SECTION V. — DE L EQUILIBRE GENERAL DES PASSK
parce qu'il no peul pas y participer! Cette perspective de sceptres et de dignités (IV. 136, note H absorbera boules les haines du peuple contre les castes supérieures; elle opérera un des plus beaux ralliements en titre d'ambition. Je vais en citer un ie, le plus difficile de tous.
Bn î'm i:i'.mté , en affections paternelle et filiale. C'est un sujet qu'il n'est pas possible d*abré actement ; je ne puis
que l'indiquer, en renvoyant au traité (II, 444 S MM encore bien succinct sur ce problème.
Décrives faits avant de poser des principe?. II faut spé-
culer sur des hommes de I 10 <i 150 ans : l'harmonie en donnera un BUT douze. On en voit dès à présent : dernièrement la Revue Britannique a cité une cinquantaine d'individus de 1 4 80, tous d'époqu récente.
Itlmriel, décédé à 150 ans. a vu sa 71' génération; en tout descendants à mentionner au testament. N'ayant en l*degré qu'un fils et qu'une Bile déjà enrichis, il donne de forte- parts aux 6« et 7e d ints. S'il léguait tout à sa V n. il
exciterait les si\ inférieures à désirer la mon de la I1*. Il donne
les 7 degrés, une échelle d'environ 120 legs prenant moitié de sa 'fortune : les deux autres quarts sont répartis entre \\\\<> centaine d'adoptifs industriels qu'A a titrés dans le cours de sa ^ ie , et une centaine d'amis et i ollatéraux, y compris ses épouses qui sont riches et n'ont p >in de I lie i i
!.'! ainsi distribué, se répartira indirectement sur lapha-
lonl chacune peut avoir dan- la phalan il en esanguins enadop-
tife, 5 a 6 héritiers autn K) d'Ithuriel. Au moyeu
■ h i, la suce listribuera arec le temps entre les
4 800 sociétaires. El 1 n même qu'un huitième d'entre eux s
lie participation, l'hoirie serait encore distribuée-un^* Uxirement) puisqu'elle s'étendrait, par voie indirecte, ai. qui, en mouvement, sont comptés pour le tout. D'ailleurs < i B exclu participera tax hérita quelque
Si donc la phalange contienl 10 rien pauvre les<
en n. nateurs : car il peut e»péror de
rxune portion d'hoirie, dément, soitindirei
et il devient partisan d • indilpei ireparti-
dpant à l'hoirie de 35 riches Bur l est le point où il
atteindre pour établir J'équilibre dans l'affection familiale, en faire une voie de ralliement entre inégaux. Il n'y a équilibre dans une passion qu'autant qu'elle est développée de manière à contenter la masse de population, collectivement et individuellement. Mais pour amener les relations de famille à ce point, il faudra combiner, avec le régime des séries, une longévité qui ne naîtra que par degré en 7 à 8 générations. Jusque-là on se bornera à des approximations de mécanisme.
La morale nous engage à nous considérer comme une grande famille de frères : c'est un verbiage vide de sens. Lazare , jeune homme très pauvre, peut-il considérer comme frère le riche patriarche Ithuriel, s'il n'obtient de la grande fortune de ce patriarche aucune parcelle, ni en héritage, ni en autres prestations. Lazare peut, en harmonie, espérer ces avantages; il est peut-être l'un des descendants directs, ou des adoptifs continuateurs d'Ithuriel, ou l'un des collatéraux, ou l'un des héritiers indrects. En attendant, Lazare se rencontre avec Ithuriel dans divers groupes, où ils sont collègues; et dans les repas que ce vieux magnat donne à ses groupes, à titre de doyen, vétéran d'une industrie où il a brillé et dont il aime à s'entretenir.
Lazare qui aujourd'hui n'obtiendrait pas les miettes de la table de ce riche, deviendra, en harmonie, participant à sa fortune ; il aura pour lui des sentiments de frère, et de même pour d'autres magnats de la phalange sur qui il fondera pareille espérance. Quant à présent, Lazare peut-il ressentir quelque atfection fraternelle pour des égoïstes de qui il n'a rien à attendre, ni au présent ni à l'avenir? les philosophes nous disent que tout doit être lié dans un bon système; eh! quel lien peuvent-ils voir entre les riches et les pauvres, dans leur civilisation toute pétrie de haines et d ogoïsme?
Un des effets à obtenir en ralliement de paternité, esl la
franche affection de l'héritier, le désir sincère de prolonger la
carrière du donateur. Il n'est guères en civilisation de côté plus
ûtant ({lie les sentiments secrets des légataires pour leurs
bienfaiteurs. L'état actuel met aux prises f affection et l'intérêt;
clair que les 9, 10 (.h'6 héritiers n'écouteront que la v< • l'intérêt, et souhaiteront \n\ prompt départ à celui dont il- attendent l'hoirie. D'autre part la civilisation habitue chaque père a oublier tout sentiment de philant tde charité, pour i
chïr sa lignée directe, ne voir le inonde social que dans cette réu-