‹ Œuvres complètesChapitre 44 sur 276 · I . La Dogmatiq* ~. L I · texte numérisé non relu

I . La Dogmatiq* ~. L I

•2. La Cupû t. I l m ■ '.' ;

^ l.\ MoifDÂOn "i ABSORBA* 1 1 .

1". i Dogmatiqub, donnée ostensiblement parles

epteurs el professeurs, * j 1 1 i recommandenl le mépris

des richesses perfides et auti les rertus des

deui Brutus, l'un immolanl ses fils, l'autre immolant

ou bien les vertus des jeunes républicains de

- i te , inii , en tuant des ilotes I la chasse . rolanl leur

subsistance , exerc, iot I > pédérastie collective . prétudaienl

- patriotiques de l'âge mûr.

L'institution , A la i - b internes libé-

rales, quelques préceptes excellents, mais quinefoni

qu'eftleurei el glisser. Il arrive de cette bigarrure , que

renflant goûte et admet oe qu'il j a de plus dangereux,

epousse le peu qu'il j s de bon. La cause en

dans l nflil des i autres > impulsions « que nous allons

La Ci i ii'i "ii insoci île . donnée emenl pai

qui cnseignenl à l' enfanl que l'argent est le nerf de la guerre, et qu'il faut avant loul longei I - igner .lu quibus / l es pères n'osent p m

donner et tontes lettres cel odieux précepte; mais ih le prennent pour c inevas de leur doctrine . al disposent l'en! «ut à être for! accommodanl sur loutc chance de

bénéfice , à savoir façonner la morale aux convenances de l'intérêt , [accommoder avec le ciel. ]

N'est-ce pas là le thème des leçons paternelles, saut l'exception qui confirme la règle ? D'ailleurs, sur ce viceradical de l'éducation familiale, si quelques hommes probes font exception, leur nombre s'élèvc-t-il au 8e. ? Pas même au lGe. Rari fiantes in gurgite vasto.

5°. L'iN-suRCEME , donnée cabalistiquemenl par les camarades qui , dans leur ligue turbulente contre le^ pédants et les pères , ont pour règle de faire tout le contraire de ce qu'on leur ordonne; railler la morale et les moralistes; briser, quereller, piller dès qu'ils ont un instant de liberté ; se venger de la soumission forcée par la rébellion secrète et la dissimulation concertée; ériger l'esprit de révolte en point d'honneur, par dédain et sévices envers ceux qui favorisent l'autorité régentale.

4°. L'évASiVE, donnée furtivement par les valets qui aident l'enfant a échapper au joug, le flagornent, le régalent en secret de friandises volées , pour se faire prôner auprès des pères. Ils le soutiennent et le conseillent dans toutes les menées tendant a l'affranchir des entraves morales : aussi l'enfant riche regarde-t-il les Yalels comme autant d'alïîdés secrets , et ceux-ci n'ont pas tort dans ce rôle; car les pères et mères sont déraisonnables au point de renvoyer, sans autre motif, un valet qui déplairait à leursenfants ou seulement au favori, [à l'enfant gâté.

IVls sont les « systèmes d'éducation > qui se disputent l'arène , jusqu'à l'âge de 15 ans, où un cinquième athlète plus vigoureux vient prendre la part du lion, tout envahir, fnter quatuor litiganlcs, quintus gaudrt. Ce vainqueur c>! ,

y b'éduoation MONDAINE ou absorbante: il faut

30 1 vssor.mi

la plaeev m pivot, puisqu'elle brnehc sut lai qu autres, el en élimine ou modifie tout ce qui n'est i - 1 guise.

I . ' « - 1 1 f. 1 1 1 1 . ;i 16 ios, Ion de son entrée dam le memk ■a une éducation toute nouvelle; on lui easseiga >, moqu< r des dogmes qui intimident cl contiennent les conformer aux moeurs de la oiasse g il rote, m rire comme elle des doctrines morales annemiai du plaisir, et se moquer bientôt après des visions de pnevbité, lorsqu'il passera des amourettei sui aflaèrei d'ambition ; enfin s'eng igei dans les folles dépenses , les «-ni- I >t un t ^ osuraires, el communiquer 1 1 dépravation à toutes les fillettes qu'il peut fréquent i

Voilà un quadrille d'éducations bien distinctes, <l<uii quatre son! an aoncurreiice jusqu'à l'âge nubie, ouïs pivotale nï<'iii éclipser <'t absorber toutes les autres, ut cet âge, li il(>.. celle des savants, n'a qu'une in fluenee apparente : o'est entre les ir<»i> autres que la pomme est disputée; elles envahissent le cosur, l'esprit et les sens «le l'élève ; e( lorsqu'il atteint 18 ans, .1 peine lui resie-t-il de l'éducation dogmatique un léger fonds de précept< Deux, la plupart dangereui s'ils seul

>uim> ,i la lettre, mais qui n'ont d'empire qu'autant qu'ils îlient avec les impulsions mondaines. | L'éducs lion .■ mi expéi imentale apprend bien vite qu'ai

, >i tout «ne d'abord I la fausseti

complication d'instituteurs ris tn\ set sasurèsnent

l'antipode «le l'unité. I es nmr.ilist orer

pi l'Impie conflit ; il leur confient «le le <• ,. ber, pour

i.iire v . 1 1 <> i r leurs hni> quelle .l.'liNrur tombe-

, ,, ,,i Ha , m l'on renail i i Itre que tout

èchaffaudage d'institution civilisée n'est qu'un oh* oYélé

ments inconciliables, un assemblage monstrueux de toutes les duplicités d'action?

Sur ce , les sophistes ne manqueront pas de répliquer, car ils n'ont jamais tort en paroles, non plus que les avocats : mais jugeons-les à l'épreuve, et sur quelqu'une de leurs tentatives récentes.

Je n'examinerai pas leurs prétentions à maîtriser l'ambition, l'amour, etc. : ils sont si nuls en ce genre de lutte , que leur reprocher leur impéritie, ce serait battre des gens à terre. Attaquons-les sur le point où ils croient avoir réussi, sur l'esprit libéral qu'ils se flattent d'avoir fait germer* et dont ils n'ont su créer que le fantôme.

Jamais la philosophie n'a su former une ame philanthropique et libérale (Extroduction); l'on n'a pas vu parmi ses éléyes les plus marquants, tels que les princes, un millième de libéraux; et quant à ceux qui ont eu, comme Henri IV et Jules-César, quelque teinte de libéralisme, les uns, comme Henri, ont dû cet esprit à la bonne nature, et non pas aux pédagogues dont Henri ne fut point circonvenu; les autres, comme César, paraissent avoir dû beaucoup plus a la nature qu'aux leçons de la science. Du reste1 , les uns et les autres n'ont été que des avortons en libéralisme.

I ii elTet, César n'eut pas la moindre idée neuve en philanthropie , et ne tenta rien , dans sa haute puissance , pour le bien-être du peuple, c'est-à-dire (\i>> esclaves, ni pour la garantie de minimum aux citoyens pauvres. Même reproche aux Anlonin, aux Titus, aux Marc- Aurèle : aucun d'eux ne tenta d'introduire cet affranchis iraient général qui s'opéra dans Rome.

Henri IV eut quelques lueurs d'esprit libéral, sans aucunes rues quant aui voies d'exécution. L'on peut ad-

h ». ISSOCUTI I i •

mirer -on von i\ de (a pouA m ne4 qu'il >ouhai-

t lit .1 tons mi bbooreon : n i soppoier qu'elle deftnl leur I serait < -qu'une

ebimére libérale j car il ei ni on laboarew de

déforme, vingt ralets <]ni ne Uteraienl pas de le pool \ iix-N 1,1 îrmiii.' .-t lesenJautsa, qui, < h«/ le rilbgeoiê, sont sonsidéi s >mme une valetaille, nourrii bien ditferemmenl du pèi

l géi rai, parmi les princes qui ont ïmt de grae eboeee, lésons, comme Pierre \il . el Frédéric IL n'.i\, tient i de leurs vand des ( irenU qu'une mince èdateliee ;

i lires, i «m \I\ el Alexandre . o'oe

!•• ii m'en - nt le j<>u~ des d<x s

liqo prodigu int les bomn - - mo-

• qoes peuvent se * 1 1 r • Ji- oe 'l'»i> qu'à moi seul tout»

' rien ,i l,i science qui s'en arroge l'honneur. »

l i nullité des instituteurs éclate dans la plus des èdocal Ile a formé Néron. C'était pourtant de

h ibiles u\ liber ui\ q que

.t Barrons : leurs ttlenti réunis produisirent Néron. Qa\ i qae n.»N philosopl - <ite .m\

lystémes d'éducation ? Quelques -ul»t il ît**^ idéologiques »-t mercantiles

Borrbui par le pathos métaphysique i nomique

des Ih4 ctuelles m surait perdu patience un

Il plus toi . et aurait donné dans me un an plus lot.

\i résumé, les instituteurs qui professent le lisme . loin de s;n<>ir rallier I \ leur

irine, ! >:en( im<»l'>nl urement dans fers

»[ les «niin'N. Ils ne savent former < 1 1 1 • ;.iMjiies

mor ii int d \m l |ue le frein

est enlevé. Aussi la science confuse de ses défaites, cherche-t-clle chaque jour de nouveaux systèmes. jVestce pas s'avouer égaré , que de changer de route à chaque instant ?

Toutefois, ils ne sont en éducation que ce qu'ils sont en toute branche de leurs théories; car, quel est le côté le plus ridicule de notre société civilisée? est-ce l'éducation qui forme les Tibère et les ]\éron? est-ce la jurisprudence avec son dédale de lois contradictoires? est-ce la finance avec ses raffinements qui n'enseignent que l'art de doubler les impôts? est-ce le commerce avec son grimoire d'agiotage et ses 3(> crimes sociaux (II, 2!(.> ?

On ne saurait décider entre tant de perfectibilité

Non nostrum inter vos teintas componere lites.

Chaque branche du mécanisme civilisé semble être la plus vicieuse, et réclamer la palme du ridicule. On pourrait les comparer aux villes de Rouen , Troyes, Angers et Poitiers, disputant en France la palme de laideur, que le voyageur adjuge à toutes quatre, accompagnées de plusieurs autres; car il n'est rien d'abominable comme les villes de la belle France, hormis celles de Flandre bâties par les Belges, ou Nancy bâti par Stanislas. Mais la bâtisse purement française, petites rues d'Orléans, petites rues de Lyon, est ce qu'il y a de plus sale et de plus affreux en civilisation. Tout pétris de petitesse, les Français ont la manie de resserrer leurs maisons, comme si l'espace leur manquait; ils semblent craindre que le monde ne soit pas assez grand : ne ser.iit-ce pas leurs esprit! qui sont trop petits pour le monde, bien que

un de leurs savants prétende en concevoir les harmooies et nous expliquer funité de l'univers '

l'IIS \s.m..iaiim> t QBPOâJ I .

Otoavu, ;m Pivot Inverse, u-nr. . combien ili sonl intrus en juin! débat* ignorant même l'alphabet delà théorie , Il condition d'unité

1 1 m m •.■ .h applic ttion au* trois principes , Qoatern lire en liens de chacun des trois. Nos nvants sont de Ibrl habiles senti sans eontredil : mais quelle esl leur inconséquence de s'immiscer dans les questions d'unité, looVa-fail êtrangi res a leur domaine I On pourrait dans eette prétention les comparer i Iparte! qui, ayanl esseï d'états, el même trop pour un civilisé i pour un politique simpliste, voulut encore] jouter la Russie . el finit par j échouer misérablement. i elle i -i la démence des savants modernes, quand ils l'aventurenl ;ï «1 1*\ i -«m mit l'unilê , urinioire iinpcnclriildc .1 quiconque envisage la civilisation comme destinée du monde social. 1U ne connaissent p;i^ même les lois 'i»' la nière unité , <•<•ll«, de l'homme avec lui-même, avec les p LêsioM ; sujel donl N oltaire «lit : mots qualU épi ' ^ plus forte raison peut-on le dire <1<- leurs téué- - doctrines sur les deui autres unités, celles de l'homme avec Dieu et avec l'univers* En s'obstinanl sur

miel . ils commettent double foute j montrer leur i Faible , al ootnpromeltre leur n el.

/ nul i/wh/nr />>>'(> nli'in a ïumlé <!>•

ion, dont j i de

, r> difii t al i l( lavoir fm > /

nuu pnyï </u'th' impuUiom <!<•

' phu distim -tes . phé . , pUu

cttllusmi i s, i/ii i t>il> diit esprit de

it ptttJ p / MM <>}'! > I f<r>

i mormu > .

Convainc* ti fusjat

plicité d'action dans cette branche importante du mécanisme social y les philosophes s'habitueront peu à peu à goûter la recommandation de leur divin Condillac , le conseil de refaire leur entendement, et oublier tout ce qu'ils ont appris dans cent mille systèmes.

Ils apprécieront mieux encore la sagesse de cet avis, dans le tableau harmonien de la quatrième phase d'enfance , âge de transition en puberté , partie la plus critique de l'éducation , et ou la philosophie va se montrer ce qu elle est partout, un colosse de duplicité, d'obscurantisme et d'antipathie avec la nature.

iil « > lsso i m iov « on

Page 1