‹ Œuvres complètesChapitre 48 sur 276 · I .! :.: i m Donabreusea ni i 10, ni i30 i »-t-on · texte numérisé non relu

I .! :.: i m Donabreusea ni i 10, ni i30 i »-t-on

dire : j'en luii y< : mais si les rumines ol

•it .1 1 1 loi . il j aurai) par millions des * iergi - d 10 aoi Q -• ! .i\ u | trouyi i ii< ni les liomm

une i iei ge d< U I ana n'eal plus qu'un objet <l<

t un huit qu'on » lu->' gâter. < >r . rUarmonie qui lail utiliser toutes cl i | as si .lupe qu

l dre chômer la n irginitë I iqi . qui « -1

celui ou on peut eo tirer parti pour une foule «le proroges in.lu-ti iels .pi'. ii 1.^ .»r u t« - empli » u

» ait complètement manqué par les délais : en outre , on fermerait l'accès à d'autres vestales qui croissent à deux ou trois ans de distance. Il est donc clair que la civilisation, dans ses règlements sur la chasteté, a été dupe des coutumes et préjugés barbares, et de la stérilité dises philosophes et législateurs qui , sur ce point comme sur tant d'autres, n'ont jamais su faire la moindre invention pour tirer l'ordre civilisé des fausses manœuvres où il est engagé.

Après ce tableau du triste sort de la virginité actuelle, on peut juger de l imper itie d'un système d'éducation qui emploie chez les femmes, douze années d'enfance à préparer un sacrifice dont on ne leur ménagt récompense que des duperies et des outrages.

Une politique aussi stupide , aussi vexaloire , mérite bien que la nature per siffle c cet > ouvrage, [s'en moque] et reprenne en secret ses droits par la ligue générale des femmes pour tromper les oppresseurs , et que, faute de savoir honorer et rémunérer la chasteté réelle chez les filles et les épouses, on ne voie partout que le simulacre de chasteté, la duperie des amants et époux qui ont compté sur pareille vertu , cl la duperie du corps social, dans foute sa politique relative à l'amour : ce sera le i. du Trans-Appendice.

2 i<> MOCJ \Tlo> COHPOSI

I OAPITRE l\

Rarmonk

On -1 pu remarquer dans les deux précédents cha pitres des aperças de mœurs incompatibles avec les

l'.n maintes feis redil qu'il ne contiendrai! pas d'aï iroduire eea usages dans la Phalange d'essai , ni dans la ration d'Harmonie ; que si je les décris . c'esl pour acheminer à la théorie des équilibres, d'où il esl impossible d'exclure les accords - i\ d'ordre

mineur, à* amour et de famillisn

Quant à l'objection sur l'incompatibilité avec fes coutumes existanl i levé tous les scrupules ;i l'In

, «h | i donné d'avance sur oc sujet une lolution In »nte pour ceui même qui en dou

ut le Jillls.

Il est à propos de rappeler que i - coutumes, qui i h lecture peuvent sembler insignifiantes , oui pour but décupler la richesse effective, I isemenl de

richesse n'est que triple ou quadruple, si Pordn i élève en Harmonie simple, période ~(>. Il , 53 : le i duil 'I de l'industrie devienl septuple el même «!<•

cuple, -i l'on i • n péric 8 , en BarmooJ

l • donc une théorie de 1 1 plus li iule importai

qne <,<,l,<' d< - deui Is mineurs d'amour el <l«" famil

lisme . |uels oi i lil en 7' . période

On ne pourra les bien établir qu'autant qu'on en aura

les b ises p ir un essor constaté <!• ours «lu

premier âge, dans l'organisation des quatre sectes de

Vestales et Vestels , Damoiselles et Damoiseaux , toutes quatre nécessaires en système général des relations amoureuses, où l'on doit ménager, surtout dans l'âge d'initiative, pleine garantie à l'industrie et aux vertus sociales, honneur, justice, vérité, etc. Les objections sur celte méthode seront examinées «< ailleurs. » Terminons d'abord sur la description des usages de la <>e. tribu, notamment sur le corps vestalique dont il rest€ à passer en revue le sexe masculin.

Une corporation de vestels n'aurait pas dans n os mœurs la faveur de l'opinion. La virginité a peu de grâce chez le sexe masculin ; elle n'a de prix ni aux yeux des hommes, ni aux yeux des femmes. On badine le jouvenceau de 20 ans qui passe pour novice : la chasteté de Joseph, de Tobie, d'Alexis, a de tout temps apprêté à rire.

Dans l'Harmonie , un jeune homme sera d'autant moins persifflé en conservant sa virginité jusqu'à 19 ans, qu'elle « aura même pour les femmes > des emplois précieux , inconnus en civilisation, où elle est, comme la probité, risible, faute d'utilité. On se moque aujourd'hui d'un financier qui ne grivèlle pas, d'un marchand qui ne trompe pas : ces railleries n'auront pas lieu dans un ordre OU les astuces mercantiles et fiscales seraient des il<;aux érersifs de l'ordre social. Il en sera de môme des plaisanteries sur la virginité d'un jeune homme de IX ans; elle n'aura plus rien de ridicule quand elle sera utile a tOUl le inonde, meme au. r femmes. »

Il faut donc attendre l'expose de ce nouvel ordre social, pour juger de la dose d'appâts que prés* la virginité aux jeunes gens au-dessous de l'1 a i)(> le dis 'tn-'l' m ir «'llf ne s'étendi m delé de

16*01 m |,,n i on ce terme; et la eOfpS dCl I estels D€ euinjiremli I <jll OO

lien <1« n j«»ii>. ineeaui . <|iii . ioîI par attente d'une \ ,\ 1 1 .jiii le Ken matériel sera dtfféi e . soit a h . distraction industrielle et spéculation sur les ,\ m du vestalat, pourrool aisément en observa

itaUitfl jusqu'à 19 on 90 ans, On ne commettra dm, en Harmonie, llnconséqueii [ des restâtes sans créer <l is vestets miit(T h aonlradiclion <le nos coutumes <jui veulent que ienl eh i i (jui tolèrent la fornication

che ■ C'est provoquer «l'un i qu'on

nd de l'autre; duplicité digne de la civilisation, analysons les amorces de virginité en régime - ire.

ilé précédemment l'ind* de railler les

tilles quj ont p isse* l«Mir jeunesse «I ins 1 1 rirgini

ar les lois et les mours. Le régime civil d'amoui comme en d'autres . est toujours en ntradietîon avec lui-même.

Il vaut . il ne vaut pas , il le . il refus*

H promet , il rétracte , 'I condamne . il exctM Nus opinions, surtout è l'égard <le l'amour, sont le pen 'i.uii <!<• h cacophonie du mardi ras, où l'on n<>k l«' gouvernement autoriser, salarier des mascarades

n îles . tandis que In rrli il dos prières d<

heures pour demander I Dieu p irdon de qu'on \ i oomii pi i

• en rue plus de gendarmes que de mai , fin de

bien protéger le mortel. ' n qui n<i

: ut p is nus lu/ s |i<<litii|ii< it ronde

que I ouvornement sont en

scission f ou ne professent pas la mi n, puisque

l'un I délits pour lesqm Is l'autre dem

grâce à Dieu. Telle est la civilisation , toujours dupliqua en mécanisme, vantant à tout propos sa perfectibilité de raison , et n'offrant dans toutes ses coutumes que la déraison systématique ; témoin son engouement récent pour le commerce. ]\os écrivains prétendent aimer et chercher l'auguste vérité; en même temps ils aiment et protègent le commerce arbitraire , qui est un exercice continuel du mensonge et des ruses les plus viles.

Même déraison dans nos préceptes sur la virgini si on veut sincèrement qu'elle soit conservée par les jeunes filles non mariées, on devrait veiller à ce qu'elle fut conservée de même par les jeunes garçons. Il n'existe pas de 5e. sexe en amour : si donc les jeunes gens renoncent de bonne heure à la virginité , ils ne peuvent s'adresser qu'à des femmes mariées ou non mariées. Dans le premier cas, il y a crime d'adultère; dans le deuxième cas, crime de fornication, selon les lois civiles et religieuses.

C( pendant l'opinion établit pour règle, qu'un homme ne doit se marier qu'à 30 ans (Lycurgue fixait ce lien à 57 ans); qu'il n'a pas, avant cet âge, l'aplomb convenable à l'état conjugal et paternel. Or, si l'opinion le ridiculise lorsqu'il conserve sa virginité jusqu'à 37 ans, c'est exiger qu'il séduise des femmes mariées ou non mariées, et qu'il tombe dans les crimes d'adultère , fornication, stupre, viol, etc.

« Voilà ce que produisent > J,i législation et l'opinion

iv<'( leurs impulsions contradictoires ? Pourraient-elles

s'entendre en un seul point, sur ce qui est commande

par l'une et défendu par l'autre? On remplirait un vo-

du tableau d«'s absurdité* qu'entraînerait l'obi

vance de leurs préceptes respectifs, aoianuneil sur la

250 ^s,,( i vl ion composi'

chasteté prescrite à quiconque o'osl pas marié. Il fi

i foir que tous l( - hommes s'abstinssent <1»' Gemmes tiini qu'Ai ne sont pas mari t, • 'est~a-diw jua m'é d'environ 50 ou M ans. le ne sais trop comment les femmes ©modéraient de pareil régime, i ju'il

pot oonreoir au jeunes gens.

Au résume, le commerce anooreui n'étant BoMemea4 compatible ■^^',•• lea préceptes i!-- la législation toujours .»j.j. l'opinion, il a ilù <!• - sné-

r,,|r ,t accord secret |><>ur I i viol ition d< s l"i-. Au>>i l< jeune homme (|ui garde sa virgii -t-il publiquement

tr.iit-' de benêt. La chose esl envisagi e fort différemmenl en Harmonie, d'autant mieui que irginité bornée

.m tp ra des jeui - ne doit s'étendre <ju' i :

d'environ 19 ans, et promu éditions une foule

,1 i\ ■ > ,i toutes 1rs cl issea il bommea 1 1 de femmes. Nou> .liions, de l'eiposé de quelques-una de ces i?an- ■ s f déduire les considérations qui maintiendront dans île Testalique ifi des jeunes gens de l( as.

i •• dm ace p «r mi motif «If politiqn . l • i rpi des restela esl pro de prérogatives, p m i qu'il

ècesi lire pour donner !<• el l'enfance -m <uj«* t

rel liions d'amour. si tous lea j«"i\ i\ de I

i prenaient une maftn 16 ins, passaient subite-

ment d sellai . <'t abandonnaient

brusquement les travaux du m itin . i lie dél li do

- hommes | • r« • \ oquerait de facbeuf ojec Murs dans li tribu du gymnasiat : elle en conclurait qoe 1 1 cov imoui i -wii donc bi n r . mplis

de charme bientôt les enfants «l' i I mite

. eus 'l-' I '» «-t '!«• t"> . roudr tient anticiper sur ! ques

s poui

Mais la demi-désertion des deux chœurs n°. (5, et la conservation d'une moitié dont \jô de garçons et 2j3 de filles qui restent avec l'enfance , y produisent un esprit de parti, une préférence cabalistique très-propre à inspirera l'enfance du dédain pour l'amour, et pour celte moitié de scissionnaires qui ont déserté les travaux du matin et se sont introduits aux séances du soir de la cour galante.

La défection des chœurs entiers de joint nccaux et jouvencelles deviendrait donc l'objet d'une curiosité inquiète et dangereuse chez les chœurs moins âgés : il faut un procédé mixte; or, 1a transition amoureuse est masquée très-artistemenl au moyen du vestalat , qui prèle à toutes les équivoques et préventions dont il convient que les enfants soient imbus sur pareille matière. Ils voienl les démonstrations d'amour aux alentours des vestales ; mais tout dans la cour vestalique est d'une décence qui, loin d'éveiller aucun soupçon chez l'enfant, lui fait dédaigner les mœurs galantes des chœurs supérieurs, et soutient son enthousiasme pour l'industrie matinale et pour le corps vestalique resté fidèle à ces travaux.

Par nécessité de donner le change aux enfants sur les affaires d'amour, l'Harmonie doit soutenir et encourir- i le corps des Vestels, indispensable dans celle politique.

De quelle classe de jouvenceaux sera-t-il tiré? De C6UI qui, comme le fils de Thésée, entraînés par la chasse elles fonctions actives, n'inclinent (pie fort tard à l'amour, et sont absorbés par une foule d'autres inlèr si nombreux en Harmonie, où chaque branche d'industrie e^i le germe d'intrigu ;s les plus piquantes. Si la ch is elle seule suffisait pour distraire Hippolylede l'amour, que sera-ce d'un ordr ial <>u chaque jouvenceau •

f*>2 association composée.

préoccupé de vingt et trente sortes d'intrigues plu> mU -

ressantes que n'est aujourd'hui la chasse!

Autre chance : quelques jeunes gens de 15 à 19 an- > seront passionnés pour des vestales qui ne veulent point encore admettre d'amant possesseur. Ces jeunes gens seront peu tentés de fréquenter la cour galante , où ils ne trouveraient pas leur hien-aimée. Ils resteront comme elle au drapeau vcslaliquc, en attendant le moment où ils puniront la suivre à l'armée et y hriguer sa préférence ; tout poursuivant étant de rdein droit admis à l'armée , a la suite de la vestale qui lui a concédé ce litre.

Un appât non moins fort pour le rôle de vestel sera celui des alliances monarcales dont ces jeunes gens obtiennent par fois la préférence | par faculté d'admission précoce aux grandes armées. | De là fient que leurs parents et amis les exciteront à rester dans le corps veslalique jusqu'à 10 ans, époque où ils iront à l'année, et où le plus pauvre vestel, s'il est remarquable parles moyens personnels, pourra espérer d'être choisi par quelque haute souveraine, comme géniteur d'héritier titulaire, el parvenir au litre d'époux, qtti, en Harmonie, KM donne aux hommes et aux femmes qu'autant qu'il \ a proiture visante et reconnue de l'un el de l'autre.

Les veslels auront sur ee point plus d'espoir de BU4 que h- ?eBtalefl dont on Verra I.; franche moitié échouer dans le rôle de génitrice : 1rs jeunes femmes en Harmonie

.■iini trop robustes pou voir de bonne hei

en verre bon nombre de stériles I perpétuité; i.i plupart

ne seront fécondes que vers l'Age de 25 M8. Dès lOM . ftUf

ringl vénales choisies pour génitrices mon n e.ilcs , 0n peut prévoir que div échoueront faute de fécondité: elles

n'obtiendront dans <■<• cas que le titre de vicé»ëpouse,

qui donne un droit dans les hoiries et un rang de dignitaire.

Les vestels n'auront pas ce risque à courir; une princesse ne viendra guère à l'armée pour y faire choix d'un géniteur, avant de s'être assurée par expérience qu'elle est en âge ou en état de fécondité.

Au sujet de ces choix, remarquons que l'Harmonie ne se hâte pas de reproduire dès l'âge de 14 ans, les lignées titulaires des douze degrés de souveraineté (11,576). Elle n'a jamais à craindre qu'un trône manque d'héritiers légitimes, ni que le défaut d'héritiers directs puisse causer aucun trouble. Répétons à cet égard qu'il faut différer toute objection jusqu'à l'exposé des équilibres de famillisme.

Si les princes et princesses venaient de bonne heure à l'armée pour y faire choix d'une génitrice ou d'un géniteur en titre, les vestales et vestels auraient peu de chances de préférence; caria première jeunesse, en amour, se passionne rarement pour ses égaux en âge; elle préfère volontiers ceux de 25 à 30. Lesprincesses qui devront faire un choix attendront d'autant mieux cet âge, qu'il serait contraire à la décence de voir arriver à l'armée une femme de 18 ans pour y donner la pomme à un jouvenceau. Une telle démarche n'aura rien de choquant chez une dame exercée , âgée de 25 à 30 ans. Ce délai tournera à l'avantage des vestels, parce qu'une femme un peu experte commence à prendre du goût pour les amants du premier âge.

On ne manquera donc pas d'amorces pour attirer au corps vestalique un tiers des jeunes gens de 15 à 19 ans. Ce rôle, bien loin de prêter à la raillerie, comme celui des Alexis et des Joseph, sera l'enseigne d'un caractère

254 ASSOCIATION COMPOS1 i

mâde , généreui , fidèle au\ amitiés de l'enfance ou aux espérances données par une vestale. D'ailleurs on en verra bon nombre, d'un et d'autre sexe, chanceler et passer successivement au damoisellat, tous débutant par le vestalat au sortir de la >>Q. tribu.

Ajoutons que les dames barmoniennes spéculent en amour bien différemment de nos dames civilisées, qui, incertaines sur les jouissances futures , se pressent de tout user sans songer au lendemain. Nos belles opèrent comme le soldat en pays ennemi, où il saigne toute la basse-cour, et verse les tonneaux plutôt que de rien laisser à ceux qui le suivront. Telles sont généralement les «lames civilisées qui n'ont aucune chance de spéculation sur les réserves de jeunes gens. Celles de l'Harmonie considèrent tous les jouvenceaux de la Phalange comme un corps de réserve qu'elles mettront à profit après les premiers amours. Elles savent que les femmes âgées auront tôt ou lard un contingent à recueillir sur les vestels plus que sur les damoiseaux : on en verra la preuve aux sections qui traiteront du faquiral cl des hautes harmonies d'amour. Dès lors le sexe féminin spéculera sur le relard amoureux des vestels el protégera cette compagnie.

H y aura entre les dames de ce nouvel ordre cl cel!e> du monde civilisé, la même différence qu'entre un propriétaire impatient qui dévaste et abat tous les jeunes Im.1^ , ou un agronome sensé qui entretien! ses Forêts bien amen ig< es el garnies de hautes futaies auxquelles il crainl de toucher avanl la pleine maturité

Usurémenl l«- second gagnera le double du premier,

en ne se prenant pas de jouir; et tel ^cra le calcul des dames harmonienne», toujours BSSeï pourvues d'hommes,

ainsi qu'on le verra au traité de la haute Harmonie.

J'ai prouvé que les veslels harmoniens n'auront rien du ridicule où tomberait un tel rôle en civilisation , et seront au contraire distingués à titre de caractères de forte trempe , en qui les germes de vertu l'emporteront sur l'amour. Ils en seront récompensés, soit par l'avantage d'obtenir à l'armée la vestale qu'ils auront attendue , soit par la préférence de magnâtes ou princesses qui auront un héritier à fournir pour les sceptres de divers degrés, soit par diverses voies d'avancement attachées à cette fonction. Ainsi le petit retard de 5 à 4 ans en exercice d'amour leur vaudra toujours des chances d'accroissement en fortune, en vigueur, en considération.

Quoique l'Harmonie prodigue à Tune et l'autre compagnie vestalique tous les délassements, elle s'attend avoir une moitié de la jeunesse opter, au bout de six mois ou un an , pour le damoisellal ; défection qui n'est point vice, ledit emploi étant nécessaire.

Une vestale est d'autant plus considérée, qu'elle n'a parmi ses poursuivants aucun préféré d'inclination : mais elle n'est pas congédiée pour en avoir un ; elle risque seulement d'être moins recherchée à l'armée par les princes qui viendront faire choix d'une génitrice. Au reste, leur vicaclive et joyeuse leurdonneassezde moyens de l'aire diversion à l'amour, contre qui le meilleur antidote est l'abondance môme (0 des poursuivants titrés et admis à leur cour.

(i) En théorie d'équilibre passionnel , il faut absorber la tentation vicieuse , par la multiplicité' des chances d'essor et par l'étendue des chances de compensation.

L'on voit quelques-uns de ces effets en civilisation, entre autres dans la classe des commis- marchands. Il nen est pas de plus généralement probe eu geMion , parce que c'est la classe qui

2 56 nOCIATION COMPOSl i

Lorsque les unions vestaliques sont consommées à l'armée, il est d'usage et la courtoisie exige que le plus Agé Mme le plus jeune en qualité de troubadour. La campagne leur est comptée double, comme chez nous les campa-

lierre, soit pour la vestale et son troubadour, soit pour la trou! adoure et son veste (12 campagnes donnent rang de paladin ou paladine).

Les troubadours vont se fixer quelque temps dans h Phalange do plus jeune; iUy jouissent du rang de magnat; leur vestale p issc au rang de pro-veslale. Gel m tendra commun,' ment aux femmes, et on verra d'ordinaire la troubadoure suivre le pro-vestel. >"os coutumes veulent que la femme parte avec un nomme qui Ta marchandée et obtenue : cette suite du mari s ussi galante (pie les négociations préalables du courtier.

Le> farouches admirateurs de l'antiquité ne manquer de s'informer par quel supplice on punit les pro- \ i et pro-Teslels qui manquent à la fidélité. Sont-ils,

comme aux beaux jours de la liberté ron; rrés

tout rifs pour le bien de la morale? Non : il- en -"iil ; la renonciation à leur rang; encore ne sont-ils déchus qu'à la deuxième infidélité connue , a moins que dés la miére il n'\ ait rupture formelle de la part de leur conjoint.

L< troubadour et la troubadoure qui viennent quelque temps avec une vestale ou un vestel , ne mao-

a le pli;- d'occasions de larcin. Peilt-etl lient- ib sou-

vent m pour l'avenu d. ment

qui les tootiennent dans la Toiei de h trebité*. Dèi Ion rcnoncniion iu larcin n'ait plu i riraliaa pour oui , avis opiion

.lie du i italique dam

dél us '• M,r-

quent pas de rejoindre ensuite leur Phalange. L'amour de la patrie est un lien trop fort en Harmonie , pour qu'aucun autre puisse le rompre. Au reste, chacun est libre à cet égard.

La stérilité d'une vestale n'ôtera souvent rien aux avantages que sa Phalange pouvait se promettre de la fécondité. Le monarque troubadour une fois habitué et choyé dans cette Phalange y fera choix de quelqu'autre femme d'une fécondité connue, et rarement il ira chercher ailleurs une génitrice.

En Harmonie , on distingue des degrés dans l'union des sexes : le mariage n'arrive en degré ultérieur et n'a lieu que lorsqu'il y a enfantement. La grossesse même n'est pas encore un motif suffisant pour concéder les titres d'époux et épouse ; car la femme peut accoucher d'un enfant mort, et le but de l'hymen ne sera point rempli; il n'y aura pas lien de famillisme.

Ces considérations obligent l'Harmonie à établir une échelle de droits et de titres en amour, et ne pas concéder le titre d'époux avant de savoir si la principale condition en sera remplie. Nous blâmons à bon droit l'autorité, lorsqu'elle nomme aux fonctions des gens qui n'ont aucune aptitude à les exercer. Il en est de même en mariage, dans l'Harmonie : si une femme est stérile, elle ne peut pas être épouse , créer le lien familial : elle reste aux échelons inférieurs (indiqués chap. XII); et il en est de même d'un homme qui, dans son union avec une femme déjà mère antérieurement, n'obtiendrait d'elle aucun enfant; il ne serait pas promu au rang d'époux.

Ces détails s'écartent de notre sujet , qui ne s'étend qu'aux premiers amours , à l'art de les concilier avec le progrès de l'industrie et des études, et avec l'harmonie

258 ASSOCIATION COMPOSKL.

générale. Il suffit qu'on ail to dans ces trois chapitre*, que les chances de vestaKte ou virginité sont aussi honoraires, aussi attrayantes en Harmonie, qu'elles sont ingrates dans l'état actuel, où la dépravation ne laisse en amour aucune carrière aux mœurs loyales ; pas même dans l'adolescence, et moins encore dans les périodes plus avancées, où l'amour n'est si souvent qu'un masque de vénalité et de méprisables intrigues.

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