I. Ifonoj ei Foi a l'immortalité
K • Action simple. K. Direction par instinct.
ie petite échelle est bien insuffisante, puisqu'elle ne distia même ! tères d<^ plu i h. Xl.i
qu'elle ne donne qu'un petit nombre de permanents 'h XL11 disserter régulièrement bui - barbarei
me faudrait plus de pages que je n'en vais donner à tout le restant de l'ouvrage. Cette lacune fera sentir la nécessité d'une seconde édition plus étendue.
Le parallèle des deux périodes civilisée et barbare serait trèscurieux, par exemple sur le caractère pivotai X , sur l'action simple : un pacha demande l'impôt parce qu'il lui plaît de piller et dîmer ; il ne va pas chercher dans les chartes de la Grèce et de Rome des théories de droits et de devoirs; il se borne à vous avertir que si vous ne payez pas, on vous coupera la tête pour vous apprendre à vivre. Ce pacha emploie donc un seul ressort, la violence, l'action simple.
Un monarque civilisé emploie double ressort, d'abord les sbires et garnisaires qui sont les vrais appuis de la constitution ; l'on y ajoute un attirail philosophique de subtilités morales sur le bonheur de payer l'impôt pour l'équilibre du commerce et de la charte; pour la jouissance de nos droits imprescriptibles, des financiers vertueux surveilleront l'emploi de cet impôt; le prince qui l'exige est un tendre père qui ne veut qu'enrichir ses sujets ; il ne perçoit l'impôt que pour obéir aux immortels représentants qui l'ont consenti ; c'est donc le peuple même qui a volé le paiement et qui désire payer. Là dessus le paysan dit qu'il n'avait pas envoyé des députés pour faire augmenter les impôts ; on lui répond qu'il doit étudier les beautés de la charte, où il apprendra que la dignité des hommes libres consiste à bien payer, ou aller en prison.
Dans cette méthode l'action est double, elle repose sur deux ressorts hétérogènes, la violence et la moi aie. Chez les barbares l'action est simple, reposant sur la seule violence. On retrouve cette différence fondamentale dans tout parallèle du régime civilisé avec le barbare: tous deux vont au même but ; mais la civi lisation ajoute l'astuce à la violence qui suffit aux barbares; quoique fardée du justice, elle n'est pas plus juste qu'eux.
Ce serait une thèse très-curieuse, si je l'appliquais seulement aux dix caractères que je viens d'énumérer; mais il faut abréger, supprimer l'examen de ces 3 périodes, barbare, patriarcale et sauvage, dont l'analyse mettrait en évidence les turpitudes, les hypocrisies de la civilisation, sa profonde perversité qui, pour être mieux masquée que dans ces 3 périodes, n'en est pas moins réelle.
Du reste comment se fait-il que nos observateurs de l'homme
n'aient jamais donné la moindre analyse de ces trois sociétés, qui comprennent une ample majorité de L'espèce humaine, au moins les trois quart-".' 11 est clair que nos philosophes or.t voulu esquiver L'analyse de L'homme, tableau qui eût été un fâcheux affront pour Leurs sciences politiques et morales, en prouvant que la civilisation perfectible ne sait que cumuler, sous de beaux masques, toutes les infamies réunies dans les trois autres sociétés.
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