CHAPITRE
Fonction! sociale» dei Petttai Bandes. Erreur bi-con mr le
nie féminin.
liions-nous ici a la loi des contre-poids, tant prônée la philosophie moderne.
, équilibre passionnel, il faut mettre enjeu les cou-
: c'est de leur opposition et de leur rivalité que
ti lit l'action unitaire. Il faut donc ah I fc OtUifi dei fonc-
lion, qni, opposées ft celles de V Argot* tendent pourtant au môme but.
s Petites Hordes uiaiobent an beau par la roui.'
du lion :
I es Petites Bandes marchent an bon p»r la route du beau.
< e sera une thèse à reproduire I la fia da ne ohaniiïe qui en contient 1 1 démonstration.
I Mi i - les l'eti«e> Bordes sont distinguées par les téttus et le di snl cnâsjne . plus I « corporation rivale doit
réunir de titres pour entrer en balance dans l'opinion. C'est un beau problème d'équilibre moral : quels moyens les Petites Bandes pourront-elles mettre en usage pour égaler à peu de chose près le relief de leurs concurrents, illustrés par un zèle religieux pour toutes les fonctions répugnantes?
En principe, il faut spéculer ici sur les passions du sexe féminin , puisqu'il reste chargé de la lutte : les Petites Hordes ont enrôlé majorité des lycéens et gymnasiens ; il reste aux Petites Bandes une majorité de 2/3 en filles, et seulement 1/3 en garçons : c'est donc sur le goût dominant des filles qu'il faut spéculer , et ce goût est évidemment celui de la Parure.
Eh! comment puiser dans cette source de vices les moyens de contre-balancer des vertus colossales comme le dévouement des Hordes? un moraliste va prononcer que ce goût de la parure ne peut être qu'une voie de corruption : répondons-lui par l'adage vulgaire '.jamais mauvais ouvrier n'a su trouver bon outil. Ce goût de futilité, de colifichets , qui s'exerce aujourd'hui si sottement sur des poupées, va devenir un second palla dium de bonheur social.
Méthodiquement parlant, il faudrait établir que le goût de la parure devient germe d'enrichissement universel , pourvu qu'on sache l'élever du mode simple au composé, de l'exercice individuel au collectif. Ces discussions théoriques nous entraîneraient trop loin; elles déplairaient, de plus, au sexe qui est l'objet de cet article : abrégeons. et décrivons les fonctions des Petites Bindes.
EUe sont conservatrices du charme social ; poste moins
h rillant , >i l'on veut , que celui de soutiens de l'honneui
il , affecte aux Petites Hordes: on va voir cependant
I7«» ASSOCIATION COMPOSl'.i .
(juc le rôde de la Ciii\ mi au 0*681 guère moins précieux que celui de l'Argot; et en mettant à profil chez les jeunes lilles leur manie de parure, nous allons en obtenir un quadrille de merveilles qui seront : ! . Leraffinetnentinduitrùl, 5. U instruction compot ^. Lerignt du bon goût. \. L'amitié composa X Le ton unitaire.
De la réunion de ces divers biens se composera h Charme social, <>u enthousiasme delà Phalange pour elle-même el pourses travaux, et affection de tout ètraogei qui l'aura fréquentée. On jugera de ces effets après l'exposé des fonctions
J'ai dit (155) que les Petites Bandes ont la baute police du règne végétal. Celui qui casse une branche d'arbre , qui cueille fleur ou fruit sans besoin, qui foule une plant»' par négligence , est traduit au sénat de la Chevalerie, qui juge en vertu d'un code pénal appliqué à ce genre de délits, comme le divan de l'Argot en police de règne animal.
Comme héroïnes du hon goût et du raffinement industriel, tutrices du régne Végétal , «'Iles protégeai spé étalement les fleurs, qui sont objel de charme ei de raffinement. Elles ont pour le parterre la même sollicitude que l'Argot pour les grands chemins. Elles sont Qorimai chargées des expositions de fleurs , soîl aux autels . soil aux salles publiques.
I e penchant \,\ exciter l.i critique de nos rigorîsti I
qui déclareront «pi«' les fleurs sont inutiles. Erreur des •( lu - grossières I ( l'es! par la passion des fleurs que la nature reul attirer le sexe féminin i la culture, car on p isse bien vite «lu parterre au verger, au potager, I la serre. Mais en début . la culture «les fleurs eal une excellente
voie d'instruction et de raffinement agricole chez l'enfance féminine.
C'est pour en venir à ce l>ut, qu'on excitera les Petites Dandes à considérer la perfection des fleurs comme point d'honneur pour la corporation, affecter des prix à cette culture , et établir dans chaque Phalange une académie de jeux floraux composés. Ils ne sont que simples à Toulouse , où on récompense la culture des fleurs de l'esprit.
L'Harmonie, dans son système d'éducation, encouragera la fleur des parterres comme celle des écoles, persuadée que tout est lié dans le plan de la nature ; que si on ne sait pas utiliser le goût des fleurs visuelles , transformer cette passion en amorce agricole , on ne saura pas utiliser les fleurs du bel esprit, faire naître le goût des bonnes choses du goût des belles choses.
>ous obtiendrons ce résultat d'une compagnie enfantine affectée à la parure collective et non pas individuelle. Son penchant au luxe collectif, encouragé d'abord sur les choses qui nous semblent frivoles, comme les vêtements et les fleurs, s'étend bientôt aux beaux-arts , et par suite , aux sciences et aux fabriques ( instruction composée, le bon et le beau ).
L'effet du régime sériaire étant délier tous les travaux, engrener leurs relations de telle manière que l'un conduise a l'autre, peu importe qu'une portion de l'enfance affectionne ceux qu'on appelle frivoles ; ils achemineront aux utiles.
Pour développer en plein le génie « industriel, > il est lire qu'une portion de l'enfance opère >ur la branche des arts, do laie de décor et d'apparat. ( \riior le charme et accroître les véhicules indus i
] 78 \-son\Tio* composi
Les Petite! Band - - ssiennent donc pour l'ornement du canton entier; et comme conservatrices du iharme social, da bon Lroùt , da ton unitaire, elles exercent lés fonctions des académies Française et dtlla Iles ont la censure du mauvais lai - t de la prononciation vicieuse.
On considère en Harmonie comme luxe unitaire, la pureté de lai Bl BUT Ce point, chaqœ cbe\abere U6S
Petites B ndes a le droit d'agir comme la refende* d'Athènes qui badina Tbéophraste sur une locution défectui use. Le sénat de la chevalerie a non-seulement la police du langage parmi les entants, mai- le droit de censure èpbtolaire sur les père- mêmes : il di liste des fautes de grammaire el de prononciation commises habituellement par un sociétaire al lui en envoie sopie signée de la aènatrice présidente et de la chai liére, avec invitation à s'en corriger.
Auront-elles fait des études suffisantes pour Bit i ■ne critique si difficile^ v - doute; On ne leur accordera ce droit que pour éviter à l'élude. 11 faut un stimulant
dans tout travail : or, le droit de critique et les | rp&rativei sont déjà double stimulant.
I e reliefd a .ire poui
attirer à la chevalerie les petits g n «os de* iractère studieui . el eonUre-balancer l'influence du corps de l'Ai -
Ce lustre littéraire et celle police du bon loi rde>
a la ùVoTalerir nffrenl encore l'avantage de bure n
tour-propre corporatif, et par mite l'uuTri rosi ' • celle mu s'étend à la masse. EHe esl IréSHnconnue
en civilisation, Ouïes femmes dédaignent communément
leur sexe i ne connaissent (pie Famitié simple ou individuelle , son! pétri-- d'égolsme dan- leur ostentation! ne
faisant cas d'un colifichet qu'autant que des voisines pauvres en sont privées.
Les Petites Bandes sont ennemies de cette vanité antisociale : stimulées par les grands exemples de vertu et de charité que donnent les petites Hordes, elles ont à cœur de les égaler en ce qui est de compétence de la chevalerie. Elles ne s'occupent de parure qu'en sens collectif , et sous le rapport du lustre général de la Phalange. Une aspirante fortunée fera, lors de son admission, présent d'un ornement quelconque à son escouade, et à l'escadron entier si ses moyens le lui permettent. Elle serait méprisée , si on pouvait la suspecter d'égoïsme et d'esprit civilisé.
La chevalerie., à l'instar de l'Argot, a aussi des séances d'initiative honorifique (loi). Chaque fois qu'on prépare des travaux d'agrément, d'élégance , un ornement de Chœur ou de Série , pour le temple ou le sacerdoce , pour les Sérislères ou l'opéra, ce sont les Petites Bandes qui viennent y mettre la première main, fournir la séanee initiale, [ soit en projets et plans , ] soit en coulure , soit en intervention quelconque.
Elles paraissent peu à l'armée; elles ne s'y montrent qu'en acolytes des Petites Hordes, qui ont le priviléu* d'ouverture et de clôture des travaux de force , posant la clef d'une voûte comme elles ont posé la première pierre des fondements.
Toutefois l'armée étant fort attrayante pour les enfants , on y admet des détachements des Petites Bandes en partisans à la suite de l'Argot , qui en cette occasion leur concède le titre de loutoblcs allies de nousailles.
Si l'Harmonie, par certaines concessions honori6qa< sait encourager les IVtitesIIonles au\ tra\au\ répug
15804 IMION COMPOSKI..
il faut que j»ar d'autres prérogatives elle attire les Petites Bandes aux travaux ingénieux, surtout dans le> branches delà littérature, des arts et des fabrications minutiez ladite corporation étant féminine en majorité, doit , mIoo Ire de la nature, se passionner pour toutes I» B fonctions iirit ou de corps qui n'exigent pas de force physique
D'ailleurs, les études seront beaucoup plus facile-* Harmonie que dans l'étal actuel ; on en verra les preuve* au chapitre du corps sybillin et de ses méthodes unitaires, auxquelles il faut ajouter deui autres avant i
;i\ des rivalités de Série et de l'analogie universelle
Quoique cette dernière théorie ne puisse pas être enseignée aux enfaots, on peut leur en communiquer certains fragments qui s'adapteront aux ouvi Henien t, lins destinés à l'enfance.
Par exemple, en donnant à un enfant leçon de grammaire générale, on lui fait remarquer l'analogie
•le- 32 lettres d'Alphabet unitaire et des pivots;
ive< les 52 chœurs de la Phalange et leur- pivots;
avec les 32 dents. . . . et l'os hyoïde leur pivot,
avec les 32 planètes «le gamme, et le soleil leur pivot.
Ces r.ippnru, sans eng igcr dans les analogies «l'amour et defamîlisme, élèvent déjà l'enfant aux idées d'unité de
l'univers . facilitent sa mémoire et acceb rent pois
samment l'instruction. Ils <>m le prêcii ux avantage délier ei engrener les études, entraîner l'enfant de l'une à
l'autre; ce qui n'a pas lieu dan- le mode actuel d'enseignement, ou régne une incohérence lâcheuse entre les
On peut mil • \ ir l'erreur annoncée sur le génie
féminin , trés-faussement jugé par dos analystes, qui
n'ont SU apprécier ni la femme ni l'enl
ils ont commis quadruple erreur quant à la convenance des femmes avec l'éude. Ils ont d'abord négligé le principe de parure composée, interne et externe.
1°. Pour le composé interne ou parure du corps étrangère à celle des vêtements, je renvoie au chapitre (3e. qui traite de la gymnastique intégrale.
2°. La parure composée externe suppose l'ornement du corps et de l'esprit, leur culture simultanée, c'est-àdire qu'on doit non-seulement encourager chez les femmes ce goût à la parure ; mais il faut trouver moyen de le faire coopérer à l'ornement de l'esprit, en l'alliant a la culture des sciences et des arts; et sous le titre de luxe unitaire composé, mener de front les deux parures du corps et de l'esprit.
À ces deux omissions ajoutons-en deux autres :
3°. Ils ont ignoré que ce luxe unitaire doit être collectif et non individuel; qu'il ne peut produire d'heureux effets que par application à des masses formées de diverses classes de fortune corporativement liguées.
4°. Enfin , cet essor féminin, avec les trois conditions précitées, serait encore dépourvu d'activité, s'il n'était aiguisé par la rivalité masculine.
Ces quatre clauses une fois observées, les femmes brilleront dans tous les arts, dans toutes les éludes que la philosophie veut leur interdire. Le véritable germe de ce perfectionnement féminin se trouve dans le goût de la parure, qui est le stimulant à toutes les opérations de luxe collectif, ou elles excelleront dans les Séries.
L'erreur commise à l'égard du génie féminin est donc
. ou formée de quadruple ignorance eu analyse
• le la nature des Femmes et de leur destination
île.
182 ASSOCIATION COUPOSJ
Ain^i sera confondue celle outrageante et randalique philosophie qui . arec ses i mr la propagation
des lumières , reul condamner à l'ignorance bm moitié du genre Domain , eu réduisant les femmes à s'hél dans les travaux du ménage ou leurs facultés naturelles ne peurenl prendre que peu oa point d'essor.
On pi'iit remarquer ici double bizarrerie : l'une , qm -(Hit les soi-disant propagateurs des lumières , les phiphes, qui se montrent les plus actifs à étouffer 1« génie d'une moitié du monde social; et l'autre que la nation qui se dit la plus courtoise, la plus galante . est celle qui manifeste le plus de jalousie du mérite des (emmes, celle (jui esl le plus unanime à les éloigner des fonctions publiques, notamment du trône, et ,i les dégrader jusque
*ur le^ théâtres, OU l'on voue au ridicule tout penchant
des femmes a s'illustrer | royea la note <. , pag. 186). Spéculant en sens contraire , l'Harmonie veut (aire du
lOXe féminin le < <>\ i m -i mns et non pas le tu.it du
masculin: cette balance esl établie chea l'enfance même, entremise des Petites Band< s.
Pour juger du prîi de leur rivalité , il faut se rappeler que le mécanisme d'une Série industrielle ne se raffine el
outienl que par la distinction minutieux' des goût! v$pè\ - , mmimUéê (III, 593 .
pour babituer de bonne heure le jeune ag es distinctions et olassements de nuances passionnelles, il faul entremettre oeui des enfants qui ont du goût pour les travaux minutieui , comme celui des colifichets . el pliqoer a chaque branche d'industrie cette échelle graduée de nuances qui est m de perfectionnement industriel.
on trouve peu chei les enfants mâles cette manie mi
nutieuse. En général, les petits garçons inclinent au genre turbulent, fougueux ; ils sont mieux à leur place dans les Petites Hordes, et les filles en bas-âge sont plus convenables aux rivalités de Série, où il faut être épilogueur sur les nuances et les bagatelles , comme le sont les femmes adonnées à la parure. Elles voient [ comme les littérateurs et les peintres] des imperfections, des effets choquants là où un homme [ordinaire] n'apercevra aucun défaut ; et puisque la nature a placé ce goût chez les jeunes filles en bas-âge, il faut l'y développer, l'y utiliser.
Tel est l'emploi des Petites Bandes : elles sont la cheville ouvrière de chaque Série pass. , par leur aptitude aux scissions sur les nuances de goût , qualité où ne peuvent briller que les enfants qui ont la manie de la parure , et par suite le discernement des finesses de l'ail en diverses branches d'industrie.
C'est aux Petites Bandes à répandre chez l'enfance entière ce goût des raffinements gradués et contrastés, sans lequel on en resterait aux degrés inférieurs dans les travaux comme dans les arts et le charme industriel. Or, s'il faut que la Phalange soit enthousiaste d'elle-même , de ses propres travaux, elle doit ménager comme ressort puissant, les objets de charme, tels que (leurs et parures , considérer leur soin comme acheminement des belles choses aux bonnes, des arts aux sciences : j'ai établi ce principe au chapitre de l'opéra (75).
Pour conclure sur les deux corporations de l'Argot et de la Chevalerie, sur la balance de leurs services et l'équilibre qu'ils établiront en industrie générale , disons que les Petites Hordes opèrent en négatif autant que les Petites Bandes en positif. Car les premières fout disparaître l'obstacle qui s'opposerait à l'Harmonie; elles dé
I s i SSOCIATIOH COHPOftÉl .
Iruisent les germes d'ooe discorde, d'un i -prit de caste, j qui naîtrait des travaui répugnants. Les secondes créent le ch irme par leur aptitude i organiser les scissions nuani 6es r[ l'émulation industrielle. Toutes deux sont éminemment utiles : point d'équilibre Bans forces opposa
Au>>i l'éducation barmonieune , en phase ultérieure , puise-L-elle ses moyens d'équilibre dans les deux goûts opposés, celui de la saleté et celui de l'élég n e, tous <l<iu\ condamnés par no> sophistes en éducation. Les bonnes gens! ont-Us une ombre de connaissances en équilibre passionnel? S'ils en avaient quelque teinture, auraient-ils tardé .1 reconnaître que chacune des passions dans l'ordre civilisé est en fausse position, opérant sciemment contre ici propres intérêts, comme l'oiseau qui se précipite dans la gueule du serpent, ou comme la diplomatie en ropéenne qui se jette aux genoui des Turcs 1 \ r i 1 1822 . et la marine chrétienne qui construit pour les Barbaresques I M 0 temporal O perfectibilité civilisée J
Dien n'a créé aucune passion sans lui ménager des contre-poids el moyens d'équilibre. J'ai défini succinctement leur effet sur l'éducation ultérieure, en disant I 176 que
l rs Petites Hordes marchent au beem par 1 1 roui*
<]u bûfi .
Les Petites Bandes marchent au ban peur U du
Cette action contrastée est loi universelle de la m lare. Oo ne trouve dans toul son système que « contrepoids » de forces par mouvement direct el inverse, par vibration ascendante et descendante, mode réfracti réflecté, majeur el mineur, foi Iripéte el centri-
-1 p irtoul le t invei te
principe absolument inconnu dans l'institution civilisée qui , toujours « simple en méthode » veut diriger les élèves en marche simple, et pourtant les assujettir à différentes morales selon les castes, à différents systèmes selon les changements de ministère, les éleveraujourd'hui selon Brulus, et demain selon César.
Loin de ces versalités périodiques et de ce régime soumode, l'Harmonie emploie la direction contrastée ou dualisée, et de plus la méthode septénaire en enseignement (chap. du corps syhillin). Qu'imporle la voie préférée par l'enfant , pourvu qu'à l'âge de 19 à 20 ans, où l'éducation harmonienne est terminée, toute la jeunesse d'un et d'autre sexe ait réussi du plus au moins à exercer sur le beau et le bon, sur l'utile et l'agréable ; succès impossible à l'institution actuelle ? En subordonnant la masse entière à un système solimode, elle échoue nécessairement sur une moitié qui refuse l'instruction, et par suite sur l'autre moitié qui , dépourvue de concurrence , ne doit avancer qu'à pas de tortue , comparativement au progrès qu'elle eut fait à l'aide de la méthode naturelle.
Entre-temps , le lecteur aura tiré grand fruit du parallèle de ces deux corporations enfantines, Argot et Chevalerie , s'il a réussi à comprendre et graver dans sa mémoire le théorème suivant :
Qu'en éducation harmonienne ou équilibrée le système, pour être unitaire, doit être compose et bi-composé dans sa marche; qu'il doit tendre à la fois au bon et u bbau, mais par des méthodes contrastées, concurremment employées , et laissées au libre choix de l'enfant, au
I de /Attraction.
Que toute dérogation à ce principe cause chez l enfand engorgemeni passionne] : d'où il résulte yu'
I 86 kSèOCl M ION COMPOSl
heu <i arriver au l>\< n compote par essor et contre essor K'.', . elle n'arrive au au mal composé par non cnor et fnu r. ; Ibid.)
Doctrine bien neure et bien incompatible avec l'esprit philosophique, lotit encroûte de simplisme et toujours antipathique avec la nature , en éducation comme en toute branche de l'art social.
I l pour établir ce principe en mode composé on unitaire, étendons-le du passionnel an matériel, par une digression qui sera le complément dn cadre d'éducation ultérieure.
NOTE <. sur la Coim det Philosophé* t des
Françaù pour avilir l Sea> féminin.
Ce ne sera pas trop d'une not> tte ligue malicieuse qui
pourrait fournir le sujet d'un ample chapitre. Je ne sais sur quoi m fonde U prétention des Français au renom : euple galant ; elle me paraît an»i dénuée de sens que les titres
de ll'lb- 1 rant '<, ■ N f //'o/i. Mais > mtes
grandeurs de U Fiance ; il en sera parlé à II terlogue.
D ob vient que les Frai de changer de loil et de
constitutions comme de parures , n'ont jamais été fidèles qu'à une seule loi , celle qui enlevé le sceptre aux femmes ? Le Loi Salique i est maintenue sous toutes les dynasties. Rien de pi u constant , de pins unanime que le> Français, quand il s'agit de ri . par le lut. ce sexequ'ftj feignent oTindesnmeer en fo
S.USSI i il pas de nation où K's femmes soient mieux dn|
par les Amants, mieux m\ Milices en prom l.u^
s tes, mieux dél ûssées lorsqu'elle! soni enceintes , enfin mieux oubliées quand lai tac un tel caractère, les Fran-
■•■ disent • tlanti ' Ib ne sont qo< - en imonr,
'",n • i (faction, bien tromp on ipi
Aucune nation n'a plus dillime, SOI la Scène les feu ont
le go ut (le l'étude. Est-ce connaître la nature? Les femmes ne seraient-elles pas destinées a être , dans la littérature et les arts , ce qu'elles ont été sur les trônes, oîi on a toujours vu, depuis Sémiramis jusqu'à Catherine, s^pt grandes reines pour une médiocre, tandis qu'on voit constamment sept rois médiocres pour un grand roi9
Il en sera de même dans la littérature et les arts : le sexe féminin y envahira les palmes , quand l'éducation harmonienne l'aura rendu a sa nature , étouffée par un système social qui absorbe les femmes dans les fonctions compliquées de nos ménages morcelés.
Je ne conteste pas que, dans l'état actuel , il ne soit nécessaire d'amortir chez les femmes le penchant a la gloire, l'inclination aux grandes choses , la convoitise des dignités. Une femme civilisée n'étant destinée qu'à soigner le pot au feu et ressarcir les culottes d'un époux , il est bien force que l'éducation lui rapetisse l'esprit , et la dispose au subalterne emploi d'écumer le pot et ressarcir les vieilles culottes. Ainsi , pour disposer l'esclave à l'abrutissement , on lui interdit les éludes qui lui feraient apprécier son abjecte condition : en outre , on lui défend les vertus, selon Aristotc, qui ne voit pas qu'aucune vertu puisse convenir à un esclave. Il est une foule de vertus que la philosophie ne juge pas convenables au sexe.
Un mari opposera les besoins de son ménage, la nécessité de fixer l'épouse aux soins domestiques , tandis que l'époux vaque aux affaires extérieures.
De tels arguments ne sont pas applicables à l'état sociétaire , où le ménage simplifié par la combinaison générale des travaux, n'emploie guère qu'un 8e. des femmes qu'il absorbe aujourd'hui. On pourra donc cesser d'avilir ce sexe par une éducation servile; on pourra inspirer aux jeunes filles le désir d'une gloire qui scia voie de fortune et d'illustration a la fois , car elles participeront aux magnifiques récompenses que l'Harmonie décerne aux sciences ci .ui\ arts ( Enterai. , II, 568) ; et les pères mùncs, qui connt le prix de l'argent, exciteront leur fille à courir celle carrière de bénéfices à millions, qu'on ne trouverait pas dans l'art dèeumer In pot et ressarcir 1rs vieilles culoti iê,
D'ailleurs , si la rivalité des sexes (4'. condition) est bien
iSS associai KM COHMMJ
établie , les Sëri - féminines voudront, dans chacune de leurs fonctions, posséder les connaissances nécessaires; joindre la théorie à la pratique, même dam les ouvrages de pot et de cure. S'agilil de buanderie ? elles voudront que leur présidente ou autre oflicaère connaisse chimiquement la qualité des savon- el leasifca, leurs effet! dans le blanchiment : Is Série se croirait dégradée si clic était exposées mal opérer faute de ces notions , et obligée d'appeler des hommes chaque fois qu'il faudrait en disserter.
Le sexe masculin envahit p irai nous tous les travaux des femmes, et leur enlève jusqu'à la couture. Cette monstruosité
i a quand le libre essor d'Attraction aura ramené chaque a ses emploie naturels. On verra tomber a plat tous ces préjuges tur l'incapacité des femmes, et dans les écoles minimes d'Harmonie , on verra les filles en plus grande alllucnce que les gan;ons.
S'il était vrai, d'après l'autorité de Mahomet et J.-J. Rousseau, que la femme ne fui destinée qu'aux plaisirs de l'homme ou au .service du pot au feu, la loi de contraste émulatif, hase du système d'équilibre passionnel , serait donc méconnue en relations domestiques et en éducation! Sur quoi s'établirait la rivalité, si les g il ODI ne se voyaient pa*, à eg dite' d'âge, surpassés par les filles dans diverses carrières, beaux-arta et autres? On n'obtiendrait 1 i lexe masculin la politesse . la déférence pour les femmes Il sera nécessaire qu'elle règne déjà chez, une moitié de l entanec, afin de lui donner le change mit les motifs de cette courtoisie qu'elle vu i générale chez, les adolescents.
Loi I- mines devront mériter Cette considération dè> le
parmi mente constaté. Eh! dans quel genre de lupériorité? Dans l'art d'écumer l§ j>ot ! Ce sera en Harmonie Is lâche de
plutôt que d'enfants. Il faudra beaucoup de force ( I
rtencepoui soigner les grandes bassines d'Harmonie, contenant
chacune au moins un quintal de bœuf. Les jeune*- filles pourront
tout au plus l'occuper d , oh leroul lilbs
lins, qui exigeront des cuisinières fort exercées ; mais il faudra dei hommes pour les bassines de ten et mues
|> ,y poul -
1/ infance féminine II ans ne bornera doue pis .on
bition .m philosophi |ue talent d< millir /<• pot : les jeunes
chevalières, loin de négliger ce travail, sauront faire de meilleurs potagesquc ceux des perfectibiliseurs de Paris; mais elles tireront leur lustre spécial de la culture des arts et des sciences, qu'elle.» sauront allier de bonne heure avec les travaux minutieux de la culture, des fabriques , et du pot au feu , puisque pot il y a.
Sans ce contraste de mérite entre les filles et garçons en basâge , il n'existerait pas de contre- poids à la rudesse naturelle du sexe mâle , au penchant des petits garçons a mépriser l'autre sexe. Les filles seraient pleinement découragées, et les garçons sans émulation , si l'on ne ménageait pas à chaque sexe en basâge , des carrières d'illustration spéciale et des titres au respect de l'autre.
Cette concurrence est la véritable destination du sexe féminin. Le tableau des Petites Bandes est l'horoscope de son lustre futur, et du rôle important qu'il jouera dès l'enfance, quand il sera rendu à la nature. Je ne parle pas encore de son rôle dans l'âge adulte , mais seulement de ses relations.
Loin de soupçonner que les femmes fussent réservées à briller dès le jeune âge dans l'industrie , les arts, les sciences et les vertus sociales , on ne sait que les disposer a subir le joug marital d'un inconnu qui les marchandera. J'admets que l'ordre civilisé ait besoin de cette abjecte politique; il n'est pas moins certain que les philosophes et les Français s'y prêtent d'intention , et y coopèrent plus malicieusement que d'autres par les sophismes qu'ils prodiguent pour détourner les femmes du chemin de la gloire, les en exclure de vive force.
Dans l'enfance on en fait des esclaves moraux ; dans L'adolescence on les pousse a l'intrigue, au sot orgueil, en ne cessant de leur vanter le pouvoir passager de leurs charmes : on les excite a l'astuce , au talent d'asservir l'homme ; on vante leur frivolité, en disant avec Diderot, que, pour leur écrire, il faut ■ tremper sa plume dans l arc-e?i-ciel , et saupoudrer arec la poussière des ailes du papillon. »
Ouel est le fruit de ces fadeurs d'arc-cn-ciel et de papillon ? Les deux sexes en sont dupes; car ri on ne découvre pas la destinée sociale des femmes , on manque par contrecoup celle îlehomme.-. Si l'issue de civilisation est fermée à l'un des sexes . cil-
190 \Wm IaTIÛN COMPOSl.» .
l'est également à l'autre. Or , il était trots i>sncs à découvrir par calculs de politique sociale féminine : voyez II. i ;-J , les n ■. 5. 7, 9, du tableau.
Eu rendant ici justice an sac faible , je ne songe nullement à quêter son suffrage. On ne gagne rien a prôner un esclave : il ne considère que ceux qui le maîtrisent; et tel c>t le caractère do femme* civilisées , ^différentes surjetai ai ment, n'es-
timant que l'art de tromper le sexe qui les opprime , et les confine aux travaux du ménage.
Les I urcsi ignent aux femmes qu'elles n'ont point et ne sont pas dignes d'entrer en paradis, Les Français leui persuadent qu'elles n'ont point de génie , et ne sonl p i> biles poui prétendre aux fonctions éminenles , aux palmes scientifi qu
C'est la même doctrine, >auf ladilVeiencc des formes , grossières en Orient , polie» en Occident , et s'afïublant chez nous do galanterie pour masquer régnï«me du sexe fort , son monopole de génie et de pouvoir, pour le bien duquel il faut î
leur persuader que la nature veut I aux
fonctions subalternes du ménage, fonctions auxquelles suffira fance dans l'état sociétaire.
Le» S S il pas des êcnmeuses dépôt,
non plus que les Elisabeth et les Catherine. Voila les (ci qui on peut entrevoir la destination du leiC faible , et la concurrence du génie qu'il exercera avec plein s des qu il rendu a sa natuic , qui est, non pas de si:r\ ir, mais de rivai l'homme; non pi- de I Liles culottes des philo-
<ophcs , mu» de confondre en Harmonie sociétaire leur
bouquins , prêchant le morcellement industriel et I lissement des femm P nm pi ii de ce raa il de fadaû sxc qu'ils
jugent bon qu'à reumer U pot. . dans l'Harmonie, qu'on
doit Irur n rs-r comm ■ ■) DOM .l'.rui i , l' pot sur la f pour avoir m. nique 5000 ans l'étude de l'homme, per
\erti la femme , entravé <t I ;ifaut,et finalement, boule-
refsë le naondi cial par des risiooi de liberté qui n'aboutis
qu'a opprimer le M M fi ::iinm tout entier , et l'immense majorité du m isculin.