‹ Œuvres complétes d'Alfred de Musset Œuvres posthumesChapitre 69 sur 106 · SCÈNE VIII LA COMTESSE, PRÉVANNES · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII LA COMTESSE, PRÉVANNES

LA COMTESSE

Eh bien! monsieur, vous dites qu'il m'aime V Ah I je suffoque !

IEUVRBS POSTHUMES.

Il est véritable que ce garçon-lit est... surprenant.

LA COMTESSE

Vous l'avez vu, vous l'avez, entendu. J'ai fail ce que vous désiriez. . In vous demande maintenant s'il est possible que je joue plus longtemps un pareil rôle, et si je puis consentir à me voir traitée ainsi . Avec quel embarras, avec quelle froideur il m'a écoutée, il m'a répondu ! Vous avez beau dire il ne m'aime pas, au plutôt il en aime une autre, madame Darcy ou qui vous voudrez, peu importe.

Toujours est-il que je ne suis pas faite à de pareilles façons. Et quand j'admettrais votre idée que, malgré ses impertinences, il m'est attaché au fond de l'âme, à quoi bon? Ne voulez-vous pas que j'entreprenne de le guérir de son humeur noire, et que je me lasse, de gaieté de cœur, la très-humble servante d'un bourru malfaisant? Non, cùt-il cent belles qualités et les meilleurs sentiments du monde, son hésitation est quelque chose d'outrageant. Je rougis de ce que je viens de lui dire, je suis humiliée, je suis... je suis offensée!...

PRÉVANNES

Je ne vois qu'un seul moyen pour accommoder cela.

LA COMTESSE

Et lequel?

PItÉVANNES.

Rendez-le jaloux.

LA COMTESSE

Que voulez-vous dire?

PHÉVAMNES.

Uela s'entend. Rendez-le jaloux. H se prononcera ; sinon vous le mettrez à la porte, et je ne le reverrai moi-même de ma vie.

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