‹ Œuvres complètesChapitre 43 sur 276 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Application à l'équilibre matériel par la gymnastique intégrale.

On pourra me reprocher d'avoir donné peu de détails au matériel de l'éducation, à certaines branches qui touchent de près à la santé de l'élève, entre autres à la gymnastique, oubli qui serait d'autant plus bizarre que je donne à l'une des tribus (12 à 15 12 ans) le nom de uvmnasiens.

Ce n'est point omission. J'ai môme posé à cet égard la base de l'édifice (9) en assignant a un bambin sept conditions de gymnastique intégrale pour obtenir l'admission aux chérubins, et en stipulant (9) que ces épreuves seront plus sévères et plus nombreuses à mesure que l'enfant Voudra s'élever de tribu en tribu.

Les explications sur ce sujet nous auraient entraîne trop loin : notre objet principal , dans cet ouvrage , est l'équilibre passionnel dont les règles sont tout-à-fait inconnues; tandis que, sur le matériel, on a des vues assez saines; beaucoup de préjugés, à la vérité , mais sans prétention, sans morgue scientifique. Dès qu'il s'agit de perfectionnement matériel des corps et de la santé, chacun prête l'oreille et reconnaît sans peine les lacunes de la science hygiénique et de la gymnastique, le défaut de contre-poids au\ passions, et aux excès qu'elles provoquent dans l'usage des sens.

Dès lors je n'ai pas dû m'inquiéter de convertir Ie> lecteurs sur un point où ils sentent leur insuffisance. J'ai dirigé l'attaque >ur le côté où domine l'orgueil , sur le passionnel , chapitre si embrouille par nos prétendus

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èquilibristres , qui, nu vice de contrariété arec l'expérience, ajoutent le tort d'un obscurantisme intraitable,

se refusant à admettre en mécanisme social l'intervention de Dieu, c'est-à-dire la synthèse de l'AUraclion, interprèle des volontés de Dieu près de l'univers.

J'ai du, avant tout, exposer les vues de l'Attraction sur le- développements de l'Ame chez le jeune âge, et en déduire un théorème d'équilibre général en éducation

Les règles une fois déterminées pour le passionnel devront être les mêmes en matériel ; à défaut de quoi il n'y aurait pas unité de système dans l'Harmonie so- • ietaire.

Il ne nous restait que ce dogme .1 établir avant de traiter de l'éducation postérieure , qui sort du cadre des trois précédentes phases; car elle touche à l'âge de l'amour, passion étrangère à l'équilibre des cinq tribus impubères ,

1. Bambin$t -. Chêrubm$% 3. Séraphin* 4. Lycéens. .*>. Gy**na$iens,

En Complément du mécanisme social de CCS tribus, il faut appliquer à leur- exercices matériels les 1« »i> d'équilibre établies pour le passionnel.

Bnvisagean! la gymnastique selon les principe.-* établis I85)i nous conclurons qu'elle doil être bi-compos embrasser 2 tous les détails d'exercice corporel; évitei les lacunes risibles de l'éducation civilisée qui n'exerce l'homme que d'un bras et nullement des pieds, fort peu de«, jambes . excepté dans la classe «les danseurs de profession.

La gymnastique harmonienne devra donner I l'exei

de lous les membres une proportion < < instante , afin

d'éviter les disparates d'accroissement. D'ordinaire , la force et les sucs nourriciers se portent sur la partie exercée ; de là vient qu'on voit les danseuses musclées et bien moulées d'en bas , mais souvent grêles dans le haut du corps ; effet nécessaire d'une fonction exclusive qui n'exerce ni le buste ni les bras. Le contraire a lieu chez les boulangers qui ont le train d'en haut renforcé.

D'autres emplois exclusifs exténuent bientôt la partie fatiguée : par exemple, les vignerons cultivant des pentes ardues sont fatigués de l'arriére par la déclivité du terrain, et leur jambe reste grêle malgré la vigueur du corps. Même inconvénient affecte la cuisse des cavaliers. Toutes les fonctions civilisées lèsent quelques parties du corps, parce que toutes sont poussées à l'excès, qui sera inconnu dans les séries pass., exerçant par séances courtes et variées, développant successivement toutes les parties du corps sans en excéder aucune.

Cette graduation balancée ne pouvant avoir lieu que dans l'ordre sériaire , il est le seul dont on puisse espérer les fruits d'une gymnastique intégrale , adaptée sans lacune et sans excès a toutes les parties du corps. Ces fruits, nous le verrons à quelques lignes d'ici, ne se bornent pas à la vigueur et la dextérité : on en recueille bien d'autres avantages; mais achevons sur leur intégralité dont il est à propos de préciser les conditions.

C'est un phénomène, parmi nous, qu'un ambidextre ; tandis qu'un monodexlre , comme nous le sommes tous , passerait en Harmonie pour un estropié; et l'on jugerait bi-estropiô celui qui, comme nous, ne ferait aucun usa-c des doigts de pied.

Loto de réduire ses pieds à l'état de moignons sans industrie, un harmonien d'un ou d'autre sexe fait parada iv. 0

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des doiglt de pied comme de ceux de main, et leur procure par l'industrie un plein accroissement : un organiste en ostume d'étiquette étale des diamants [et manchettes iu\ pieds autant qu'aux mains , en faisant mouvoir des claviers de touches pédestres. Au reste, c'est un effet bien assorti à notre simplisme social , que «l'avoir >u rv «luire nos doigts à une seule gamme, quand DOUspouTons en avoir deux, et d'avoir réduit un de nos bras A demiforce par défaut d'exercice. N'est-ce pas opérer comme un instituteur qui ferait crever un œil et boucher deux oreilles à chaque enfant , pour l'élever à la perfectibilité perfectible ?

l.n service de pied et de talon, nous sommes fraimenl réduits à cet état ; nous employons le pied pour simple touche, notamment dans les pédales d'orgue et les mé tiers à fabrique d'étoffes. Un harmonien exécutera du talon loul service que nous faisons de la pointe du pied. Un i isseur ou organiste aura , dans ses deux jeui pédestres . les claviers garnis de pédales A l'arrière pour le jeu des filons, et de louches a l'avanl pour le jeu des doigts. i ne latte polie servira A promener et appuyer le pied; el

pour mettre en action tOUt OC mécanisme, l'ouvrier ou

aisie fera usage d'une chaise tournante en forme de selle : «est l'assiette \\ plus commode pour les développements combinés des l»r,is el des jambes.

Mats ce tr ivail Irés^ompliqoé n'occupe guère on Harmonie qu'une séance d'une heure; s'il fallait j raquer comme dos ouvriers . pendant des journées entières , les i oips su lieu d'\ trouver un salutaire exercice . ai raient bientôt exténués , comme certaines classes oTou niera de Lyon dont l'existence ne peu! guère s'étendre ■ pie jusqu'à l'âge de 50 ans.

L'orgue touche à quadruple jeu , tel que je viens de le décrire , est fort éloigné du rang d'exercice intégral ; quoiqu'il exige des mouvements de bras et de jambes , il n'exerce pas le tronc , et l'usage trop fréquent de cet instrument ou d'autres fonctions semblables ne porterait les sucs nourriciers que dans les membres. La gymnastique, pour être intégrale, devra être quaternaire et pivotale , mouvoir pleinement le tronc et les quatre leviers. Un bûcheron n'exerce que le haut du corps et les bras; il faudrait qu'après une séance de deux heures, il passât à une fonction qui mît en jeu les parties inférieures du corps, et que de variante en variante, le corps entier fût pleinement exercé au bout de la journée : tel est constamment l'effet des travaux harmonien* distribués par courtes séances de Série.

Cette intégralité habituelle de gymnastique, en la supposant soutenue et continue , depuis la basse enfance et dans tout le cours de la période d'accroissement, procurera aux Harmoniens un avantage bien inconnu ec trèsinespéré, qui est le retard de puberté. Un jeune habitant du 40e. degré, élevé selon cette méthode, ne sera pas pubère avant l'âge de 18 et même 19 à 20 ans; les filles en proportion. Retard bien précieux, et sans lequel les corps harmoniens ne pourraient pas, dans le bas âge, acquérir les forces nécessaires à fournir une carrière de \ \ \ ans, terme futur d'un homme sur douze.

Je désigne ici le 40e. degré en moyen terme, parce que d'autres incidents dont il n'est pas encore temps de donner connaissance, procureront aux harmoniens habitant l'équateur, plus de longévité qu'aux habitants du (>0P. degré. Bientôt sous les climats brûlants de Sénégal et de Ni- ^ritio , les corps humains surpasseront en blancheur ceiu

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d'Ecosse et de Suéde. Ces phénomènes de génération matérielle seront dus à la gymnastique intégrale cou. binée .ivre d'astres moyens.

Bornons-DOUS I traiter de celui qui est l'objet de chapitre*

I a précocité d'avènement m puberté n'est chez nous que l'eM'et d'une vicieuse distribution des Suides. Un membre non exercé ne prend ni accroissement ni \i mi m : el comme les corps civilisés ont toujours beaucoup de parties appauvries parée vicieux régime-, les motnosji riciers ne sont pas absorbés et distribués méthodiquement. Les fluides surabondants font de bonne lieunune éruption sur un point où ils auraient dû se porlei beaucoup plus tard , <'iU eussent été activement et continuemenl absorbés par une gymnastique intégrale, entretenue dés l'enfant

( )n pense généralement que la délicatesse de nourritun esi la vraie cause de celte puberté prénoce qu'on remarque chez le cl ISSe riche. ( )n cite c •diihiio preme le

qui souvent esi i peine nubile à 16 sus, tandis qu'on marie ; % rots I l » Leur accroissement esl terminé à is ans,

celui du villageois ne l'est pas à *2\ .

On commet sur ce point une erreur, qui est de prendre

i Mets de » HJI BB80H (164) pour effets d'i sson i > 1 1 ; 1 1 i .

. H n'est pas pressant d'édaireir ce problème qui m

i implique avec des questions non encore traitées. B

nons-nous à <1<^ indices de foui jugement , entre autres

I induction tirer de la nourriture délicate.

\u.iin monarque n'élève son fils au roi d'Aptctus;

tint s'en i uit : l'héritier du trône est - wreul nourri plus sobrement que le Bis d'un bourgeois le < impugue , dont

• lunents sont d'aussi bonne qualité que ceux d'un tiU

de prince moralement élevé. Cependant on ne voit pas que ces jeunes campagnards soient nubiles et en pleine puberté à 14 ans. Cette précocité se manifestera plus tôt chez un jeune bourgeois de la ville, parce qu'il prend moins d'exercice, ne vaque à aucun travail de force, et fait souvent des excès obligés, en occupations sédentaires d'école et d'étude.

C'est donc l'exercice, bien plus que la qualité des aliments, qui influe sur cette accélération de nubilité : elle s'opère sous l'équateur malgré la plus chétive nourriture, et par une autre cause, la dilatation des pores.

Voilà déjà des erreurs sur ce qui touche aux causes de nubilité précoce : j'en pourrais indiquer d'autres ; mais, je le répète, l'examen de ce sujet serait hors du cadre de cette section, et pouvait tout au plus trouver place dans la grande note E (Pivot inverse), qui n'était pas assez étendue pour entrer dans ces détails. Il suffît de dire provisoirement que le précieux effet de tardive puberté ne pourra être dû qu'à l'accroissement unitaire et proportionnel de toutes les parties du corps ; effet impossible à obtenir en régime civilisé, où on arrive constamment aux excès contraires.

In autre levier composé qui manque tout-à-fait dans l'éducation actuelle , c'est la gymnastique intégrale de l'âme, je veux dire, l'exercice proportionnel de toutes ses facultés, combiné avec l'essor permanent de l'Attraction, ou état de bonheur continu et de joie permanente.

Loin d'un tel contentement, l'enfant civilisé est accable d'ennui et de disgrâces. J'admets que le plus ou moins d'ennui n'influe pas sur son accroissement actuel , et même que l'ennui engraisse les sots, selon certain dicton; il

isa IATIO* i n'esl pas moins évident qpe l'ordre civilisé est Umtrè4ûl dépourvu de m levier eoapotè, de oe double stsufém dont il bol porter en compte 1rs influences, dans le bu mu elles m Dombineraîeol avec la gymnastique intéllee loi prêteraient noi dool nooa m mo

riant etiimer l'efficacité, laol que la théorie dea équilibrei p issionnela ne aéra paa complélemenl pubti<

i , . neuves ne font aocooe impression sur l'espril

do lecteur, si on n'insiste paa poor loi en bure wntir rimporUnce ; il est I propos de s'appesantir sur eelle-ci.

Il s'agit d'estimer l'iofloenee que peol exereer 101 le physique des enfanta el sur les déTeloppementa du corps nom un ,im intégral des facultés >t attraci

l des I dUi corps par l'i ^vmnastiqtu proportionm

i n siècle qui root en problème lf existence de l'âme . pool bien révoquer en doote les influences de l'âme soi i iveloppemenU do corps : A son septicisme, opposooi dea i iita

Il etl déjà plus qu'avéré qœ le ehagrin peol i lonet la mort -. ohaqoe jour on ed roil les preuves, i n refera de fortune, un «Ire.', de personne aimée, une disgrâce politique, lonl dea coupa de foudre qui par fois emportent celui qui en est (rapp

i m vérité non motos i ertaine, quoique les preuve* en

- ut plui esl qu'on meorl de nmc de

■ h i-Tiii I ei i- «tu ii ni\ de 1819 m ool rapporté In quatre exempt i, entre mires celui «l'un portefaix, i mm de loti rie . qoi à 1 m une Forte i aune . <t qui,

iiiiin, i rtii 1 1 iili' héa fers la halle aui blés, s'évanouit de joie, 1 1 importé chat lui plos mort que irvéeajl paa Boe jour» Ite bonne fortune.

J'ai conservé dans des manuscrits égarés les notes et époques de trois décès par violente sensation de joie, relatés en 1819 ou 1820.

Il est donc certain , quoique cet effet soit très-rare , que la joie influe sur le physique au môme degré que le chagrin , qu'elle peut de môme donner la mort. Il est vrai que la civilisation perfectihilisée causera cent mille morts de chagrin pour une mort de joie; qu'importe à la question? voilà le principe établi par des faits incontestables.

Si les deux impressions , joie et chagrin , peuvent causer la mort, elles peuvent, a plus forte raison, produire sur le physique de l'homme toute l'échelle d'effets intermédiaires; dépérissement gradué selon les doses de chagrin, et perfectionnement gradué selon les doses de joie ; effets qui influeront surtout dans le bas âge , époque du rapide accroissement.

En supposant donc une société (celle de 8e. période qui assurerait aux enfants la jouissance continue de ces deux sources de bien-ôtre spirituel , désigné plus haut sous le nom d'exercice intégral des facultés et attraction* de l'âme, il est certain que les moyens d'accroissement de l'enfant seraient non pas doubles, mais quadruples, puisque ceux du physique interviendraient en môme proportion par la gymnastique intégrale.

Quelles modifications ce régime de bien-ôtre physique et moral exercerait-il sur le corps humain? Je le sais en grand détail, mais c'est un nouveau monde en physiologie ; je me borne à le faire entrevoir, et baisser au même instant le rideau.

Docteurs en perfectibilité, que pensez-vous de ce que la nature a noirci la face de l'homme dans les régions le^

plus fécondes? l'astre qui donne les couleurs et le blaie

l^MI ASSOCIATION COMI'OSÙ

j toute II ii.iturr il ' i ri i prin m - <|ii«- Il cesjleof «lu deuil sur

la iront da roi de l.i Miore. I i de proscription

eai-îl bien le tort nllériear du genre humain '.' of la pesjplc • T.iii-il pas plus sensé que les académies . lorsqnl se repatfl de grossier oalures qui peignent le monde

.1 rebours (les lymln -, 11. ""> ? Combien la

pope tableaux est plus judicieuse que les

fleurs <jui chantent l.i perfectibilité, quand il esl <w dent que la inonde | » ! i % ^ î« j u« * ei moral est au plus prflsoad da l'abîme; que sa marche e>i rétrograde ai double *ens; déclia matériel des dimatores, foyei la grande noir \; dédia de mécaniqiia sociale, joyei les I lUeaanr, Il , 807, 210, sans qu'on puisse espérer ni cure ni p, il liant dans coite aifiKsatâ qui. par sa Umdamw <n quatrième plia-.', ne peul qu'empirer l'un et l'autre m si,

IOTA i

TRANS-LUDE. — Quadrille de Conflit en éduco

civilisée.

Par diversion , plaçons ici le tableau d'un équilibre à la mode civilisée : c'est tout à point un sujet d'entre acte, propre à confirmer que nos régénérateurs sont partout au superlatif de perfection idéale, et au superlatif de dépravation réelle.

(ht sait quelle est leur fécondité en illusions de balance et contre-poids; leur intelligence à nous donner,

En finance, des équilibres de colonnes de chiffres, à défaut de comptes exacts;

En constitution , des équilibres de droits et de pouroirs , à défaut de libertés réelles;

En économisme, des équilibres de balance commer-

■!>' , à défaut de richesse effective ;

En morale, des équilibres d'abstractions et de perfectibilités, à défaut de bonnes mœurs.

Leur talent est de même force en éducation , où nous pouvons analyser une quadruple collusion d'enseigne-

"(s dnergcnts, donnés au même élève. Le tableau ferait plaisant, si les résultats n'en étaient déphréUm Il va confondre le régime civilisé, en l'opposant à lui-

me.

Nos politiques, si exigeants sur l'unité d'action, n'ont pas observé que l'éducation civilisée , quel que soit le Iflli DM ulopté à l'égard d'un élève, entremet, pour l'endncirmrr, quatre agences héiérogéoefl en principes et en intérêt-; qu'elle- sont toutes quatre en conllit pour lui

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donner, daranl mm enfance, autant d'impulsions Lradictoires, lesquelles . s l'âge de pu)

i par nne impulsion pivotale qui esl l'esprit l'immoralité fardét el sotrtent affichée, anal] sons ce l'i/.irr»' mécanisi]

D'ordin lire , un enfanl «le la riass s. m |».i> ju ilre sortes d'éducation :

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