partie antprieurp ; au contraire, si
elle demeure trop basse , elle sera conuexe et gibeuse en sa partie antérieure'^.
D'auantage tu obserueras, que si on faut à bien remplir et vuir le lieu
' Cette description des fanons est un peu différente de celle de l'édition de 1564; mais comme j'ai donné le texte primitif ci-dessus dans la grande note de la page 28(S , il est inutile d'y revenir.
- Ce paragraphe et le suivant manquent en cet endroit dans l'édition de (504 ; mais on en retrouve les éléments dans deux passages que je reproduirai à cause de leur rédaction différente. Ainsi on lit d'abord à la fin du chapitre 12, folio 53 :
Faut semblablement que les torches de paille comprimenl depuis la hanche iusques à l'ex- Iremilé du pied, et que d'icelles auecques compresses les casiez de la fracture soient m peu comprimez. Pareillement se mettront quelques compresses soubz le iarret et près du talon pour remplir ces parties caues, à fin que toutes les parties de la iambe soient supportées mi-
caue qui est entre le pommeau de la iambe et les cheuilles du pied , le talon souffrira beaucoup à cause qu'il demeure longuement pressé ', qui fait une extrême douleur (ce que ie sçay pour l'auoir senti en raoy-mesme) à cause que les esprits n'y peuuent deuément reluire , et sonnent il s'y fait une chaleur estranjje. Parquoy sçachant la cause de telle douleur , souuentesfois nie faisois vn peu leuer le talon , à fin de donner air, et que les esprits peussent reluire, et quelque vapeur transpirer.
Et pour le déclarer en vn mot , ma iambe fut posée sur un coussinet, bandée et liée auec torches de paille , comme tu vois par ceste figures.
ment et en ciiualilé. Et de tout ce ne faut rien oublier.
Et au commencement du chapitre 15, folio 55, verso :
// faut icij noter que si le talon en telles fractures n'est bien situé, le patient sera à iamais boiteux ; car s'il est situé trop haut la fracture demeurera concaue plus qu'elle ne doit : au contraire s'il est tenu plus bas qu'il ne faut et mal porté ou appuyé^, ics os demeureront conuexes et gibbeux en la partie antérieure. Pource est-il expédient y tnettre le meilleur ordre ([a' on pourra.
1 A. Paré ajoute dans une note marginale : // faut lousiours remplir les canités des parties fracturées pour les rendre esgales.
- Cette figure se rencontre déjà dans les éditions de 1545 et 1552. A. Paré n'a pas jugé nécessaire de la changer; et c'est un tort sans doute, puisqu'elle donne un démenti formel à la doctrine émise dans le texte qui précède. On voit en eflct que sa playe fut recouverte par les trois bandes; tandis que dans l'édition de 1545 , exactement copiée par celle de 1552, il recommandait de lais ser la plaie à découvert à l'aide d'une ouverture spéciale. Yoici le texte primitif:
Et si la fracture est à la iambe , à l'vn ou aux deux fociles, est nécessaire tenir la iambe droite auec torches de paille, au milieu des-
LE TREIZIÈME LlVHE,
Figure d'vnc iambe rompue auec playe.