‹ Œuvres completes d'Alexis de Tocqueville PubliéesChapitre 17 sur 48 · EXTRAIT DES NOTES · texte numérisé non relu

EXTRAIT DES NOTES

‘2° La place mémo du gouvernement comme gouvernement, c’est-à-dire comme exécuteur des lois générait s, n’est point marquée au milieu de tout ce système.

5° Le système ne s’applique qu’aux pays d’élection et non aux pays d'étals. Cela peut aller encore quand il s’agit des municipalités de paroisse, d’arrondissement, de province. Mais pour la municipalité royale! que signifie cette représentation nationale des deux tiers seulement du royaume ?

4° Mais ce qui confond (si Turgol a dit toute sa pensée), c’est qu’il croie faire une réforme administrative principalement destinée à faciliter la réforme de l’impôt et sa bonne répartition, et qu’il n’aperçoive pas (ju’il commence une immense révolution qui change la constitution de l’État de fond en comble; que les assemblées de paroisses, d’arrondissements, de provinces deviendront des corps politiques dont on n’a pas eu l'idée jusque-là ; que la municipalité royale, qui se sentira la représentation de toute ou rie la plus grande partie de la nation, ne pourra être réduite longtemps à répartir un impôt qu’elle ne vote pas... une réforme si limitée et si timide si l’on considère son objet; si illimitée, si audacieuse en même temps, si on considère où elle conduit!... Ce qui confond, c’est de lui voir décider si vile un plan si nouveau dont les conséquences peuvent être infinies, en digérer si peu les idées, en proposer l’adoption immédiate sinon pour l’année courante, au moins pour l’année d’après (t. Vil, p. 47*2), comme s’il ne s’agissait que d’une simple réforme ad-

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