Cortic. cassi. fist. concass. g . ij
Cicer. rubro. m. 6.
Lulliant cum vino albo , et cum aquà suiïicienti, addendo sub finem sabinœ
Et fiatdecoct. in coll. pro vna dosi.
Addc cina. 5. 6.
Croci g . yj.
Fiat potio.
Apres elle taschera à esternuer auec sternutatoires : quoy faisant la femme auec moins de Irauail enfantera -.
Quelques fois les enfans naissans apportent autour de la teste vne partie de la membrane agnelette ^ , principalement quand les parties génitales de la mère, par s'efforcer d'enfanter, et par le bénéfice de Nature, se sont ouuenes et eslargies,et que l'enfant sort quant-et-quanl les eaux :
et alors les matrones présagent que l'enfant est heureux , par de (disentelles ) qu'il est né coëffé. Véritablement le suis d'auecques elles, et encore ie dis d'auantage, que la mère est aussi bien heureuse , à cause que
imprimée en italique comme je l'ai laissée
' L'éternueraent était aussi au nombre des moyens recommandés par Paré dès lôôO, dans le passage dont il est question dans la note 1 de la pageGTo.
' Le cbapitre se terminait ici en 1573; le reste a été ajouté à diverses dates.
^ Tout ce paragraphe a été ajouté en 1675; au lieu de membrane aynetetie, on lisait alors la membritne alanilioide. Le changement de nom a eu lieu en 1579,
LE DIX-HVITIEME LIVRE
l'enfant est sorti assez librement :
mais quand l'enfantement est laborieux , ils n'apportent iamais ceste membrane sur la teste, car elle est arrestée au passage, ainsi qu'vne couleuure voulant laisser sa peau, passe par un vn lieu estroit pour estre despouillée : ainsi le semblable se fait à l'enfant, laissant sa coëffe au ventre de sa mère '.
On baillera à la femme, subit après l'enfantement, deux ou trois cueillerées d'huile d'amandes douces tirée sans feu auec vn peu de sucre. Autres prennent deux iaunes d'œufs auec sucre, autres prennent de bon hippocras : autres un consommé ou de la gelée. Ainsi on diuersifiera telles choses , selon le gousl et la nécessité qu'il faudra pour alimenter l'accouchée , et garder les tranchées :
lesquelles viennent à cause que les veines se desgorgent du sang superflu qui estoit retenu à cause de l'enfant , et estant gros et bourbeux comme lye, s'amasse de toutes paris, et accourt par les veines et artères en la matrice , laquelle il pénètre difficilement : et par grand violence le reiette comme inutile, qui la refroidit et enfle. Aussi lesdites tranchées sont souuent causées du vent qui entre au corps et capacité de la matrice , faute d'auoir serré les cuisses et lié le ventre de l'accouchée comme il falloit.