‹ Œuvres complètes: comédies, dramesChapitre 79 sur 199 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les mêmes ; AMÉLIE, SOPHIE, ACHILLE.

AMÉLIE

Nous voici revenus au point d'où nous étions partis... Il est charmant, ce parc... mais c'est un véritable labyrinthe.

SOPHIE

Heureusement nous n'y avons pas rencontré le Minotaure.

ACHILLE, riant.

Il est à Paris.

DARCEY, qui jusque-là s'est tenu à l'écart, s'arance près d'Achille.

Non, monsieur.

(Exclamation générale.)

ACHILLE

Ma foi, monsieur, qui se serait douté que vous étiez là à m'écouter? Rien n'est plus désobligeant que d'être écouté... Vous excuserez la plaisanterie, j'espère.

DARCEY

Monsieur !...

ACHILLE

L'air de la campagne pousse singuUèrement aux bons mots ; et, sans examiner s'ils sont exacts, la langue s'en débarrasse.

DARCEY

Je comprends cela à merveille, mais...

ACHILLE

Trop bon, en vérité.

DARCEY

Mais j'ai un grand travers d'esprit, je n'aime pas les fats...

DIX ANS DE LA VIE d'UNE FEMME

ACHILLE

Ah! vous n'aimez pas?...

Non, je ne les aime pas ; et quand ils s'introduisent chez moi (Regardant les deux dames) daus quelque Compagnie qu'ils se trouvent, je les chasse sans balancer.

ACHILLE, sur les épines.

Fort bien, fort bien ; je disais tout à l'heure...

DARCEY, élevant la voix.

Monsieur, vous m'avez compris...

SOPHIE, à Amélie.

Il n'y a pas moyen d'y tenir ; sortons, ma chère.

(Elle sort en donnant la main à Achille.] DARCEY.

Je serais désolé de vous retenir.

AMÉLIE

Monsieur, un pareil outrage...

DARCEY

Madame de Laferrier me permettra-t-elle de la reconduire jusqu'à sa voiture ?

(il sort en donnant la main à Amélie.)

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