‹ Œuvres complètesChapitre 47 sur 276 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Fonction! du < lorpa \ eatàficp

Les Romains, a part leur cruauté envers l< - vestales

*é luites , eurent une idée heureuse en fuis tnt

USO kSSOCIATIO* « ow

tresses un objet d'idolâtrie publique, nne

sonoages intermédiaires entre l'homme el la Divinité, un

palladium religieux dont les ' mies de

ireiè de l'empire.

s barmoniens leur confient i!«- même la garde du i si sa( 1,1 . doc pas du feu matériel, mais d'un feu miment sacré, celui des vertus cardio des . c'est-à-dire vertus en , uni lie enambitû n honorai le,enamouretenfamillisme. La conseï vation de c * quadrille de rertus est le i rant de la sûreté de l'Harmonie.

Déjà les Petites Mordes sont commises .1 pareille fonction; elles sont vraiment conservatrices de l'unité en affaires d'amitié el d'ambition, pu leurs fonctions de charité lé?enl l'obstacle principal à l'union des

j îles el à l'équilibre d< rtition.

I es j etiles Hordes sonl donc le soutien des deux vertus

lin îles majeur el ambition •. mais ell< -

peuvenl pas intervenir quant aux deux cardinales mineures . amour el 1 imillis est une lâche des corporations] mploi appartient pricipalemenl aux Vestales «-t aux Faquiresses, leurs alliées d< zt » .1 50 ans , m :»i tout au ( lorps n esta lique.

H doil opérei de manii 1 l'i ppui des quatre n i

lus .1 1 1 fois; dontu 1 I t imour el a l'espril de famille une <lir.< lion ravor ible aux Iriomplcs de l'amitié el de l'honneui «"i ambition

l notes ces yertus rctomberaienl morales, -1 leuressoi n'enli à l'industrie, et a'eo-

geodrail le luic . premii r foyei 1. Poinl <!<•

vertus M. -ciivcs s.nis 1 On n'es a p is

Ml .1 Sf I

ressèment et de monnaie de cuivre, n'était qu'une ligue de moines ambitieux et lyranniques , vivant dans 1* oisiveté aux dépens des Ilotes qu'ils massacraient pour prix de leurs services.

Toute corporation garante des vertus sociales doit donc être en même temps garante de la richesse sociale : tel est le rôle des Vestales. Elles régissent la branche importante des travaux publics, le rassemblement et le charme des armées. Mais avant de les examiner dans leurs fonctions extérieures, traitons d'abord de leurs emplois domestiques, bornés au canton, au service intérieur il extérieur de la Phalange.

Parmi ces emplois figure indirectement la garantie de vérité, d'honneur en relations amoureuses, et surtout en paternité, si douteuse chez les civilisés, quoi qu'en dise la loi, is pater est quem justœ nupliœ demonstrant.

Dans la ville de Paris, centre des saines doctrines et foyer de toute perfectibilité perfectible, on voit le tableau des naissances donner un tiers d'enfants bâtards, les uns abandonnés, les autres méconnus de la loi, qui punit le fils des torts du père. Si tout le genre humain était à la hauteur de Paris en perfectibilité, il en résulterait qu'un tiers du genre humain serait privé, dans son enfance, de l'appui des parents, et dans son adolescence de « l'appui » lois en prétentions d'hérédité.

D'autre part, quel fruit recueillent les pères d'un ordre si vexatoire pour les enfants? Deux tiers de ceux-ci jouissent de la protection paternelle et des droits légaux : 3 combien de pères sont pris pour dupes dans

onlre de choses? Estimons arilhmétiquemenl ^w le

nombre .innuel de 27000 naissances <>t 27000 | èfCS pa ns.

- (Ic>; pères . si pou ;• ri abandonner leurs

la dëpra?aiion rt , et i i

neul mille seron i un

• \'\\ im>1 ; . I

procilé de lésion i . les «'ni.ni;

fournil annuellement

l'appui du

s de l'entretien des en

pareil oombre d<*> leurs.

< >n ptol répliquer que eeui qui -««ni \ |a

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qui mpé iifi« h

i- nom n "u MMnoa i uU d'ensembl* i .->i le milibre qui iulunx

dans !«•> rel nm : • •< id io( < •

de cell mi qu'on reut

fond ne de I'

\ oili l'équilibre familial dam uocseuli il ru asl de même de tonlea lei auli tiennent à équilibrer cette passion, lui donner in

l.i fiaslû i inneUeol de

•million sli|nilf«' .1 1 1 lin du oli;i | ' 1 il «'-i dit que . ! liions d amour cl fmmUkkm* étant intimement li la vêt 1 ml , d m> !•.•;.

ortionneHe dans l'une » t dnni l'autre, < ta ne - turail \. rite

générales de famille , si on ne garantit en môme temp?» justice, vérité et charme dans les relations générales d'amour. Ces deux passions (mineures cardinales) étant inséparables en mécanique sociale , ce serait en vain qu'on voudrait extirper les vices de l'une sans purger ceux d<l'autre.

Certains avortons moraux ne manqueront pas de dire qu'il faudrait laisser de coté ces relations d'amour, ne iraiterqae des dispositions qui pourront concourir à la ■iM'aclion des pères, à la garantie de fidélité de leurs «•pouses et moralité de leurs enfant-. Les bonnes gens! ils ne voient pas que vouloir exclure l'amour d'un cadre d'harmonie passionnelle, c'est opiner comme celui qui voudrait apprendre l'arithmétique sans apprendre l'une quatre régies cardinales, nommée la division; elle correspond à l'amour selon ce tableau, faisant suite ;mx analogies ( II, 164 ).

■ Analogie des 7 pass. animiq. avec V arithmétique. »

A (Toc t. majeures. Affecf. nrinenres.

Amitié, addition. Famjllisme, soustraction.

ambition, multiplication. ;ur, division.

i Cabdtiste, progressions.

Diitri- ) P.ipillonnc, proportion*

buiives. I Composite, logarithmes.

1 X Umtlismi:. v lïficines. \ PttiMfl

Il m'est donc aussi impossible d'exclure l'amour d'un tableau d'équilibre passionnel, qu'il serait impossible d'enseigner l'arithmétique à l'élève qui ne voudrait pas étudier la division.

l Ile es! ma réponc ors qui, voulant (a-

çoooer me théorie à leurs dise»! d'un

Ion d' Vristarque : il faudrait billereeèee de

ï>"> | fcSSOCI MK'N i -■ i .

\ estâtes . D imoiseNes, h in ires, e( roua born parler dei rel liions d'agriculture et <1<' commerce. J'ai parié «lu commerce peut-être plus qu'ils ne i

lu. ni : |icu s'en esl fallu qu'ils n'en BUSSeOl BOeON OH

rolome une ample section, bien meublée de vérités, surtout quanl à II hiérarchie de la banqueroute élu en "i. \ m. trs. m, lis xi quelque branche «1»* théorie leur déplaît , d' ont-ils pas l'option ,

1". De i)"' h admettre que partie, la modifier I leui gi

Jo, De la retrancher en totalité d'un projet d'épreuve ;

5*. De la considérer comme fable romanesque, n d'un de leurs Nicodémes qu'ils font m sottement voyagei dans la lune , astre mort , en ma atmosphère ni

mers, dm pouvant nourrir ni animaux, ni végétaux ' ( qui promènent leurs personn -• - critiques dans la seule planète morte el inhabitée, ne sont-Us pas dignes d'j i i envoyés eux-mêmes? si l'on reul critiquer i

ode, il faudrait au moins lui opposer les u d'un

autre monde peuplé , el non pas du seul astre dépourvu d'habitants, du seul ou il h'n .<it rien a observer et opj i u p irallôk .i dos sottise i de perfectibilité.

l ii su ' qu'on opte pour le premier parti, pour

Imettre que portion de la thé >rie sur l'amour et le ramillisme, il faul que l'auteur en donne exactement les

et dispositions, surtout celles <lu pn n ..u transition qui comprend lés corps <!<'

Lai al el Damoisellat.

I m i il.l m n'.nir i aucun rapport avec cette fi i icV i sison ran iquilibristes. < ta ne U ouvei

que des sujets d'admiration en deux genres, tendant, sel. .n ! i règle i " I . au bon at n beau i nies

différent! -

Si les vestales tiennent le premier rang, c'est que chez les jeunes filles de 16 a 18 ans, rien ne commande mieux l'estime qu'une virginité non douteuse , une décence réelle et sans fard , un dévouement ardent aux travaux utiles et charitables, une émulation active aux bonnes études et aux beaux-arts. Toutes ces qualités réunies dans une assemblée d'une trentaine déjeunes filles [de chaque phalange] doivent capter sans réserve la faveur publique. Aussi les vestales, dans l'Harmonie, sont-elles un objet d'idolâtrie générale , même pour les enfants , car elles sont alliées des Petites Hordes et coopératrices de leurs iravaux charitables, sauf ceux de genre immonde : mais dans leur séance corporative du matin , heure 3 1 i à 4 3/4, elles n'ont que des emplois d'utilité publique, aux cuisines, à la lingerie , etc. , et lorsqu'elles arrivent au repas matinal, au délité, heure 4 3 '4, elles ont déjà fourni une séance de 1 heure 1/2 pour le service public.

Elles assistent en corps et avec les Petites Hordes à tous les travaux d'urgence pour lesquels la Régence, dans un cas périlleux comme l'imminence d'orage , fait sonner le ban d'appel à ceux qui peuvent quitter leurs occupation^. Partout où l'intérêt public est en péril, le corps Yestalique et l'Argot sont les premiers au poste.

Elles ne perçoivent, en rétribution sociétaire, qu'une somme inférieure de moitié au médiocre dividende qui est alloué à l'Argot, dont les travaux sont plus nombreux et plus pénibles, et dont elles sont associées en charité dans le service matinal; tandis que les faux frères, de mène âge, les Damoiseaux et Damoiselles , sont au petit lever de la cour galante séance» de \ heures \\ à ï 5/4 ,

Recommandées par tant de titres à la faveur de l'en fance et de l'âge mûr , il n'est pas étonnant qu'elles scient

\TIMN I mMI N I

jet <l un culte • ii\ .

i lie. »

Bff «l'i.r. (un .-•-•■ Itl un besoin pour l'esprit hu

bi refcgieu

-•nue d Is, i'! »l<

,1.iii> |ei l»i)iniii ! >res dont il honore la i

iils. L'i»h»lAlrie «'st un lies., in colleclil I t individuel, i m (ail me idole de sosi enfant, après ■ i.iïi une idole de bob mari ou de quelque Mire .uni de I' aaaison ].

]..• r,,r{ . pe&uUque | 'i Nail( s - neral , ■ il» en masse l'idole df le fthal tflgs : il a carpocBlion divine » ombre de Dieu. L'Ai- me qui i,',,, i ftticuoe puii - de I < m, ;ki ui\ devaol le corps veslaliqw mk eafbse de Dieu , el lui icsi «i1

• l'honneur.

• iliaque iii : de produire les

s : «.n 1rs distingue i d vierge* d'apparal . de

i,t , de -I: irilé | el de faveur , Chaque mois on «'lit

un < quadrille » de | nce qui ooeape l< bos

Ml s 'Mit Mir luOJ lei auti ii es un< supê

riortlê ilefrree par l'opinion. I es souverains mêmes, I 1 1

• lient leur tijuren-

simples uliers.

I Iles tiennent l<' huit I» »ut .1 101 le i èrémooisJ . i ' fool

i iun de g «I i les honneurs tic la l'hahinf - les

■nhlées ilYliqu» -m. I or<i|u'ui njQDSffSJM J

le I ien di l'oh- t nous .

un envoi de municip iui débitant île in

sur le bien «lu eoaMret<

d'apparat, les plus belles du canton, et ornées des pierreries du trésor. Elles vont à sa rencontre aux colonnes du territoire , et il fait son entrée dans leur char à 12 chevaux blancs, harnachés en violet (i), trijugués sur quatre lignes, et montés par quatre sacripans et quatre chenapans. Le char est escorté par les Petites Hordes et les paladins; il a en cortège les faquiresses et faquirs a l'avant, les vestels et les Petites Bandes a l'arrière.

Lors du rassemblement d'une armée, les vestales s'\ rendent avec les Petites Hordes pour la séance initiale . el c'est de la main des vestales que l'armée reçoit l'oriflamme ; après quoi l'Argot défilant en orage devant le Irône des vestales, ouvre la campagne par une première charge.

L'accord unanime des divers Ages à diviniser cette corporation ne pourrait s'appliquer à aucune autre classe : il n'en est point d'autre qui jouisse de la faculté de produire l'illusion chez les Ages pubères et impubères à la fois, en la fondant sur des motifs très-opposés, l'amitié chez les enfants, l'amour chez les adolescents, I l'esprit de parti, la gratitude chez les vieillards!. Ces t divei 'S illusions concourent également au progrès de l'industrie . dont le corps vcslalique est une des colonnes | soit à la Phalange, soit aux armées].

A l'extérieur, elles ont pour fonction principale en

I Les COuteUTS \ rslalujiics sont : l\lmi< . s\ fflbofa «le I imite : Hoir symbole de là |>ii(l»Mir: | Hrun c.\ izur moles de limujt . (et, symbole de l'amitié, i Décence éi [mour mèlèêd' Ambi Elles sont données par le pois musqué, l'un des hiéroglyphes <i< iitr Pivol Inverse . /><f< r. : il u*\ a ri«'u d'arbitraire dans h i contours distim 1 1 \ < poratkme barmoniennes

industrie l'enti ttnemenl itn arm es réuni

en Harmonie sonl immensèmenl brillanlesel arantag efl nullement Fatigantes, puisque le u.w lîl s'] eièeol ions tenta mobile ; comme on 3 <l«»nnr chaque jour des ifiques el aussi délicieuses que nos Iftti • pu bliquea sonl affadissantes, on n*a pas besoin <l*y amenei •;> i.i chaîne au cou , A la maniera de nos conscrits, fiera du beau nom d'homme libre; on troua plus qu'on ne voudrai! déjeunes légions en hommes a femmes i ir il faut aux armées d'H innonie un liers en bacchantes, bayadéres, faqairesses, paladines, hèi ■ i emplois . non compi ia coui de cour j.ilni!» ; mais l'admis l'armée est un opense,

et les restalea aonl le premier corps «jui »l<»ii \ participer. ( Mi v admel toutes celles <jui sonl | leur ~«\ innée . ou même I la S - qn i 1 1 Phalai I les restalea

\ roient matière à apéculation.

Elles] trouvent une chance de haute fortune dans la m ctive d'être préférées par lea monarques divers

doivent «loi r un an ir I leur sceptre , quel qu

soi! le degré voyea la I ible, IL 576 . H> doivent choi

it-à-dire tcwrlùer, obtenir de son plein gré, une i il. ou autre femn il de l'empire .

snii du califat, on royaume, on duché, ou m irquia it, etc., sur leq . i pi en Ire c< Ite femnx dans 1 1

divisioi tour de fournil I eci i o $ ne p ia leur

puisqu'ils onl ua l icept re . des mixl

liérédi ire à leur choix sur femme ou i nfanl . el m< udoj ulté qu'ils n'onl paa en civilia ilion .

un monarque esl isservi sur l'hérédité.

(»i ni ils choisissent I lour d

rôle aur l' - Iroia ou quatre divisions de leur domaine II.

376); si tel omniarque du globe est né de la division occidentale, Europe- Afrique s il faut qu'il donne un rejeton de femme choisie dans la division orientale, Asie , et celui-ci un rejeton de femme choisie dans la division monale, Amérique; et ainsi des sceptres inférieurs, afin que chaque région soit tour à tour participante.

C'est d'ordinaire à l'armée que les princes de tous degrés vont faire le choix et consommer l'union. Ce choix peut être fait auparavant, pourvu qu'il porte sur la division en tour de fournir.

Les monarques, le plus souvent, donnent la préférence à une vestale, et les princesses, parfois, à un vestel. Oux-ci ont beaucoup moins de chances; la virginité d'un jeune homme n'étant pas un litre de préférence aux yeux de toutes les femmes , les vestels ont d'autres avantages. Nous aurions à parler ici de la manière dont se termine le vestalat , qui , d'ordinaire , finit à l'armée •. je renvoie cet article au chapitre des. vestels.

La propriété la plus remarquable du corps vestalique est celle de former des liens entre les diverses classes aujourd'hui incompatibles : bornons-en l'aperçu à l'enfance, objet du 2e. livre.

On ne voit dans l'ordre actuel aucun motif de mcii ijjer à l'âge adulte des alliés parmi l'enfance : au contraire . la classe qui entre en puberté s'isole des enfant! 8l conçoit pour eux un profond mépris; coutume trés-opv au vœu de l'Harmonie , qui a besoin d'établir entre tous les &ges des liens et des rivalités en mode contraste

<*t non pas simple.

Le corps vestalique ètanl le point de oœud entre l'enl'Age adulte, on s'efforce de l'entourer «I pects de l'enfance : piquée de la défection des damoiseaui,

«lie exalte I< - 1 ii -dieux, I

l.mc' le Toir pour objel te un être vivant,

ri aÉtouré d'au Mpptreil at; on lui présente un»*

ombff à( Dîea da« le < quadrille > vestnlique élu tous

m titres d' ip| irai . I . de charité

de i iveur r de

I I ri, i: nibins i sér iphins .

I " ; 1 1 . exèeêBMit an

\ .-mi d. i a les i >lu-

s de l'ei de l'enfance pour

nne «lu :

telles que les patriarches . » t I . tojoiral

|oel il confient d'attirer l'enfant d< l n coté plus r éducation crriiii

m contre-poids à l'inilu :<< e de l'aoKNir, qui vient

uper les de I r le. peu qu'elles on! ap]

lans l'agréable comme la mus doaaine

p h lool ailleurs. Au r il on

i de l'éducation < ivilisée où on j iQTrir autre

cho! iquéd S

1 raua-l ode '.' Il « m qoi iul»lv

I I I 1 1 * * d'un linpitre

d'aï

CIS-APPENDI€E. — Le sort de la Virginité civil

Au tableau des honneurs assurés en Harmonie à la virginité, il convient de joindre un parallèle des mépris quelle recueille en civilisation, où la faveur n'est que pour le simulacre de virginité , pour les jongleries de libertines qui , dans le cours de plusieurs liaisons galantes, ont appris l'art de feindre la pudeur, [traire les /tommes], imposer aux dupes, et se faire des preneurs parmi les aigrefins qui dirigent l'opinion.

Kn Harmonie, une virginité qui ne dure guère que quatre ans et jamais plus de cinq est, assurée d'une ample récompense et d'un brillant dénoûment. Une vestale, au bout de ce terme et souvent dès la troisième année , peut choisir à l'armée, soit parmi les poursuivants, soit parmi des monarques prétendants, un favori qui ne sera point un maître perpétuel, mais seulement un préféré amovible (coutumes hercheliennes). Cette alliance la fera débuter avec éclat dans le monde, et pourra lui valoir d'énormes avantages, si elle donne au monarque un rejeton, même si elle est stérile.

Ces perspectives de gloire et de fortune affermiront mieux une vestale contre les séducteurs, que ne feraient les duègnes , les moralistes et les eunuques. D'ailleurs, elle est fortement distraite de l'amour, par une vie trèsactive, par la compagnie des groupes industriels dont elle partage les fondions, et où elle est trop observée pour qu'on puisse J tenter de la >éduire , m elle n'incline | une feibJeSfl

iv. l i

1 ISSOCIATIOB « OU 0813 .

Chacun i i m'au prix de taol d'honni

d'avantages, loule fiHe civilisée i onsentirail d'autant plus volontiers à rester vierge pendant quatre ans, que souvent elle est obligée d'i la privation an delà des quatre

- ma bënèGce ni encouragemenl : car il n'est rim <1« moins séduisant an civilisation, que le ^>ri des rk rg( pudiques e( des cfa istea êpousi

Quel encouragemenl trouve une fille décente é cou» i rer sa virginité au delà <!<• -<> nsï v M est pam

i un li badine sur ce qu'elle consume sa belle jeum .1 attendre un icbeteur, el qu'avec sa candeur elle n'en jôlera point les épouseurs, loua bons arithméticiens : n - vertus ne son! p ta d *a provisions pour le mén I le ne pourra donc séduire qu'ui x en lire , qui , en compensation de son grand bu u raie dé

foui d»' dot. Brillant espoir pour une fille jeune 1 1 saj «•II»- ne trouver i p n même un homme de moyen âge ; - 1 beauté deviendra un sujet d'alarme pour loul prétendant

géant sur la fidélité. Ainsi , aui yeux dea partis «le 10

10 ans, la beauté el la serin ne compenseront point le crime d'êtn nu dot.

Jouit elle d'une honnête fortune? elle sera pendant U mpa l'objet d'un sordide n< initiera

eurs de m iri tges . puis enfin . livrée I qn que homme pétri de vices, qui aura le poida de l'oi en sa

Si ello rliriiur <ii\ ans N.wiN époux , cllo osl en DUtte SU

Déi qu'elle atteint - i ins, on com - >u\ «.i vil ;inité i omme denrée suspecte , el poui prix d'une jeu d ma les prn liions .

elle recueille, i mesure qu'elli . une moisson

i dont toute vieille fille est cribli e ; injusl

bien digne de la civilisation! elle avilit le sacrifice qu'elle a exigé: ingrate comme les républicains, elle paie le dévouement des jeunes filles par des outrages et des vexations. Faut-il s'étonner, après cela , qu'on ne trouve chez toute demoiselle, tant soit peu libre, que le masque de chasteté, que le simulacre d'une obéissance dont toute vierge serait punie dans sa vieillesse, par l'opinion môme qui exige le sacrifice de sa belle jeunesse au préjugé !

La chasteté perpétuelle des filles peut-elle entrer dans les vues d'une législation judicieuse?... non, sans doute ; et si elle doit n'être que temporaire, jusqu'à quel âge convient-il qu'elle se prolonge?... Est-il rien de plus inutile qu'une virginité perpétuelle! c'est un fruit qu'on laisse corrompre au lieu de s'en nourrir; monstruosilé plaisante dans un ordre social qui prétend à la sagesse et à l'économie!

On considère, en Harmonie, la virginité comme un fruit qu'il faut cueillir et employer à sa maturité, à l'Age de 18 à 19 ans. La virginité, dans ce nouvel ordre, ne sera pas une vertu douteuse; on en aura des garanties bien suffisantes, et les honneurs n'en seront pas décernés à des hypocrites comme nos rosières champêtres, toujours en avance de générosité, et donnant par anticipation à leur seigneur et à Colin , certaine fleur en échange de la rose qu'elles convoitent. Peut-on les blâmer de leora intrigues secrètes, quand on réfléchit à la duperie d'une fille assez débonnaire {tour croire que le mariage sera le prix de sa chasteté! Loin de là; c'esl d'ordinaire une libertine ou une intrigante qui enlève les meilleurs partis, tandis que la fille chaste, décente et belle vieillit dans le célibat , si elle n'a pas le talent d'amorcer et décider les sots qu'une fille exercée à l'art d'ensorceler.

24 i \v solution C0M1

Eh I <|u ind <>n garantirait à la Bile déa Die db n

pour prix de II th. Met. . n i ■ ■ • u: Ile?

Il \ i |»lu> de in rayais maria que de boue . si l'on risque fort de reooootret ou mari brute) , quinieiii, joueur . Miche; c'eal rolootiera le sorl d'une honnête fille, qui ;i rarement isea de finesse pour discerner lee l»)j o crisies de tes prétendants, leurdeiioati éoal

une femme un peu m ne sera poinl II dbp

Il im-nI donc pour une tille obftSle <'t BftUD

d'autre perspective que de gagner avec paie* al I fo detra?ail une b nourri tort, l'entereUr dans -

belleaannèes, m priver dei délassements qui lui offerts, Dsuinef an aualéritês de toute espèi

pour l*b< nneur du pr< l'on considère « aite B

cbeuse condition des rentables vii u i

que la jeune iill<' paurre al \i\.mi .ivre peine de son trarail, H'- pouvant pas suffire a nourrir aoe aaoce infirme, asl bien ei qn tnd elle i coule « ehji qui (ail briller

ta \<-ii\. D'ailleurs, quelle duperie nom le corps i il , de prolonger la chasteté au delà d'un terme i i ' et quel iruit reiire-t-il des privations qu'a andui une riei :• de ï<> an

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