‹ Œuvres complètesChapitre 261 sur 276 · CHAPITRE LVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LVI

Ile l'immorlalit»- de l'Ame.

C'e.-i la question qui doil terminer une étude intégrale de la

nature ; C*est le sujet sur le lequel les modernes ont le pins échoué.

1. immortalité doit être démontrée en preuve composer et non pas simple. Nous ayons la preuve simple, tirée des doctrim a figieusesqui nOUS garantissent l'immortalité ; C*esl une tics-benne preuve sans doute, mais cil mple. Pour l'élever au mode

composé, il faut y ajouter la preuve scientifique '• l'esprit humain ne peut pas l'obtenir, tant qu'il n'esl pas initie à l'analogie d'où

on tire les Beptbranches de preuves nécessaires en théorie del'im-

mortalité. C'est une étude fortétendue que je me borne à indiquer ; elle comprend :

1,2,3, 4, les 4 traités d'analogie appliquant les 4 règnes animal, végétal, minéral et aromal, au règne passionnel ou pivotai, règne hominal;

5 le traité de l'ambigu, des transitions;

6 le traité du contact des extrêmes ou diffraction;

7 le traité du ralliement des extrêmes en hauts degrés. Enfin l'analogie mathématique. [Voyez sur ce sujet II, 304, où

j'ai préludé à la théorie de l'immortalité en y appliquant les théorèmes des aires proportionnelles aux temps, et des carrés de temps périodiques proportionnels aux cubes des distances.)

Tel est le cortège de preuves nécessaires : faut-il s'étonner que les philosophes n'aient su en donner aucune ? Elles sont toutes puisées dans l'analogie dont ils n'ont jamais voulu faire aucune étude.

Un débat récemment élevé dans le monde savant, sur le magnétisme, peut nous servir ici pour aperçu d'une preuve qui se rapporte à la 6e branche du tableau ci-dessus, au contact des extrêmes.

Dieunousdevantsurce point une preuve composée, une preuve matérielle et rationnelle, il faut que certaines démonstrations soient de nature à affecter nos sens, les initier momentanément aux facultés dont lame jouit dans une autre vie. Ce serait peu de connaître ces facultés par le raisonnement, il faut des preuves palpables.

Pour les chercher recourons à la boussole de la justesse, à la série progressive : spéculons sur une série de 3 situations de 1 aine, savoir : une situation moyenne et deux extrêmes, qui doivent être en contact.

La situation moyenne sera l'état de veille, l'existence pleine où le corps opère combinément avec 1 ame : c'est le mode composé.

La situation extrême inférieure sera l'état de sommeil, vie faussée, mode simple, état ou le corps ne s'associe pas aux volontés de 1 ame.

L'extrême supérieur sera la vie ultra-mondaine et surcomposée, dont il s'agit de déterminer les facultés.

Précisons la différence entre ces 3 situations de 1 ame : Etat simpli et infra-mondain, le sommeil.

Etal composé ou mondain, la veille.

Etat surcomposé ou supra-mondain, la vie future dans laquelle nos Ames prendront des corps plus parfaits. Nos corps actuels sont terre- \< m i kjx, formés des deux éléments grossiers qu'on nomme terre et eau ; les corps de nos âmes dans l'autre vie, seront etheb-AROXAUX, formés de deux éléments subtils nommés air et arôme.

Selon la règle du contact des extrêmes, les deux existences extrême-, dites infra-mondaine et supra-mondaine , doivent être en rapport : la plus basse doit donner des images de la plus élevée; en effet le sommeil peut, chez certains sujets et dans certains cas, initier l'homme aux facultés sensuelles des supramondains. On en voit la preuve par les somnambules artificiels, ou magnétisés, et par les somnambules naturels ; l'un et l'autre état donnent à l'homme des sens ultra-humains, comme la faculté de lire un écrit malgré l'interposition d'un corps opaque, de voir ce qui ce passe à de grandes distances, en lieu fermé où l'œil ne pourrait pas atteindre. Ces somnambules ont donc les facultés visuelles des ultra-mondains; ils sont en contact avec, le terme supérieur de la série d'existence dont ils forment le terme inférieur. Ainsi l'exige la loi de diffraction, étendue à toute la nature.

Four donner du poids à cette explication, il faudrait que le lecteur connût les contacts d'extrêmes, qu'on trouve par centaines, et dont on n'a jamais fait aucun tableau. J'en ai décrit deux au chap. LV, en traitant du faux sucre et de l'esclavage. Une collection imprimée, d'un millier de ces contacts d'extrêmes, convaincrait que ce contact, nommé diffraction, est loi fondamentale dans l'ordre de la nature, et qu'elle doit s'appliquer à la théorie de l'immortalité, en former une des brandi I

En théorie de l'immortalité, il faut bien parler de la mort qui est le point de passage, el parler des emblèmes de la mort qui SOût les plus répugnants de toute l'analogie. Les lecteurs français seraient déraisonnables sur ce point ; ils ne veulent que des tableaux agréables : cela m'oblige a supprimer la plus palpable des preuves de l'immortalité qu'on puisse tirer du corps humain et de BOn mécanisn l

Quant à la preuve citée, celle du magnétisme, on peut trancher SUf le débat qui axiale a Ml égtfd. Les médecins allemands ont pleinement raison d'y croire, malgré le scepticisme de la fa-

Page 1