comme elle ne Bera p;i^ tentée de retomber a la triste condition des vieillards civilisés, elle saura bien protéger les quatre appuia de son bonheur. D'ailleurs, le lustre des vestales fondé sur le besoin d'idolâtrie qui est une passion d<i tous les
Lee Romains, à part tour atrocité envers l< îles Bédti
eurent une idée heurou-e eu fai-ant de ces prêtresses un objet d'idolâtrie publique, une classe intermédiaire entre l'homme et la divinité Lai luirmoniens leur confient de même la garde du ft u
sacre, non pas d'un feu matériel, objet de vaine superstition, mai-> du fou vraiment Bacré, celui des mœurs loyales et généreu- ■ai rt de l'Attraction industrielle.
Chez de jeunes tilles de 16 a 18 SUS, HeO M commande mieux l'estime qu'une virginité non douteuse, un dévouement ardent ;mx travaux utiles et aux études. Quant nu travaux, les vestalei Boni coapératricei des petites hordes, excepte pour le
genre immonde; mais lorsqu'on tonne le ban d'urgence, commo
pour enlèvement de récolte par imminence dorage, le corps vestalique et les petites hordes sont les premiers au poste.
Chaque phalange s'efforce de produire les plus célèbres vestales, et pour mettre en évidence les divers genres de mérite, on les distingue en vierges :
1° D'apparat ou beauté. 2° De talent.
3° De charité ou dévouement. 4° De faveur.
Sur cet assortiment, les moralistes diront qu'on ne doit rien donner à la faveur; c'est en ne lui accordant rien que nos lois aboutissent à lui tout donner. Il faut, avec la faveur, agir comme avec le feu, à qui on fait sa part dans un incendie, afin qu'il ne dévore pas tout. L'harmonie aura même des trônes, donnés spécialement a la faveur. Ceux qui prétendent l'exclure sont bien ignares en mécanique de passions.
Chaque mois les vestales élisent un quadrille de présidence qui occupe le char dans les cérémonies , et fait aux jours de gala les honneurs de la phalange, dans les repas et assemblées d'étiquette. Lorsqu'un monarque y arrive, on se garde bien de l'obséder comme chez nous par un envoi de discoureurs glacials, pérorant sur les beautés du commerce et de la charte, sur leurs transports d'amour pour les pensions et les sinécures. Au lieu de cette escorte insipide, chaque phalange lui députe ses plus aimables vestales qui vont le recevoir aux colonnes du territoire, ou ses vestels si c'est une princesse.
Lors du rassemblement d'une armée, ce sont les vestales qui lui remettent l'oriflamme et qui y tiennent le premeir rang dans les fêtes, comme dans les séances d'industrie : la réunion des plus fameuses vestales est une des amorces qui attirent les jeunes gens à ces armées, où le travail, exécutésous tente mobile, n'a rien de fatigant. Comme on y donne chaque soir des fêtes magnifiques , on n'a pas besoin d'y amener les jeunes gens la chaîne au cou, à l'instar de nos conscrits fiers du beau nom d'hommes libres. L'armée industrielle étant composée par tiers de bacchantes, ba\ adores, faquiresses, paladines, béroïnes, fées, magiciennes, et autres emplois féminins, on trouve pour ce service beaucoup plus de jeunes gens et de jeunes femmes qu'on n'en veut. C'est pourquoi l'admission est une récompense, et les vestales sont le premier corps qui doit y participer. On y admet toutes celas qui sont à leur deuxième année et même a la première en cas que la phalange y voie matière t spéculation.
230 ■ III. — ÉDUCATION IIARMOXIENNE.
L'un des services i - vestalique, est do (a
briguer l'admission à l'armée : là se décident leschoii el ui les. poursuivants ou avec des monarques de di lu,- el féminins, qui viennent à l'armée pour y faire ri, i\ d'une épouse ou d'un époux à leur goût; car les monarques ne sont pus esclaves en harmonie comme en civilisation où on les marie oppressivement, selon la modo chinoise, à femme ou homme qu'ils n'onl jamais vu.
Recommandé par tous les titres a la faveur do renfonce et do mûr, il n'est pas étonnanl que l»1 corps vestalique soif l'objet d'une idolâtrie sociale, d'unculte Bemi-religieux. Le genre humain
aime a se créer i\c< idoles IV. 236 . et par SUitfl de l
néral, le corps vestalique devienlea masse l'idole do la phalange ;
il a rang de corporation divine, ombre de Dieu. Los petites liorrui n'accordent le premier salut a aucune puissance de la
terre, iuclment leur di apeau devant le corps ve-talique. ie\cre
comme ombre de Dieu, et lui servent de garde d'honneur.
Las puis) >Ues carrières ouvertes à cette corporation soni las gtq : lues et l'hérédité princieie ; j'en \ais donner une de
finition suocincle.
1° [m. sceptre* L'harmonie en a de tous de
depuis leecoupl inl soi une seule phalange, jusqu'à ceux
qui régnent sur le globe entier : cette échelle nécessaire vn équilibre ssions, tenu" 13 degrés de souveraineté I - • t le pferotal. Voyi s M
Si dans chaci i 13 - l'en n'établissait qu'un couple
de monarques, i îter le- fureurs de l'ambition, comme
dans l'étal civilisé -, il faudra pour sati passion, au
i/.e et peut-être vingt-quatre toupies de souverains dans
chacun des 13 degrés.
Encore, parmi ce» couples, établit-on des régies ti'ès-dislini de manière que le sexe masculin n'empiète pas sur les attributions du féminin ; qu'une Heine, une Impératrice, une Césarine, une ûmniarque, ne soient pas souveraines de nom et esclaffai fait, comme en civilisation où elles n'onl ai commandement, ni oir positif; elles sont réduites au rôle servit - Hnw Bis, rôle que aéraient do- femmes liarmomenneselevei
véritable honneur, a la Maie liberté. Chez non- madame la
sidente ne préside rien, madame la maréchale M commande
rien, leur rang n'est qu'une fumée honorifiqu . l ne bannonienne
exerce les fonctions qu'indique son titre; une présidente préside te] conseil, telle cour ; une maréchale commande telle armée. Les femmes figurant en tiers aux armées industrielles, si la réunion est de trois cent mille légionnaires, il s'y trouve cent mille femmes, bacchantes, bayadères, paladines, fées, magiciennes, etc., qui ne veulent point d'hommes pour les commander; elles ont leurs maréchales et officières de tous degrés.
Il en est de même dans les 16 couples de souveraineté échelonnée en 13 degrés; sur ces postes, dont 14 sont électifs, l'un appartient au corps vestalique. Ainsi une vestale, pendant la courte durée de sa chasteté, peut être élue en degré suprême , Ommarque du globe, ou
En l*r degré Aiglste , rognant sur un tiers du globe; 2e degré Césarixe , sur un 12e du globe; 3e degré Impératrice, sur un iSt environ; 4f degré Calife, sur un I4ic environ ; ie de. ré Sol'daxe , sur un 576* environ; 0e degré Reine., sur un 1728e environ; 7e degré Cacique , sur un 6912e environ.
Iles divers sceptres comportent de beaux traitements et offrent de vastes chances de gloire à une vestale. Les sceptres de 8e, 9e, 10e, 1 Ie, et I 2" degrés devenant trop nombreux, n'ont de traitement que celui des frais qui sont presque insensibles, malgré le faste énorme des dignitaires (I).
i Comment un faste énorme coûtera-t-il fort peu de chose quand "ii voit la civilisation dépenser énormément pour on faste mesquin? que le luxe sociétaire estcombmé avec l'industrie, dont il est isolé aujourd'hui; par exemple, dan- toute phalange, les vestales primates vont en char a 12 chevaux blancs, trijugués et panachés de rose, avec un cortège brillant de fanfares, cavalerie et chars; elles portent les pierreries du trésor, formé des dons que lui fait en mourant chaque
•aire opulent; leur cortège, que je ne m'arrête pas à décru, plus fastueux que celui d'un roi de France, allant au TeDelm en voilures ue ala.
Cependant il en coûtera fort peu : cet attirail, au sortir de la, sera
employé au travail ; des chevaux blancs travailleront aussi bien que des
le horde brillante, ces faquin et paladin-, qui forment le coi-
-emnt une heure après au\ jardins , aux ateliers. I.e monarque
même qu'on esl allé recevoir, s'entrem* ttra dans ceux tb i travaux pour
Itsqueli Il est passionné; il voudra connaître les procédés de cette pua-
jotu n . les comparer avec ceux de sa pbalai
Quant à la dépense d'apparat, chars et costume-, c'est une portion
i\u mobilier de la ph un beau char Bervira consécutivement
232 SECTION III. — i':i)l i iTlON Il.VIl.MOM! :\nk.
2° L'hérédité princiêre, I" rôl ! de génitrice choisie par un prince de l'un des treize degrés.
Les princes en titre familial, qui sont 1»'- menus (pie nos rois el seigneurs actuels, se rendent à l'armée pour y faire choix d'une izénitrice, ou d*un géniteur si c'est une princesse I «ordinaire c'est aux vestales et vestels qu'ils donnent la préférence, quoique bien libres (huis leurs choix. (Voyez V section, aux Harmonies de paternité , pourquoi ils sont tenus d'aller faire le choix à l'armée, et comment cri te formalité favorise leurs sions, en leur donnant la double faculté de choix d'une épous d'un successeur, deux libertés dont nos monarques civilisés sont dépouillés . Le titre de génitrice peut conduire au titre d'épouse de souverain, si la vestale devient mère : nos rois font cette distinction, rompent un mariage stérile. Il faudrait de longues explications sur cet ordre que la phalange d'essai ni la génération présente n'auront pas besoin de connaître IV, 238 ,
Remarquons que le rôle vestalique doit, comme tout auti donner cours aux 3 Passions dites C.abaliste . PapHloniM Composite. 11 doit compenser quelques retards en amour par dechances de lustre immense et de haute foi lune : à défaut, il ne Berait plus rôle passionné, mais poste moral, fastidieux, accablant, comme celui de nos demoiselles, réduites à être toutes philosophes, à modérer leurs passions, étouffer leurs penchants affectueux,
sans aucune indemnité pour cette pénible privation.
Au tableau des lionneuis BCCOrdés en harmonie à la virginité, il conviendrait de joindre un parallèle dv> mépris qu'elle recueille
en civilisation, où la faveur n'est que pour le simulacre de virginité, pour les jongleries de libertines qui, dans le cour- déplusieurs liaison- galant.--, onl appris l'art de traire les hommes, imr aux dupes, et se faire des preneurs parmi les aigrefins qui
dirigent l'opinion (IV. 1 1 1
.i toutes les vestales ; on n'est pa« obligé, comme en civilisation, d'acheter un mobilier d'apparat pour chaque Individu, tenir dei chevaux, gardai et fa filets olslft non des moment de représentation. N coutume! m créent que aV P*yés chèrement par ta peuple; en
harmonie, les fonctionnaire! sont productifs, ce iont uhi< gens, mm au sortir d'un cérémonial très ■court, eiercent et loutleaneot fa ûavaui utiles pour lesquels ils sont pajwionnéa cnbalisttquement; <ie la vient qu'on créera vlnat fois plus d<- dignitaires qu'en civillsatloa, un lieu de les supprimai leioo IVnscto nos politiqu
Quel encouragement trouve parmi nous une fille décente à conserver sa virginité au-delà de seize ans? Si elle est pauelle n'engeolera pas les épouseurs, tous bons arithméticiens, sachant que les vertus ne sont pas fies provisions pour le ménage. S - parents seront réduits a spéculer sur quelque sexagénaire ou quelque dévergondé qui la prostituera par spéculation, elle ne trouvera pas même un honnête bomme de moyen âge; sa beauté deviendra un sujet d'inquiétude maritale, sa vertu sera suspectée
ir l'avenir.
Jouit-elle d'une fortune moyenne? elle sera pendant long-temps l'objet d'un sordide négoce entre les courtiers et courtières de mariage, puis enfin livrée a quelque homme pétri de vices, car il y a beaucoup plus de mauvais maris que de bons.
Si el!e chôme dix ans sans époux, elle est en butte au pei public : des qu'elle atteint vingt-cinq ans, on commence à gloser sur sa virginité comme denrée suspecte ; et pour prix d'une jeunesse perdue dans les privations, elle recueille, a mesure qu'elle avance en âge, une moisson de quolibets dont toute vieille lille est criblée; injustice bien digne de la civilisation ! elle avilit le sacrifice qu'elle a exigé : ingrate comme les républicains, elle paie le dévouement des jeunes filles par des outrages et (U^ vexations. Faut-il s'étonner après cela qu'on ne trouve chez toute demoiselle peu surveillée, qu'un masque de chasteté; que le simulacre d'une obéissance dont toute vierge serait punie dan- - i vieillesse, par l'opinion même qui exige le sacrifice de sa belle jeunesse au préjugé '.
Quoi de plus inutile qu'une virginité perpétuelle ! c'est un fruit qu'on laisse corrompre au lieu de s'en nourrir : monstruosité digne de cet ordre civilisé qui prétend à la sagesse et à l'économie '. El quand on garantirait à la fille décente un mariage pour prix de sa chasteté, sera-ce une récompense? elle risque fort de rencontrer un mari brutal, quinteux, joueur, débauché ; une honnête tille a rarement assez de finesse nour discerner Las hypocrisies de prétendants, leur délicatesse fardée, dont une femme un peu manégée ne serait pas dupe : d'ailleurs b'î! y a un bon parti en ;ne , il sera enlevé par quelque intrigante exercée à l'art d ensorceler <\q* amants; la fille décente y échouera, elle n'obtien- [U*un Stérile tribut d'estime, et vieillira dans le célibat.
Je devrais ici un chapitre spécial sur les vestels, un autre sui les damoMItt el damoiseaux; mais on veut un abrège qui ne
n III. — EDUCATION HAI
- coup d'articlea nécessaires :
:t aux relations «l'amour no pouvont pal être ef- Heu: - XMBtdess i jets qui de primo-abord blessent le pré il faut donc les traiter a fond, pour démontrer que rindecerve. l'h\; - - sont du cote dos coutumes
civilis s; etq tes coutumes d'harmonie, quoique en Bjupremi toutes l vertu* que rêve inutile-
ment la civilisation.
J'ai dû r préf&rablemenl sur le régime de l'a bar-
irceque les dispositions dont il se coin] - ! rarement des préj -i je décris les fonctions de l>onnins eibonnines, démenti et mentorines, faisant éclore les vocations industrielles de l'enfant, ant au mieux - fortune, d'ému-
lation, de bonnes mœurs, et sans frais, bout père a cette lecture ■ que je voudrai- pour mes enfante; mai* si j'entrep: s coutumes amou
latité 'ix vont crier que je 1»!
nent b!c-sees dans tout parallèle; par exemple dans celui des mat:., s statiques avec les ou la morale n'établit que des coutumes andaJeuses : l'union des conjoints est prr. nio-
i - >ces, ou l'on entremet tes calemboui ■
et les i\ : - i quartier, qui viennent godailler, d ;ucl-
ques boi mauvaises plaisanteries sur la mari