‹ Œuvres complètesChapitre 251 sur 276 · RÉSUMÉ SUR LA SECTION VI · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ SUR LA SECTION VI

tifique; employer contre leur ennemi naturel, contre la philosophie, les armes qu'elle emploie contre eux, l'opposition et les lumières.

Si les corps savants inclinaient à l'équité, aux garanties de liberté, ils reconnaîtraient que la détraction est pire de nos jours qu'au siècle de Colomb, et qu'on ne veut prêter l'oreille à aucune nouveauté utile. Ce n'est point le gouvernement, ce sont les faux savants qui exercent cet obscurantisme ; il faudrait donc pour contrebalancer leur influence, un corps d'opposition qui, rappelant au siècle les études à faire, assurerait protection et accès à quiconque apporterait des découvertes demandées.

Mais le monde savant ne désire que la confusion en études ; il ne veut pas même qu'on s'oriente, que l'esprit humain reconnaisse le terrain qu'il parcourt, et fasse une analyse de la civilisation. C'est par là qu'aurait débuté un corps d'opposition ; il aurait provoqué cette analyse et celle des périodes parcourues avant l'état civilisé, afin de reconnaître par un parallèle si on avait avancé dans la carrière du mal ou dans celle du bien; on aurait constaté par ce travail que la civilisation perfectionne l'industrie seulement, mais qu'elle déprave les mœurs en raison du progrès de l'industrie. On doit donc, pour arriver au bien, découvrir un autre mécanisme social qui opère sur les mœurs et fasse naître la justice, la vérité, du progrès de l'industrie.

Au lieu de tendre franchement à ce but, la science persiste à donner le change, et prétend que « le sens naturel du mot civi- » lisation est l'idée de progrès de développement ; il suppose '» un peuple qui marche : c'est le perfectionnement de la vie » civile et des relations sociales; c'est la répartition la plus équi- » table de la force et du bonheur entre tous les membres. »

En réponse au professeur qui s'exprime ainsi dans une chaire de Paris où le sophisme est sur de tout accueil, on peut l'inviter à aller voir, à la manufacture de glaces et autres ateliers, de quelle répartition équitable, de quel bonheur jouissent les ouvriers qui servent les fantaisies des oisifs dont se compose l'auditoire du professeur. S'il est vrai selon lui que l'ordre civilise embrasse toute perfection, tout progrès, tout développement, les barbares sont donc des civilisés, car ils ont beaucoup perfectionné l'industrie dans la Chine, le Japon, l'Indostan et la l'erse; mais si on analyse les caractères de Larbarie et ceux de ciwlisation,

l'on reconnaîtra une prodigieuse différence entre les 2 périodes sock LU).

.'ement à l'industrie que la perfection doit s'appliquer, elle doit embrasser aussi les mœurs et le mécanisme social, deux relations que l'ordre civilisé ne sait que dépraver. Son ien restreint esl seulement de poursuivre dans les 3 carrières, scien stries, les études que les barbares ont commencées et ; très-loin. Cette tâche une fois remplie, la ci - n'a autre cl; ire qu'à disparaître et faire très s tés qui ] Sectionneront le tout, les mœurs et la mécanique sociale, tout en raffinant l'industrie et les scien-

■ver à moitié du développement dont elles sont snsceptibles. On a pu en juier par les tableaux du travaii : assionnées.

le mot civilisation suppose un peuple qui marche,

nent dans la carrière ■âme delà civilisation. r arriver à la 4' ph

pendant il fabrique a foison des consti-

tutions et de- uil qui galope dan-

sansbou. ie : il vante 1 ocia-

tion ; qu- > he-t-il à associer son bel esprit, sa faconde inu-

tile, avec le bon esprit de quelque zénie inventif qui lui enseigner yrinthe et le chemin de sciences neuuverait la fortune et la «zloir

NOTICE XIII. — CHAPITRE XLIX. iî7

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