QUATRIÈME NOTICE
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\|;«.i\ii N l SP1 CIA1 DE LA !•. NOTÏ< l
l.\ passion la plus rebelle aux systèmes des moraliste l'amour, \.i figurer parmi dos jeunes irilms parrenm 15 oo 16 ins el passant soi chœurs de jouvencellat. Com ment les ployer en affaire d 'amour, am con?enai d'Harmonie sociale; oommenl les j façonner pai Ai 1 s \< i ;<.\ : faire que l<i monde galanl . qœ la fongoense jeunesse di do frein <l<^ lois, se rallie <1<' son plein
gré aui < bonnes mœurs » d'unité sociétaire , de cou
le générale el surtoul A l'émulation <in industrie an études ,' ?
h ans le cours des trois Notices <jm précéd< al . j'ai ré foté les systèmes d'éducation <]tii ne sayent utiliser an oune des impulsions naturelles de l'enfance. Ici, leurs auteurs pourront espérer de prendre leur revanche. Voyons, diront-ils, comment ?os théories , <'ii émail oipanl de bonne heure les jeunes filles, pourront les garantir de donner dans le travers, Vous prétendes » utiliser toute impulsion naturelle en es t>i Bt contre » essor 164 , Nous roua prenons au mot. Dites-nous » commenl les joufencelles de la Phalange, libres d'obéir
> aveuglément ft l'attraction . pourronl tenir une coc
> 1 1 1 1 i t « * s.ili>riis.mtr pour 1rs pèl nforOM SU
» maintien de II morale publique. Débrouilles cette aigtne, Mcyinii i/'/"-//".
» Surtout point de faux-fuyants, point d'escobarderie.
> Tenez en plein votre parole d'harmoniser toutes les » passions par la seule Attraction. En voici une des plus » rétives : l'amour , surtout dans le jeune ûge , ne se » concilie guère avec les vues de la société (de la société
> civilisée et barbare). Mettez enjeu vos savants contre-
> poids de Séries composées et bi-composées, et sans h user d'aucune contrainte , sachez amener l'amour libre i à une pleine coïncidence avec les deux autorités admi-
> nistralive et paternelle , en tout ce qui touche à » l'intérêt et aux mœurs.
> Si vous échouez sur ce problème, trouvez bon qu'on
> ne croie pas à la possibilité de vos équilibres précé-
> dents, lre., 2e., 3e. Notices, et que d'avance on » révoque en doute ceux que vous nous annoncez pour » les 7e. et 8e. Sections. >
C'est convenu : j'accepte le défi sans aucune réserve, quelque rigoureuses que paraissent les conditions. Préalablement, jetons un coup d'oeil sur les prouesses de notre législation en pareille matière.
Elle veut , si on l'en croit, rallier tous les humains d l auguste vérité ; et pour y réussir, elle organise les relations d'amour de manière à provoquer la fausseté universelle , stimuler l'un et l'autre sexe à l'hypocrisie , à une rébellion secrète aux lois. L'amour n'ayant pas d'autre voie pour se satisfaire, devient un conspirateur permanent, qui travaille sans rclAche à désorganiser la société , fouler aux pieds toutes les limitles posées par la législation.
l'Ile ne lui permet plus qu'un seul essor, celui du lien conjugal , astreint à la fidélité réciproque et perpétuelle des contractants. Autrefois l'amour avait plus de latitude;
J\ '2 18604 làTMM • MB -
saints patriarches Abraham et .1 h •>!» pouvaient, sans pécbéii prendre MfCCessivement une demi-douzaine de femmes, répudier l'une du \iv.mt de l'autre , y adjoindre des concubines : SaJomoo , le plus sage dei hommmt en
,i\ ,11 M f,i r. i ./s. Hais aujourd'hui, les f Otei OMfolOfl sont plus restreintes i 5008 aucun prétexte, ni hommes, ni
iffiiincs nr |.cu\rni l'écarter de la loi de nonogaaiie eidosÎTC dite mariage; toute autre copulation eal criminelle.
Portait, M l'en faiamil dans ohaque ménage l'inventaire dea fredaines secrètes, combien tromeraii-on de jeunes couples qai9oiibool de dh ans, n'eussent Ut aucune brèche au contrat? Peut-être pai un mrcmt. Il n'y onde fidèles que ceui de nécessité , comme loi mariée si icagén lires : encore a cet âge la fidélité du mari serait elle asseï douteuse
\ «>il.;i dOBS le lien conjugal, seul essor permis a l'amour,
99 100 . de fausseté sur no moyen terme de dû ans. Pour compléter le oompte des infractions , passons aux amours illicites.
Us s«>nt en nombre immense, vu l'habitude générale ohei les jouaos gens de oe se inarîer qu'a 50 ans. il est connu que sur l'ensemble des , un, mus . ceux de lien i jugal ae figurent que pouf on hmtû an .
Lu oftet | si on poUTail ènumérer toutes les liaisons amoureuses cl accointances licites ou illicites, on rOBOUn.itir.nt (ju'il s'en tTOUfC les 7 s . hors de mariage .-t en
copulations coupables . dites fornication, adultère, eu . Etrange résultai de reeensemenl erotique! On trouve
I h ii I liions amoureuses, les 7 S en révolte patente .ii contre les loii social*
Dans le s . restant, <|iu se compose d'amoun legitin i
on voit les 99 ri 00". des individus adonnés à la perfidie, violant en secret les engagements de fidélité conjugale.
Enfin, dans Tune et l'autre classe de liens légitimes ou illégitimes , on voit l'impunité assurée partout à l'hypocrisie , l'amour excitant tout le monde social à la fausseté, au mépris des lois et des préceptes , et les coupables protégés dans l'opinion , en raison du nombre de leurs fornications et adultères connus , et môme affichés.
Je m'abstiens de réflexions critiques sur cet état de choses; je me borne à présenter sommairement un tableau des faits, et demander aux champions de l'auguste vérité, si l'on pourrait imaginer un ordre plus opposé aux intérêts delà vérité , et s'il n'est pas évident qu'en amour, comme en toute autre branche du système social , le régime civilisé n'a su s'élever (201 ) qu'au superlatif de i'impérilie. A quoi servent des lois qui ne sont ni exécutées, ni exécutables ? Elles n'aboutissent qu'à déconsidérer la législation et provoquer l'hypocrisie collective des infracteurs.
Les Barbares , tout haïssable qu'est leur gou\ei nement, sont plus réguliers, plus conséquents avec les principes. Ils font des lois élayées de violences Irèsodieuses, mais i \i < ttées. ils posent en principe l'assujettissement des femmes à la fidélité et à la monogamie, puis la licence de polygamie et d'infidélité accordée aux hommes; injustice criante, assurément, mais qui ne met pas le système social en contradiction avec lui-même. Leurs lois sont vexaloires; mais elles s'exécutent. Celles i ivilisés , iniques et absurdes, ont encore le tort d'ètT* inexécutables et ioeièi Utéet. Ainsi le fiée est toujours simple eu barbarie, et < oinposé en civilisation ou l.-s lois tendent à gêner l'essor de l'amour obéi les deui
Si I ASSOCIATION COMI-.i .
sexes ; t * > 1 1 ^ deui rooleol atn pieds les loii ; o'csl DM < double > (iiii.rrs^iun qu'ils éludent par un vice corn-
■. \.r> luis li.irl. ir.s i„. -rient cri l'^nr que riiez un
qui D'éludé point, ne le potmnl pai ! il ne reste que d'oppression simple. <>n trouve consUsncnenl c différence entre la barbarie et la civilisation.
Lesq stions relatives à une législation plus judicieuee, a un emploi plus régulier de l'amour, <>m été éludées dans tous les temps . sous prétexte que l'amour ail lue folie ; mais folie on non, e'eal un ressort <l<»ni les effets oui de être prévus par Dieu, et coordonnés I un plan d'harmonie el «l'unité d'action.
Procédons a déterminer ce plan avec pleine régularité. Plus on .1 traité légèrement cette question depuis 3000 mm , plm je dois y apporter de méthode el m'étayer de réchelle complète des accords, aGnde ne laisser ni vague, m lacune dans la théorie d'une passion de m haute in- Boenoe.
L'amour i Lout indomptable <| n" il nous semble, n'est plus difficile à harmoniser que l'ambitioa <»u .mire des doui iris. H git que de connaître en plein le
i alcul des équilibres.
jr n'en donne ici aucun expoi n rail un èpoij
\. mini pour le lecteur, avant de s'initier à tous ces gri moires Ihéoriquea , il fout §'( sercer sur les tableaui da nouveau mécanisme : remarquer qu'il est disposé de : m re à obtenir des i et contre-essors justi mine
deui indiqués 16 1 . puis en Caire le parallèle noire mécanisme social, «pu ne donne en tout sens qui
de (aUl CSSOI - - I I in\ « onll i >i . et \ lue les i m
i . i les passions en raison <lu bien qu'on an <1< i
"litwnir |».ir essoi s jiisli -
Croirait-on que l'un des plus beaux caractères qu'ait produit la civilisation, était Néron? Il sera prouvé que ce tyran, le plus détestable des hommes, était un caractère de même titre ou même degré que le plus aimable des princes , Henri IV. Tous deux sont tétratoncs , âmes à quatre dominantes passionnelles ; et toute Phalange qui veut organiser intégralement son clavier général de 810 caractères, a autant besoin d'un Néron et d'une Neronnc, que d'un Henri et d'une Henriette. Il sera curieux d'examiner comment la civilisation a donné un essor juste à Henri et un essor faussé à Néron.
Sans attendre les méthodes qui enseigneront tous ces détails, il est aisé de voir que l'ordre civilisé fausse le jeu de toutes les passions : donnons-en un exemple tiré du famillisme.
In père sacrifie ses filles à la vanité de faire un héritier; il force les filles à se cloîtrer pour la vie; voilà le famillisme (cardinale hypomineure ) étouffé par l'orgueil ou ambition ( cardinale hypermajeure ) ; c'est une passion éclipsée , travestie par une autre qui la dénature et la met en fausse position. Le même père médite un riche mariage pour son fils qui s'amourache d'une fille sans fortune , et l'épouse au grand regret du père. Voilà encore le famillisme éclipsé et faussé chez le père ; la première fois en actif , la seconde fois en passif.
Le problème d'Harmonie passionnelle est donc d'organiser un régime domestique et social qui , prévenant i->usces conflits , y substitue autant de concerts; comme si I»' (il> qu'on a cité devenait amoureux de la demoiselle que le pèfe lui destine , et que I i ^œur de son plein gré -<• passionnant pour l'état de chanoinesse , mena-
iih» issùi i x i :■ fat.
ainsi toute la fortune .1 l'héritier préféré par le [•» r . celui-ci . dans 1 , m trouverai! en équilibre |
sionnel lii-c«»iii|Mis,. 9 par deui essors où les «ut mt - mi rira» n - a ru< - imbilieuses , el deux 1 ssors qu'il pour rail donner .1 l'affection p tteroelje.
I ', .1 dans la théorie sociétaire que nous allons trouvei l'art de faire naltreà chaque p is ces concerts de passions, et faire de ce charme social une voie d'immenses riches» ei d'unité »l«i tous les peuples : c'est dans ces passions tant insultées par l'obsourante philosophie , qu'éclatera la sublimité du génie de Dieu. Elles sont un magnifique orchestre à 810 instruments ou caractères bb, ordre de rnestique, el h cinq milliards en mécanique générale. « ommeol nu siècle qui se 'lit penseur el profond. ;i-t-il pu penser <ju'' Dieu avait créé ces ressorts de I fcme leur assigner une organisation ? comment a-t-iltardéà soupçonner qu'il n ai Ml sur les passions quelque mystère .1 pénétrei quelque science manques par dos étroits es, et dont les plus vastes, comme Voltaire, avouent cette désolante infirmité de l'esprit humain, en s'écrianl m,i 1,1(11 . ( '
Lu débutant dans cette étude , il faut éviter de t'en
1 dans les profondeurs théoriques : on doit s'attacher
d'abord à la pratique ; observer l'Harmonie en action, sej
divi rporations , leurs emplois en industrie at en
plaisir. Iprès s'être familiarisé aui tableaui d( «vel
..n apprendra facilement .1 andécomposer les sorts, impulsions, contre poids el lois d'équilibre aérai, /achevons donc sur lestableaui du régime de l'en lui. .• . par un eiposé des coutumes de transition amon rtuse ou quatrième phase d'éducation unitaj