A SA MAR1IA1NE
Madame,
Mon arrangement de loge a manqué ce soir. Il n'y a rien de tel que de compter sur les autres. Au lieu d'être au concert', me voilà en l'ace de ma cheminée. Donnez-moi, je vous en prie, des nouvelles, alîn que je puisse en parler sans mentir.
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2IW ŒUVRES l'uSTHUMEîi.
Je suis très-réellement lâché do n'y pas être, pour deux raisons. La première, c'est que je m'y serais plus qu'amusé ; la seconde, c'est que, tant bien que mal, vers ou prose, j'en aurais dit quelque, chose. On l'aurait lu comme un ricochet de mon article sur Rachel. H m'amait beaucoup plu de parler en même temps de toutes les deux : l'une sachant cinq ou six langues, «'accompagnant elleinème avec cette aisance admirable, cette grande manière, ce génie facile, etc. ; — l'autre toute d'instinct, ignorante, vraie princesse bohémienne,
— une pincée de cendre où il y a une étincelle sacrée, etc. — Entre elles deux une parenté évidente, le même point de départ et deux routes si diverses, le même but et deux résultats si dilïércnlsl — Tout cela eût été curieux à sentir, à exprimer de mon mieux. La loge a manqué, et je n'avais pas pris de stalle, comptant à moitié sur cette loge. A moitié!!! voilà bien le mot plus hèle! et pourtant la grande raison de bien des choses.
— Compliments littéraires.
Samedi soir (15 décembre 1838).