‹ OEuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 280 sur 511 · K.MI' LIVRE · texte numérisé non relu

K.MI' LIVRE

D'atrophie de l'Oeil.

II y a vne autre maladie contraire à la prominence de TOeil , nommée Atrnpttie, qui est priuation de nourrissement, de façon que toute la substance de l'Oeil est aucunement flétrie et consommée, auec grande angustie de la pupille. L'Atrophie sera curée par son contraire. Et pour le particulier, on fera des fomentations chaudes et attractiues , et frictions aux parties proches, et autres applications de choses qui reuoquent le nourrissement et les esprits à la partie.

De Chemosis.

Chemosia est vn mot Grec , c'est quand l'vne et l'autre palpebre sont renuersées par grande inflammation, qu'à grande peine peuuent couurirles yeux, ioint aussi que la Conionctiue est beaucoup plus eminente que la Cornée, et est rouge et non blanche^.

Les causes sont antécédentes , et primitities : Antécédentes , comme multitude d'humeurs .- Primitiues , comme playe , contusion , et autres.

La cure se fera selon la disposition qu'on verra estre del aissée en la partie.

De l'aglutination qui se fait des palpebres l'cne contre l'autre.

L'aglutination des palpebres se fait quelquesfois par nature, c'est à dire ,

! Fuchsius en sa méthode. — A. P. — Le livre que cite Paré est ^ans doute le Medeiidi meihodus, seu ratio compendiaria perveniendi ad veram solidumque medicinam , publié à Bàlc en Jàé) , à Paris en l550. Et peut-être est-ce là la source ignorée où Paré a puisé les éléments de ce chapitre et du précédent. Je n'ai pas eu le courage de le vérifler. Je remarquerai , toutefois , que cette citation appartient sans doute à l'un des collaborateurs inconnus de Paré; en elVet , je ne sariie pns que l'ouvrage de Fuchs ail eu une traduction française.

OPERATIONS

par le défaut de la vertu formatrice au ventre de la mère ( comme l'on voit les doigts se tenir ensemble , ou le siège, ou l'orifice du col de la matrice) neantmoins que les yeux soient bien formés: ce qu'on peut voir à la grosseur de l'œil dedans l'orbite , et au mouuement de l'œil. Aucunesfois telle chose adulent par playe, ou par adustion, ou par aposteme, anthrax, et souuent par la petite verolle ou autres causes.

La cure , c'est de metlre la queue d'vue espatule entre les palpebres , la leuant en haut (de peur de toucher la substance de l'œil), puis faire incision auecques vne lancette courbée , et séparera -on les paupières l'vne d'auecqucs l'autre. Et sera la playe traitée ainsi qu'il appartient. Et se faut donner garde que de reclief ils ne se r'aglutinent , qui se fera y appliquant un peu de linge dellé, et médicaments propres entre deux , iusques à ce que la cicatrice soit faite •.

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