‹ Œuvres complètesChapitre 84 sur 276 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Propriétés de la répartition équilii)rcc.

j'en rassemble ici trois que j'aurai souvent occasion de citer. Pour les faire bien apprécier, je les analyse dans un chapitre à part, et je les borne à trois sur cent.

1°. L intimité des classes riche et pauvre. Elle naît du désintéressement des riches sur le lot de c5/12» alloue au travail. L'abandon qu'ils en font communément est un ressort d'amitié collective parmi les harmoniens : on voit chez eux les riches idolâtrés par les pauvres qui participent indirectement à leur bien-être. Je laisse à penser quelle est la reconnaissance d'un père pauvre qui voit, dans "20 groupes de sa Phalange, 20 magnats ou magnâtes abandonner leur part industrielle à son enfant , l'instruire sur les procédés de l'art, le choyer, l'entraîner à l'envi dans leurs fêtes corporatives, le titrer adoptivement en participation d'hoirie : un tel père sera un Décius quand il faudra servir le corps des magnats.

Ainsi le régime sociétaire sait créer à chaque pas des liens, des germes d'affection entre les classes riche et pauvre, aujourd'hui animées respectivement d'une haine implacable. On voit toujours , dans les séries pass. , un magnat enrichir vingt familles pauvres et s'en faire aimer, dans la môme situation qui, en régime civilisé, le conduirait à spolier les 20 familles pauvres et s'en faire abhorrer.

J'ai cité en 7e. section, maintes voies de ralliement allectueux du pauvre au riche. Il s'en faut de beaucoup que je les aie toutes fait connaître : nous en découvrirona chaque pas dans les relations d'harmonie, où la violente

)l<» SS0CIAT10H COMPOSLI!.

haine des pauvres acluels contre les riches est transformée en affection idolâtre, en dévouement sans bornes.

De là ?ient qu'en Harmonie, un monarque sourirait de

pitié si on lui proposait une garde; il répondrait : ceux

qui m'entourent sont tous mes gardiens de cœur, sans

jeune solde ni spéculation mercenaire; ils sont de plus

gratuitement mes gardes d'apparat, dans le cérémonial

i tous figurent en parade sous ma président ; i donc ,

ris Irais et par pure affection, ce que vos monarque

civilisée ne pouvaient se procurer a aucun prix; car il>

n'étaient gardés que mercenairement et non passionn

ment; encore bien ma! gardés, notamment Paul Ier.,

V et Gustave; et bien malheureux de ne i croire en- sûreté au milieu de leurs sujets, être réduits s'entourer d'étrangers stipendia

2. Le concert d'extrêmes inégalités. C'est une propriété a mentionner en réponse aux chimères philosophiqm Il suffirait d'une ombre d'égalité, d'un rapprochement <, fortunes, pour anéantir l'effet de la bienveillance que je viens de citer, l'abandon de ce qui excède le lot de minium, Si aucun des sociétaires ne possédai! une graodt fortune, aucun ne voudrait abandonner, sur le lot de ti vail fou de talent , son excédant de minimum aux < ofan el aspirants pauvres. Chacun pressé par te besoin de gain se trouverait lésé d'être i au 5e. ou 'i(\ lot. II y aurait

de toutes paris conflit de cupidité, qui étoufferait !

germes de générosité.

.Mais si le groupe contient des soc; . ;rande i tune, ils seront assez satisfaits de la portion consi lérable qui leur échoira <in dividende actionnaire ou loi i pi-

taux : ils dépendront génél UX el bberaux sur le loi

oir en di\ idende industriel

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