MAX, THÉCLA, CONRAD
TIIÉCLA.
Eh bien, mon prince, vous avez tout dit à la grande-duchesse ?
MAX
Oui.
THÉCLA
Alors... je suis libre... je puis sortir?
MAX
Non.
THÉCLA
Et pourquoi?
MAX, en confidence.
Elle n*a pas voulu me croire... moi !
THÉCLA
Est-il possible !
Elle a une idée arrêtée, une idée qui s'est portée sur un autre qu elle ne m'a pas nommé... Mais son entêtement ou sa conviction est telle, qu'un instant, je vous l'avouerai, j'ai
douté moi-même de votre mari. (Thécla se recule et laisse voir
Conrad, qu'elle présente à Max.) Ah! je ne douto plus maintenant 1
CONRAD, baissant la tête.
Mon prince... mon général... pardon!...
MAX
Vous n'avez plus rien à craindre, monsieur Conrad, vous êtes sous ma garde... (souriant.) Je conçois que, malgré toutes les recherches, on n'ait pu trouver^ le fugitif dans le palais ; il était caché chez vous.
LA FRILEUSE
CONRAD, se récriant.
Ah! gardez- VOUS de croire...
MAX
Vous n'avez pas besoin de vous justifier... c'est de droit... c'est légitime... je connais et j'approuve les nœuds qui vous unissent.
CONRAD, étonné.
Quoil Vous savez déjà?... (Regardant Thécia.) Et commcnt se fait-il que le prince?...
THÉCLÂ, froidement.
Je lui ai tout avoué.
CONRAD
Tout?...
MAX
Oui, tout! (secouant la tête.) Mais je crains bien, mes chers amis, que vous n'ayez encore bien des obstacles.
CONRAD, étonné.
Vous croyez ?
THECLA, embarrassée.
Et lesquels?