SCÈNE X
Les mêmes ; M. DE COURCELLES.
M. DE COURCELLES, applaudissant.
Bravo! bravo!
M""^ DE BLANGY ET M. DE BUSSIÈRES, s'éloignant l'un de l'autre.
Ah ! mon Dieu !
M. DE COURCELLES
Continuez, de grâce ; que je ne vous dérange pas.
M™^ DE BLANGY
Est-ce qu'il y a longtemps que vous étiez là?
M. DE COURCELLES
Depuis le si bémol, et je vous demande pardon de mon indiscrétion, car je n'étais pas invité au concert, ni au bal.
M™® DE BLANGY
Monsieur...
M. DE COURCELLES
Je venais pour parler d'affaires... avec monsieur; mais nous pouvons remettre...
Non, monsieur; et quant, à ce que vous venez d'entendre, quand vous saurez dans quelle intention...
M. DE COURCELLES
Eh! mon Dieu! madame, vous n'avez pas besoin de justifier auprès de moi un oubli... de douleur; et je ne puis trop remercier monsieur, dont l'entretien et dont l'aimable gaieté ont contribué à vous distraire.
M. DE BUSSIÈRES
Monsieur...
M™^ DE BLANGY
Vous avez à parler d'affaires, à renouveler connaissance, je vous laisse ; j'espère que monsieur nous restera à dîner.
M. DE BUSSIÈRES
Je n'ai garde de refuser.
M. DE COURCELLES
A merveille, à condition que ce soir on achèvera le morceau que j'ai interrompu; j'y tiens.
Hime DE BLANGY, souriant.
Gomme monsieur voudra.
M. DE BUSSIÈRES, s'inclinant.
Je suis à vos ordres.
M"^ DE BLANGY
A ce soir.
A ce soir.
M. DE COURCELLES
Vous êtes charmant.'?-
LES INCONSOLABLES
M'"® DE BLANGY
Vous trouvez ?
M. DE COURCELLES
Le sourire vous va si bien (a demi-voix.) qu'il y a longtemps que vous devriez être consolée, ne fût-ce que par coquetterie.
M™e DE BLANGY.
Voilà en effet un motif déterminant ; j'y songerai.
(Elle salue, et sort.)