‹ Œuvres complètes: comédies, drames (volume 2)Chapitre 150 sur 156 · MAX, THÉCLA, CONRAD · texte numérisé non relu

MAX, THÉCLA, CONRAD

TIIÉCLA.

Eh bien, mon prince, vous avez tout dit à la grande-duchesse ?

MAX

Oui.

THÉCLA

Alors... je suis libre... je puis sortir?

MAX

Non.

THÉCLA

Et pourquoi?

MAX, en confidence.

Elle n*a pas voulu me croire... moi !

THÉCLA

Est-il possible !

Elle a une idée arrêtée, une idée qui s'est portée sur un autre qu elle ne m'a pas nommé... Mais son entêtement ou sa conviction est telle, qu'un instant, je vous l'avouerai, j'ai

douté moi-même de votre mari. (Thécla se recule et laisse voir

Conrad, qu'elle présente à Max.) Ah! je ne douto plus maintenant 1

CONRAD, baissant la tête.

Mon prince... mon général... pardon!...

MAX

Vous n'avez plus rien à craindre, monsieur Conrad, vous êtes sous ma garde... (souriant.) Je conçois que, malgré toutes les recherches, on n'ait pu trouver^ le fugitif dans le palais ; il était caché chez vous.

LA FRILEUSE

CONRAD, se récriant.

Ah! gardez- VOUS de croire...

MAX

Vous n'avez pas besoin de vous justifier... c'est de droit... c'est légitime... je connais et j'approuve les nœuds qui vous unissent.

CONRAD, étonné.

Quoil Vous savez déjà?... (Regardant Thécia.) Et commcnt se fait-il que le prince?...

THÉCLÂ, froidement.

Je lui ai tout avoué.

CONRAD

Tout?...

MAX

Oui, tout! (secouant la tête.) Mais je crains bien, mes chers amis, que vous n'ayez encore bien des obstacles.

CONRAD, étonné.

Vous croyez ?

THECLA, embarrassée.

Et lesquels?

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