‹ Œuvres complétes d'Alfred de Musset Œuvres posthumesChapitre 65 sur 106 · SCÈNE V LES MÊMES, VALBHDN · texte numérisé non relu

SCÈNE V LES MÊMES, VALBHDN

LA COMTESSE

C'est vous, monsieur! Gomment vous va?

VÀLBRUN.

Madame, je me reprochais d'avoir passé hier la

134 ŒDÏRBS POSTHUMES.

journée sans vous voir; j'ai été forcé... malgré

moi...

A Prdvinnc!.

Bonjour, Edouard ; j'ai été oblige. . .

LA COMTESSE

Vous aveu été obligé...

VALBRUN

Oui, j'ai élé... à Iti campagne. Cela repose... cela distrait un peu.

][ s'nssicil.

LA COMTESSE

Sans doute ; c'est très- salutaire.

VALBRUN

( lui, madame, et je craignais tort de ne pas vous trouver aujourd'hui.

LA COMTESSE

Pourquoi? Vous deviez être bien sur de l'impatience que j'aurais de vous voir. Autrefois vous étiez moins rare.

VALBRUN

Ceci n'est pas un reproche, j'espère ?

LA COMTESSE

Non; pourquoi vous en l'erais-je?... Vous n'en méritez sûrement pus.

Non, madame ; et je crois que vous nie rende/ trop de justice pour penser autrement de moi. LA COMTESSE.

Si je vous soupçonnais d'oublier vos amis, je me le reprocherais comme un crime.

IMKE F,T LE RUISSEAU, 135

VA LDRUN.

Oui... vous avez raison, c'en serait un véritable... Allez-vous ce soir à l'Opéra?

LA COMTESSE

Je n'en sais rien; je ne suis pas bien portante.

VALBRUN

Cela est fâcheux.

Pondant cette seine. Pri'vannes rcgiirili: suivent ln eomipsse en donnant îles signes il 'impatience, LA COMTESSE.

Oh 1 ce ne sera rien. A propos, baron, je voulais vous dire...

Je n'oserai jamais, c'est impossible !

Haut.

Comment se porte madame d'Orvilliers?

VALBRUN

Ma tante? fort bien, je vous remercie. Elle va partir aussi pour la campagne.

LA COMTESSE

Comment, aussi? est-ce que vous y retournez?

VALBRUN

Je n'en sais rien, cela dépendra de certaines circonstances...

De certaines circonstances... et ces circonstances ne dépendent-elles pas de vous?

VALBniiN.

Pas tout à fait. On n'est pas toujours maître de ses actions.

LA comtesse:.

Vous me surprenez. Il me semblait que vous m'aviez dit... dernièrement... que vous étiez indépendant, par votre position comme par votre fortune, que rien ne vous gênait, ne vous contraignait. C'est comme moi, qui suis parfaitement libre, et qui puis, i'i mon gré, disposer de moi. vALunnn.

Je suis bien libre aussi, si vous voulez; mais je n'ai pas encore pris mon parti.

LA COMTESSE

C'est ce que je vois.

PllÉVANNES, h pari.

La peste l'étouffé !

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