‹ Œuvres complètes: comédies, drames (volume 3)Chapitre 65 sur 142 · HORTENSE, D'ANCENIS, PAIMPOL · texte numérisé non relu

HORTENSE, D'ANCENIS, PAIMPOL

HORTENSE

Est-ce ma présence qui cause votre fuite, mon cousin?

d'ANCENIS, troublé.

Pouvez-vous le penser... mademoiselle, je veux dire... ma cousine... moi qui, sans vous connaître, aurais donné tout au monde... pour l'espojr seulement des liens de parenté qui nous unissent et que j'étais loin de soupçonner.

PAIMPOL

Quoi ! vraiment, vous ne vous connaissiez pas?...

Eh I mon Dieu non !

HORTENSE

Mon cousin a dit vrai.

(Elle s'assied à gauche et prend son ouvrage.) d'ANCENIS.

Et c'est pour cela... que je serais charmé... de faire connaissance. ..

PAIMPOL, à demi-voix.

Et de lui parler pour moi.

MON ÉTOILE

P'ancenis.

Précisément, (a demi-voix.) A une condition... cours vite... tâche de rejoindre la petite jardinière... que j'ai envoyée à

la manufacture. (Regardant du côté de la porte vitrée, à droite.)

Tiens, elle n'est pas encore partie... je l'aperçois au bout de l'allée, dis-lui qu'elle ne fasse point ma commission et qu'elle me rapporte à l'instant même... ce que je lui ai confié !

PAÎMPOL.

Je ne comprends pas...

d'ancenis.

Ce n'est pas nécessaire... pars !... ne perds pas une minute...

Dans cette famille-là... ils sont tous étonnants !... (Rencontrant un geste de d'Ancenis.) et tOUS preSSés !

(il sort.)

Page 1