‹ Œuvres complètesChapitre 255 sur 276 · CHAPITRE LU · texte numérisé non relu

CHAPITRE LU

Construction des JL phases infra-civilisées.

L'analyse de ces périodes nommées barbarie , patriarcat , sauvagerie , et primivive , est un des nombreux sujets dont la science n'a jamais daigné s'occuper : elle est très active a chercher de vieilles pierres et vieilles inscriptions remontant au déluge, ardente à tout travail inutile, sans vouloir toucher aux branches utiles de l'Archéologie, aux recherches sur le mécanisme de la société primitive. lien reste partout le globe des traditions confuses , sous le nom de paradis terrestre ou Eden, qui était un mécanisme de Séries passionnées informes, ébauchées; elles ne purent pas se soutenir au delà de 300 ans. Il serait assez curieux d'apprendre par quels moyens l'instinct, aidé de quelques circonstances, put enseigner aux premiers hommes ce beau mécanisme dont nos sciences, avec toutes leurs subtilités, ne peuvent retrouver aucune trace. Les tableaux de cette société, primitive et antérieure au petit déluge (LIV) , pourraient fournir quelques chapitres fort intéressants.

Il existait alors abondance de fruits, de gibier et de poissons, de troupeaux d'une grande beauté , et de plus liberté d'amour et rareté de population. 11 fallut une combinaison de ces moyens, dans des climats fort tempérés et exempts de bètes féroces, poui que l'instinct pût s'élever au mécanisme des séries passionnées,

riode, sociantismë ou ASSOCIATION simple. J'ai cru devoir le détacher, ]<• placer 880, sons le nom de fondai ions lnioum mives, parce qu'il tient à la théorie directe, plus qu'à la contre-preuve formée des sections VI et Vil.

JiO SECTION VII. — SYNTHÈSE GÉNÉRALE DU MOUVEMENT.

qui dut déchoir au bout de deux siècles, par l'accroissement de population et l'approche des bêles féroces qui avaient été créées sous l'équateur, loin des peuplades blanches de la zone tempérée, bien plus fertile alors qu'elle ne l'est aujourd'hui.

On a commis l'erreur de croire que la nature primitive était Tordre sauvage, il n'en est rien :. !• aux et animaux qui

entouraient les premiers hommes étaient d'es] plus parfaite que ne sont aujourd'hui ceux de nos plus riches métairies. L'aurochs et le moufflon sont des dégénérations, et non pas d- pèces primitives ; il en est de même de l'homme sauvage : il est fort au dessous de l'homme primitif dont la taille commune était de 73 I 2 i' iices de Paris ; elle remontera au delà de ce di et quoique tombée aujourd'hui à 63 pouces, elle s'élèvera en harmonie, d'un septième en sus que la stature primitive ; elle haussera de 73 1 2 à 84 p u< es OU sept pieds de Paris. Ce sera, au bout de douze générations, la taille moyenne des hommes d'harmonie. Quant à la race actuelle, sa taille est au dessous de l'extrême dégénération ; l'on en peut juger par un parallèle avec quelques - mieux conservées, comme les Albanais et Monténégrins qui, en Noyant la troupe française, ne pouvaient onoevoir que des hommes si petits eussent fait de si grandes conquêtes.

Il faudrait, non pas un chapitre, mais une notice de i chapitres, pour faire connaître en abrégé les i sociétés antérieures a la nôtre. Qu'on enjuiio par un aperçu de la barbarie, très digne d'analyse par sa contiguïté en échelle avec nous.

En régime barbare, le caractère de pivot général, celui qui forme contra-te avec la civilisation, c'est le simplisme d'action ; l'action est toujours composée en mouvement civilisé.

On peut établir le parallèle sur un petit nombre de caractères barbares, huit seulement :

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