SCÈNE XII
Les mêmes; OLGA, toutes les Dames de la cour entrant par
la gauche, DES SEIGNEURS DE LA COUR par la droite. OLGA, effrayée.
Le czar!... eh mon Dieu, qu'y a-L-il?...
LA GZARINE
LE CZAR, s'adressant aux femmes de la czarine, et allant vers elles.
Quelles sont les demoiselles d'honneur qui habitent dans le pavillon du Sud, près de la czarine ?
OLGA
Moi, sire.
LE CZAJl.
Et les autres?
OLGA, naïvement.
Pas d'autres.
LE CZAR, étonné.
Vous seule !... princesse Menzikoff. .
SAPIEHA, vivement au czar, à voix basse et avec effroi.
Sire, au nom du ciel ! Votre Majesté m'a promis le silence !... Une jeune fille qui ne payait mon amour que d'indifférence...
LE CZAR, avec ironie.
C'est bien invraisemblable !
Et dans mon désespoir, dans ma folie... j'ai osé, à son insu, pénétrei: dans ce pavillon... pour elle...
LE CZAR, regardant du côté de la czarine.
Pour elle ?
LA CZARINE, voyant le czar qui la regarde.
Ou'avez-vous donc, sire ?
LE CZAR, s'approchent d'elle lentement et après un instant de silence.
Je fais une remarque... c'est que M. de Sapieha est bien ému.
LA CZARINE, essayant de sourire.
C'est facile à comprendre!...
LE CZAR
Et que la personne la plus calme de nous (Regardant oiga.) est celle qui devrait 1 être le moins! Approchez, ma fille; j'avais promis au prince, votre père, qu'aussitôt votre présentation à la cour je m'occuperais de vous marier...
OLGA, tristement.
Rien ne presse, sire !
LE CZAR, la regardant, ainsi que Snpîeha et la czarine.
Je pense le contraire! Vous épouserez, ce soir... dans la chapelle du palais, le comte Sapieha.
/ OLGA, avec joie.
2 ) LA CZARINE, aven tlonlonr.
^ \ Lui ! p^rand Dieu !...
W I SAPIEHA, stupéfait.
\ Qu'entends-je ?
LA CZVRÏNE.
Mais, sire !...
LE CZ\R, sévèrement.
Ce sera!
LA CZARINE
Mais cependant...
LE CZAR, à la czarine.
Y trouvez -VOUS quelque objection?...
LA CZARINE
Moi, sire... aucune... Mais cette jeune fille, peut-être...
LE CZAR
Qu'a-t-elle à dire?
OLGA, baissant les yeux.
Que je serais heureuse de me soumettre à la volonté de Votre Majesté! mais jamais... je le sais... (voyant Menzikoff qui t-ntrepar le fond.) jamais mou père ne consentira...
LE CZAR
C'est ce que nous verrons !