‹ Œuvres complètesChapitre 78 sur 276 · IV · texte numérisé non relu

IV

kSSOt . I "Ml os^

d'autre les germes de haine. S'il faut attendre d'un point le tout ou majeure partie de son bien-être , le jeune homme, en butte aux privations, ne peut pas timer les

nteurs de son futur patrimoine.

aussi tous les vieillards opulents de civilisation sont-ils plutôt haïs qu'aimés de leurs hoirs; ils le savent; ils se dé tient d'eux et cherchent ailleurs des amis, ils sont d'autant moins aimes, (jue le lot est plus copieux. L'hêriliei se dissimule cette ingratitude; il se persuade qu'il ne le> hait pas : mais est-ce aimer un homme, que de lui souhaiter en secret un prompt départ pour le grand ><>\ Effet inévitable des hoiries concentrées et limitées à un petit nombre de successeurs!

xinsi Tordre civilisé, en comprimant l'essor des j

5, m 1rs restreignant dans un cercle étroit, trans forme en germes de haine tout ce qui sérail lion dans le cas de vaste essor. .Notre système social crée a chaque père, dans ses enfants . une troupe de conspirateun intentionnels : ils le sont même involontairement , el les exceptions confirment la règle. D'ailleurs, i! n'y sira jamais de franche piété filiale, tant que l'état des

es poussera à désirer prompte jouissance de la cession, désir qui implique celui de la mort du père ou détenteur de la proie convoitée. Les rois sont plus que d'autres sujets à cette disgrâce, leur place •'tant, pour l'héritier, l'objet d'un violent désir.

mit re point la politique familiale se trouve, comme l'administrative , en état de swplismj » i faus ( Ulterpause , 532. ) Elle mel aux prises les deux res rU, affection eiinU l <'>i vouloir que l'un des deux él

,,.-. or, ce ne sera pas, en civilisation , l'intérêt qui

criera le pas aux devoirs d'atlection; il faut m

UT RE IV. SECTION VII. fô9

tasme qui les concilie , et qui fasse trouver les convenances d'intérêt clans la longévité môme. II n'est d'autre moyen que les hoiries disséminées en 3 ou 4 ordres; effet résultant des deux conditions de Polygamie bissexuelle et longévité septigënère. A ce prix, le descendant ressent pour l'ascendant une affection composée, où le vœu de l'intérêt coïncide avec celui de l'amour filial , et milite spéculativement pour la longévité.

Quelle cacophonie, quelle duplicité d'action dans ton i le système des affections familiales civilisées! La fausseté en est si avérée, que chacun, après la mort d'un père , félicite hautement et crûment le fils héritier sur ce qu'il va enfin jouir. Cet enfin est synonyme du tandem custode remoto: on s'avoue nettement, après la mort du père, que le fils était impatient de cette mort, comme le jouvenceau d'Horace l'est du départ de son pédant.

A la vérité , ce n'est ni au fils , ni en sa présence , qu'on tient ce langage , mais en son absence ; on raisonne sur ce ton dans les compagnies les plus morales, dans celles où l'héritier viendra, un quart-d'heure après, jouer la comêdie et assurer qu'il aurait voulu que celte jouissance fui différée de 20 ans. On sait ce qu'il faut en croire.

Je ne saurais trop accuser cet odieux mécanisme des hoiries concentrées, qui excite l'héritier à souhaiter 1 1 mort du bienfaiteur, même d'un père, et à plus forte raison d'un frère, d'un oncle, et d'un parent éloigné. Ainsi, le civilisé est poussé dans la tombe par ceux mêmes dont il fera le bonheur : juste représaille de la nature contr cet ègolsme paternel qui donne aux chefs de famille un cœur de fer pour tout le reste du genre humain, et leur persuade qu'ils ne doivent de sollicitude qu'à leurs enfants! Si chacun est vertueux pour accorder sa tendresse à !

ASSOCIATION COMl'OM

• M | .-ion exclusive, il s'ensuivra qu'une dévergondée comme Mcssaline, une empoisonneuse comme Locuste, seront des ûmes sensibles, parce qu'elles soni ifteotoeuses j>our leur enfant ou leur amant.

H reste à parler d'un :2e. ralliement en titre de consanguinité; c'est le descendant, du Mipélïeur à l'inférieur, les lignées en majorité.

Sur 1,600 individus dont se compose la Phalange, !«• be Ithuriel est parent de la majorité : en effet m . miants vivants en ligne directe s'élèvent à 120 au moins: sesadoptifs au même nombre; total 24a0 : soit 21 O, formant le 8e. du canton; en ajoutant les collatéraux de celle lignée directe, on aura au moins le quadruple. 800

. 9 M \ ; total 1 ,000 : c'est plu> de moitié de la PanJai de sorte qu'Ithuriel, par esprit de famille, est tort

If bien public, le bien de la Phalange entière, donl

^ont ses parents, et les 5/8". sont d'anciens

amis ou jeunes co-seclaircs en industrie, d'anciennes

niait i «ses on faire enfants. Cette impulsion est ralliement

descendant, établi du supérieur en loilfl -

Ici , comme dans le régime des hoiries disséminé* a . le

inisme devient composé : le même esprit familial qui

port»* un civilisé à désirer le bien de sa Famille aux dépens

;.i bien de la masse, portera [thoriei à ne dé<ir<'i que If

bien de h Phalange qui asl en majorité sa famille. <"t en

minorité son amie. Ici enfin l'intérêt familial se irons.'

• \ 1 1 ; intérêt public dont il e>t iana isolé

le mécanisme civilisé. Ce ralliement par majorité de

lignée pourrait être le sujet d'un ample chapitre, si le dé

d'espace ne me forç lil à abréger. Il resterait à

inadrille de liens familials d'Harmonie, quelques

observations générales qui seront mieux placées aux Post-alables.

Page 1