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CHAPITRE XII

Gamme simple en Méthodes d'Enseignement.

Nouveau procès avec les ennemis des gammes, qui considèrent cette distribution comme arbitraire ou systématique ! On leur répliquera au traité des Séries mesurées. Au reste, qu'ils essayent de corriger la suivante que je donne comme ébauche, tableau approximatif. D'autres pourront le compléter et le régulariser en le portant à ieize méthodes, savoir :

2 en transition ;

2 en pivot;

\ 7 primaires ; 12 en gamme. \ , .

\ o secondaires ;

Je n'en donne ici que neuf; j'en ai d'autres égarées

dans les manuscrits. C'est une gamme difficile à mettre

au net ; un seul homme n'y réussirait guère; c'est pour-

ii5.

quoi je la réduis au mode simple de sept touches : c'en est assez pour mettre sur la voie ceux qui voudront l'amplifier et l'achever.

Gamme simple en méthodes d'enseignement.

$4 Amorces locales et spéciales.

• j \. Analyse directe ;

"Â ( 2, Analyse inverse ;

""H ( 3. Synthèse directe; ) u / 4. Synthèse inverse ; '

5. Cab. Les progressions composées; le classement des hommes et des choses en degrés et ordres.

6. Pap. La méthode ambiante ou hachée ; les parcours et retours; les éludes multiples et alternées.

7. Comp. Les alliages et applications; le parallélisme compose ; les éphemerides , mnémoniques , jeux adaptes.

X L'Analogie universelle.

ExpUcatiotli. 1. L'analyse directe ou méthode visuelle. Celte méthode comprend les arhres généalogiques, et les tableau en regard, en ordre composé, présentant par colonnes d'années ou de régnes, les événements et les individus historiques.

2. L'analyse inverse ou méthode alphabétique. Kl le comprend les dictionnaires, plus multipliés que jamais; quelques-uns en ordre composé ou classement «h» matières : l'Kncyclopédie méthodique est une analyse inversr comp

Ces dcu\ méthodes sont généralement approuvées el employées; personne n'a songé à accuser de ridicule aucune des deu\; («lies m1 prêtent UD appui mutuel. Il est

surprenant qu'on n'ait pas opine de même a l'égard des

deux méthodes synthétiques, el qu'on ait raille d'Ahm

bert parce qu'il a eu le bon sens de remontrer son siècle sur l'étourderie qui, depuis 3000 ans, fait négliger la synthèse inverse et prévaloir exclusivement la directe.

3. La synthèse directe est, en enseignement comme en histoire , la série des lumières acquises à partir de notions élémentaires, ou la série chronologique partant des âges les plus reculés, pour arriver successivement au temps présent ou au terme d'une période, comme l'histoire du Bas-Empire jusqu'à sa conquête par les Ottomans. C'est la méthode qu'on a toujours suivie en enseignement synthétique.

4. La synthèse inverse procède à contre-sens. Elle remonte du présent au passé, ou des connaissances acquises aux éléments de la science; méthode aussi nécessaire que la précédente, mais inusitée. D'AIembert fut ridiculisé lorsqu'il osa la proposer en histoire. Je dénoncerai plus loin cette prévention des modernes, qui en enseignement admettent les deux analyses et ne veulent pas admettre les deux synthèses. Cependant on les voit tous assister à des expériences de physique, où ils prennent le goût de la synthèse inverse, qui du spectacle des connaissances acquises remonte aux principes de la science.

o. Les progressions composées , qui classent les hommes et les faits par degré d'importance. Par exemple, sur la série des rois de France ou d'Angleterre, on peut former divers tableaux gradués:

Tableaux d'effets politiques, tels que la célébrité, par échelle d'individus et échelle de classe;

Tableaux d'effets matériels, comme celui de la durée des règnes, de la proportion des dépenses et autres branches d'administration.

282 ASSOCIATION COMPOS1 l .

Cetle méthode est cabalistique , en ce qu'elle oppose par premiers et derniers rangs les personnages, et les met en lutte graduée, assignant des premiers et derniers rangs , premiers et derniers ordres. J'ai dû la rapporter à la passion dite cabaliste, qui procède ainsi par Séries contrastées et graduées.

6. Le genre ambiant ou hache, débutant par un parcours superficiel, puis des retours partiels sur quelques portions de théorie , puis des e.vamcns plus approfondis , et des comparaisons de divers traités, gloses, controverses , variantes, etc.

Celte méthode alternante el papillonnante se rapponr à la 2e. passion distributive, nommée papillonne. Celui qui procède ainsi, a besoin de cumuler plusieurs études sans jamais se borner a une seule. Les écoles civilisées ne sont point en mesure de donner ce genre d'enseignement , el pourtant il est, comme tout autre, nécessaire à certains caractères qui ont la papillonne parmi leurs dominantes. C'est à peu près le seul dont je puisse faire U&age.

7. Les alliages et applications ; il en est de plusieurs espèces : les epliéniérides présentent des relations qui aident beaucoup la mémoire; les mnémoniques la soulagent quand elles sont ingénieuses , comme celle du hexamètre suivant, qui contient en autant de syllabes initiales, tous les noms des conoples œcuménique s

"Ni., .i.i : (.v.i.i.m. Ni.. <>.i v : L\.i \.i \ I.i.ii.m : FIA,™!.

Le premier esl Nicée ou Nicoraédie, le dernier est

Trente, Tridcntimun.

< ta emploie pour l'instruction des enfants beaucoup do jeui tkurés, jeux de cartes, (ende IVaè, en adaptant a.

chacune des cases ou des pièces, un événement, un sujet quelconque.

A cette méthode se rapportent les parallèles, genre que Plutarque a traité en simple. Je ne sache pas que personne l'ait traité en composé, par application d'un seul personnage à une masse d'autres comparativement examinés, et formant la monnaie d'un caractère tumulatif. Ce serait un sujet fort neuf pour un écrivain versé dans l'histoire; il deviendrait, par ce traité, un Plutarque composé.

Par exemple , on peut faire en ce genre un parallèle

très-frappant de Bonaparte avec un quadrille de rois de

France :

Pivotai. Quadrille. Cumulatif.

Clovis; Louis IX. ) Dr,x-.„.0T,r

Charlemagne. rr ' T VTT/r \ BOINAPARTE.

Hugues Capet ; Louis JL1F . \

Les rapports du personnage cumulatif avec Louis XIV et Charlemagne sont si nombreux et si saillants, que depuis la restauration l'on n'a pas fait entendre le moindre éloge de Louis XIV, qui auparavant occupait seul la déesse aux cent voix , et qui , en politique sociale , opérait selon le principe de Bonaparte, l'état, c'est moi. Ce n'est guère que depuis un ou deux ans que ce roi est un peu amnistié.

J'ai ébauché le parallèle ci-dessus; il devait former le sujet de la note H : mais je le supprime , comme touchant aux affaires de parti, auxquelles je suis étranger, et dont j'aurais parlé en juge neutre , en analyste fidèle ; c'est un moyen sûr de déplaire à tous les partis.

La 7e. méthode, comprenant ces parallèles composés, etc., correspond à la passion dite composite ou enr/renante, 5rae.desdislribulives. Cette méthode abrège

£>KÎ ASSOCIATION COMPOSÉE.

le travail de mémoire, autant que les logarithmes abrogent le calcul : aussi correspondent-ils (table 233) à la composite.

X L'analogie universelle; méthode indiquée à l'article Pivot inverse (III, 212). Celle-ci doit s'allier avec les 7 autres, s'appliquer à chacune, sauf à discerner laquelle ou lesquelles des 7 conviennent à un caractère: en v ajoutant le secours de l'analogie , on peut conjecturer que le progrès de l'élève sera triple en rapidité.

^ En transition, j'ai placé une méthode vague, dite amorce locale et spéciale. Elle consiste à faire" usage des bizarreries et écarts de règles qui peuvent exciter l'attention : tel est le roquement ou roquagc , fort usité dans l'épopée et le drame; on fixe d'abord l'imagination sur un fait remarquable, autour duquel on en groupe d'autres. Celle méthode irrégulière devient bonne, pourvu qu'elle réussisse à intéresser et stimuler. C'est à l'instituteur à BâYoif discerner les irrégularités convenables à chaque élève, les transitions opportunes qui réussiront a éveiller la curiosité, ou en style de commerce, à engrener V affaire.

Par exemple, Nisusàgè de l \ ans n'a pas de goùl pour l'étude de la géographie, mais il l'intéresse vivement à une guerre où se trouve son père , et dont chaque jour les guettes apportent les détails. Il faut lui en faire suivre les opérations sur la carte, jour par jour, en pointant imm des épingles les positions d'années. Ce sera un procède

de transition M amorce locale et spéciale. Quand il connaîtra ce pays, quand il s'y sera intéressé , il faudra savoir l'exciter à l'étude de la Bpbére entière, étendre sa curiosité- aux régions vicinales, et de proche en proche à tonte la mappemonde.

Laquelle des 7 méthodes faudra-t-il appliquer? Ce ne sera pas celle des civilisés, l'analyse directe, qui décompose progressivement de l'ensemble aux parties ; rien n'est moins engageant pour les élèves; on en rebute les 9/10 si on leur présente la sphère armiilaire et ses cercles : on les rebute plus facilement encore par la synthèse inverse, qui enseigne les distributions capricieuses et ridicules faites par la politique.

Peut-êlre on les amadouerait par un mélange des deux synthèses, de l'inverse ou division politique, avec la directe ou distribution des bassins; genre d'enseignement inconnu aujourd'hui: et peut-être faudrait-il combiner avec cette étude par bassins, un aperçu de géologie ou autres amorces locales et spéciales.

Le but étant de créer un germe d'intérêt chez l'étudiant, et développer ce germe par des moyens quelconques, toujours bons s'ils réussissent à passionner pour l'étude, on ne voit pas de quel motif peuvent s'appuyer les civilisés en proscrivant telle ou telle des 7 méthodes. Au dernier siècle on bfâma d'Alembert sur ce qu'il conseillait l'emploi de la synthèse inverse en étude de l'histoire. On lui reprochait de vouloir détruire le charme de l'histoire, et porter la sécheresse mathématique dans les méthodes d'enseignement (0.

(i) Toute découverte ou idée neuve risque d'être enfouie pour un siècle, si l'auteur ne lutte pas avec fermeté contre la plaisanterie, qui en France entre toujours en scène avant le raisonnement. Si les systèmes de Newton et Linné furent abandonnés aprè> avoir été entrevus par Pythagore et Hippocrate, ce fut peut-êtr« l'effet de quelques railleries contre lesquelles mollirent ces deux grands hommes. On peut, avec une vaste érudition, manquer par fois de caractère : d'Alembert, quoique doué du jugement le

JSh ASSOCIATION COMPOSl f ,

Étrange prévention '.aucune des >ept méthodes ne poru la sécheresse. Elles sont toutes utiles, sauf application aux caractères faits pour les goûter; et le système d'enseignement ne sera pas intégral, si on ne les emploie pas toutes : il restera heaucoup de caractères qui ne voudront pas mordre a l'hameçon, et qu'on accusera de nonchalance, d'impéritie, quand le tort sera tout entier du côte des méthodes inconvenantes.

Appliquons celte règle à l'histoire de France, la plu< insipide peut-être qu'il y ait au monde; car jusqu'au règne de François Ier., on y rencontre à peine un dixième des personnages ou des événements qui puisse exciter quelqu' intérêt ; et par cette raison, il convient de la faire étudier selon l'avis de d'Alembert, en synthèse m\ remontant du présont au passe. Jamais on ne rcu^n

plus sain, tomlv. dans cette faiblesse : il n'osa pas soutenir sa putposition avec la fermeté nece»aire a accréditer une idée neuve

Poor peu qu'oïl cède a la dc'traclion , elle circonvient rapidement les esprits. Quel cliarme pour la tourbe des gens médux de pouvoir dire a un d'Alembert : ■ Vous rêve/. ; vous avez quel • ijuefois des idées saugrenues : ces savants ont par moments besoin

d'ellébore! » et la -dessus, tout pygmee se rengorge, se croit un

cet veau mieux organise <iuc celui de d'Alembert : une coterie en-

s'admire elle-même, aux dépens du géomètre qu'elle croit

ucr dan> la droite voie. Ainsi fleurit le vandaliMue, ijuand le

.«•nie faiblit en lutte.

Je regarde ce petit suect s comme très-pernicieux ; car l'opil de d'Alembert conduisait '« de* princi| r l'ordre

0001004^! et l*emploi simultané dm modes inverse et direct. Uno fois appliqué a l'histoire, on l'aurait étendu plu> loin, et peu: au système entier de h politique sociale, pour en déduire ta règle de dualité du mouvement (11, if)î et cette fois comme tant d'autres, une petite cause aurait produit un grand effet

d'emblée à fixer l'attention sur Pharamond , Clodion , Mérovée et Childéric , non plus que sur une galerie de monarques insignifiants , comme

Louis le Bègue, Charles le Simple,

Louis le Gros, Charles le Gros ,

Louis le Hutin, Charles le Chauve,

Louis le Fainéant, Philippe le Long; et tant d'autres de même force , parmi lesquels deux ou trois exceptions, comme Charlemagne , attestent la fadeur générale du sujet.

Pour intéresser un élève, il sera plus prudent de commencer par les derniers rois, et remonter jusqu'à François Ier. Ici, d'Alembert et sa méthode inverse auront gain de cause ; puis , pour amorcer à l'étude des règnes antérieurs, il faudra recourir à d'autres voies, comme parallèles, [mnémoniques,] éphémérides, contrastes. L'échelle inverse ou marche rétrograde n'aurait plus d'attrait au delà de François Ier.

Au sujet de ces méthodes applicables à l'Histoire de France, remarquons le tort des Français qui ont raillé d'Alembert pour avoir proposé la plus convenable à l'histoire de leur pays. Tel qui ne s'intéresserait ni à Philippe le Long ni à Pépin le Bref, s'intéresse au roi existant , et par suite à son père , à son aïeul ; de proche en proche on l'amènera facilement à étudier le règne de Louis le Grand, qui, après avoir tant guerroyé et fatigué le monde , n'a su pousser sa frontière qu'à 24 heures de sa capitale, sans pouvoir atteindre seulement à ses limites naturelles ; Bies-Bos; Meuse; versant de Roer, KiLLet Sarre; Vos- (.f.s ; Jura; Léman; Alpes et Pyrénées (dont l'Espagne a gardé trois grandes vallées en versant français).

L'intérêt (pie ce règne doit exciter sous d'aulres rap-

ports se reportera sur les règnes également fameux par les guerres et conquêtes inutiles, comme ceux deCharlemagne et Louis IX. La synthèse inverse est donc, quoi qu'on en dise, une méthode fort utile et très-opportune en sujets arides, si elle est soutenue de parallèles composés.

Il est vrai que d'Alemhert en la proposant eut un tort ; il aurait du se signer d'ALUBERTiNGHAM ou (I'Alembertendorff ; moyennant cette précaution, son avis aurait été déclaré un trait de lumière. Si l'on veut faire tomber dans l'oubli une idée heureuse, il suffît de la faire présenter en France par un Français. (Voyez Avant-Propos, l'art. GRÏMM), post.

On verra au traité des caractères que moitié d'entre eux (■tant d'ordre inverse, en majeur comme en mineur, celte moitié incline à préférer les méthodes inverses , comme celle (jue proposait d'Alemhert. Ceux qui opinent exclusivement pour l'une ou l'autre, sont également dans l'erreur; toute voie étant la meilleure quand elle réussit à créer l'émulation, rendre l'étude attrayante et profitable.

Si nous avions à prononcer sur les procèdes contraires de deux pécheurs dont l'un attraperait les poissons par la tète et l'autre par la queue , chacun de nous dirait : je donne la préférence à celui qui apportera le plus de poisson ; pris de tète ou de queue, peu importe, pourvu qu'on tienne; et si tous deux en prennent une ample quantité, I iis-ez-lcs pécher chacun à sa guise : on paralyserait l'un des deux, en l'astreignant à imiter le procédé de l'autre.

La règle est la même en fait d'enseignement. Qu'on prenne la science en tète OU en queue , peu importe, pourvu que l'étudiant la saisisse. < >r, il est certain qu'en histoire moderne, la science prise en queue, en Ijnthèse

inverse, intéressera mieux que si l'on débutait par l'origine des empires actuels, dont les premiers âges sont si insipides à la lecture, qu'il est impossible qu'un enfant v prenne le moindre intérêt.

Pourquoi donc proscrire ni la synthèse inverse ni aucune autre méthode? L'institution doit les varier selon les caractères des étudiants, selon les doses d'intérêt que peut exciter chaque sujet traité.

Ce serait maladresse d'employer une méthode unique pour enseigner les histoires ancienne et moderne : l'intérêt est vif d'un côté et nul de l'autre. L'enfant relient aisément les histoires anciennes parsemées de merveilleux et de monstruosités. Au moyen de cet alliage, le crime est composé et noble chez les anciens ; il est trivial et simple chez les modernes, où le merveilleux ne figure jamais.

De là vient qu'un lecteur, à moins d'intérêt spécial, ne parvient que difficilement à retenir quelques parcelles de l'Histoire de France primitive, et que, loin d'être fondé à proscrire dans cette étude la synthèse inverse, il faut l'y introduire, étayée des trois méthodes 5,6, 7 et autres que l'Harmonie emploiera concurremment; évitant le mode exclusif et simple qui se fixe au procédé d'un sophiste en crédit, le généralise dans les écoles, et le proscrit peu après, pour substituer au gré de quelque autre sophiste un mode également vicieux, par cela seul qu'il est exclusif.

Celte manie exclusive du monde savant s'est malheureusement étendue des parties au tout. Sur l'ensemble des études sociales, ils ont exclu la moitié la plus intéressante, celle de l'avenir ou des destinées. Les regards de la science ne se portent que sur le passé ; elle s'extasie iv. i5

• levant quoique vieille pierre qui date du déluge, devant quelques antiquailles inutiles, comme le zodiaque de Denderah, d'où on ne tirera pas la moindre connaissance utile au bonheur des sociétés.

Absorbée dans ses explorations rétrogrades, elle néglige toute recherche ultrograde : on a môme frappé de ridicule cotte étude qui, si on l'eut traitée régulièrement, aurait conduit bien vite à la découverte de quelque branche de destinée, au moins dugarantisme, 6e. période. On aurait conclu a cette recherche, du moment où la science aurait su constater l'abîme (i) où court le monde civilisé.

< )n a vu que, loin de pencher pour l'exclusivité de méthode, en enseignement, ni en cultures, les Harmoniens ménageront, dans chaque Phalange, l'emploi des sept méthodes unies à celles do pivot et transition, sauf à en appliquer à chaque sujet ce qui sera adapté à ses moyens naturels.

J)e cet assortiment de méthodes naîtra {intégralité

(i) Quels aperçus aurait donnes une recherche sur l'avenir de la civilisation bornée a son quadrille de moyens actuels ? [ K Salaire décroissant. \ 1. Esprit mercantile. 7*. Fiscalité croissante

3. Monopole maritime. 4. Pullulation alarmante s Discordes enracinées.

I ois sont les germes d'où h philosophie tire l'augure d'une perfectibilité colossale sans entier dans aucun détail; car toutes ses tpinions sur l'avenir ne sont qu'escobarderie , refus d'augures méthodiques dont elle esquive II* problème en nous promettant des torrents de perfectibilité : elle nous gasconne comme les diseurs de bonne fortune qui promettent : à la jeune fille , qu'elle va être heureu e i o amour et mariée à celui qu'elle aime : puis à *a mère, qu'elle v.» recevoir comme Gulistan deux droma I

spirituelle d'enseignement. On y joindra l'intégralité matérielle; 1°. par les ouvrages indiqués (III, 387), dont on meublera la bibliothèque minime (destinée à l'enfance); 2°. par le concours de lumières et de centenaires instruits en tous genres, et qui abonderont dans les divers cantons.

Cette réunion complète de moyens matériels et spirituels élèvera, dans chaque Phalange, l'enseignement au degré intégral composé ; perfection très-supérieure à celle que peuvent offrir aujourd'hui les capitales de Paris et Londres, où l'enseignement est aune distance infinie du degré intégral composé. Au reste, il n'est qu'au berceau tant qu'on ignore la voie des progrès rapides, l'analogie des substances avec les passions (Pivot inverse).

Il reste à parler du procédé employé pour la distribution de l'enseignement harmonien ; c'est le mutualisme composé convergent , bien différent du mutualisme simple, récemment introduit dans les écoles civilisées. Je vais en traiter dans un petit article pivotai.

chargés d'or. Tels sont en substance les raisonnements de la philosophie sur l'avenir politique du corps civilisé.

Pour peu qu'on eût spéculé régulièrement sur le fâcheux quatuor d'éléments sociaux indiqués plus haut, on aurait reconnu dans la civilisation actuelle un corps qui tombe en caducité, un empiétement de tous les vices politiques, et une imminence de crise funeste qui serait la chute en 4e. phase ou féodalité mercantile ( II, 207 ) ; la coalition des Crésus de la haute banque avec les grands propriétaires, pour museler celte populace croissante depuis la vaccine, bâillonner les insidieux apôtres de liberté, partager le gâteau de féodalité entre le haut agiotage et la noblesse, établir la féodalité composée au lieu de la simple. Telle est, au plus juste, la perfectibilité ou court à grands pas la civilisation moderne.

s CHAPITRE PIVOT Al.

Procédés dXnseigoeiiieol barmooieo.

(Quelques hommes respectables, tels que Montaigne, Rollin, Rousseau, ont pensé avec raison qu'il faudrait introduire dans l'enseignement une attraction respective ou intimité entre les maîtres et les disciples. Rien i plus vrai : mais cette sage intention est , comme tant d'autres, incompatible avec le régime civilisé : elle est contrari*

D'un côté par la répugnance des enfants pour l'étude qui manque de véhicules attrayants :

h autre coté par la triste condition et le média r< laire auquel aonl réduits les instituteurs

L'état sociétaire fait disparaître ces deux fines : la civilisation ne peut pas même en extirper un seul. Ainsi, les Montaigne, les Rollin. les Rousseau* ont fait un rêve extra- civilisé, quand iU <>nt souhaité que le goût au tra\ail el l'intimité entre élèves et maîtres, pussent régner dans I. s ««coles actuelle

qui manque à nos grands hommes dans les occasions OÙ il> ont des vues louables, c'est de ne savoir pas

s'élever a reconnaître, que tout ce qui est beau . kon» sage, grandiose t eei incompatible avec la civilisation , • \ qu'au dru 4e perén du Unwpt KimumeUictiom

tlu bien dam a chaque de vices qui ne saurait h ■

porter, il faudrait I têt n découvrit ><»> todété

différente et compatM avec h bien,

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