SUR LES ITALIENNES
Ce <ouffle diiiorant , ce soafile inspiroteur,
Qui , du feu qu'elle enferme agrandissant ta flamme ,
Ainsi qu'un rayon créateur.
Semble échappé du ciel poar féconder une tmel Elisi Mercobub.
Le désir de voir l'Italie s'enferma dans l'âme d'Elisa presque aussitôt que la vie dans son sein C'était ordinairement sous ce ciel si pur et non sous celui d'Espagne, qu'elle bâtissait ses plus beaux châteaux. Heureux privilège de l'imagination qui, sans le secours de l'art, élève ou fait crouler à son gré les monumens et les palais des rois.
Un- jour qu'Elisa ne paraissait rien voir de ce
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qui se passait autour d'elle , je crus qu'elle était malade, et je lui demandai ce qu'elle avait.
— Beaucoup d'inquiétude , je t'assure , maman, me répondit-elle, beaucoup d'inquiétude !
— Et qui peut donc t'inquiéter ainsi, mon enfant? Tu m'effraies 1 Parle?
— Tu sais combien je désire voir l'Italie.,..
— Oui....
— Et combien de fois nous sommes convenues entre nous que , dès que j'aurais gagné assez d'argent pour pouvoir en entreprendre le voyage, nous partirions aussitôt pour aller chercher des inspirations dans ce pays d'immortels et grandioses souvenirs ! Eh bien ! mon imagination, qui, comme de juste, devait nous accompagner, trouvant que la fortune tardait trop à venir nous trouver ( et sachant bien que nous ne pouvons monter en voiture sans une bourse bien garnie), a pris les devans sans vouloir écouter une seule de mes observations... Et je puis (si je dois l'en croire) m'en rapporter à elle; elle doit revenir chargée de tous les matériaux qu'il me faudra pour construire... Comme je la connais un peu mauvaise tête , je me défie d'elle ; je crains qu'elle ne fasse quelque bévue. Elle est, ma foi, capable, si ce qu'elle trouve ne
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répond pas à ce qu'elle espérait trouver, de dire quelque impertinence... Aussi, je la suis de l'œil
pour la rappeler à temps Ah! la voilà qui
met pied à terre elle fronce le sourcil, elle
ne paraît pas satisfaite... Tu rirais situ voyais comme elle se pose : en vrai héros de mélodrame un pied en avant, l'autre en arrière. . .
une mainappuyée sur le cœur... la tête haute, regardant autour d'elle, et paraissant chercher encore... Ah! pourtant... la voilà qui se décide à parler; c'est bien heureux!... Attends un peu que je l'écoute, car je l'entends aussi... Tiens, maintenant je puis te répéter mot pour mot son discours de début :
où sont tes dieux et tes poètes, Doux pays au beau ciel , frais Edeu de l'amoui" ' etc. , etc.
Les vers suivent cette notice.
— Eh bien! ne te l'avais-je pas dit qu'elle serait impertinente ?
Puis, prenant un ton sérieux, Eiisa ajouta: Les vers que je viens de te faire entendre sont le début d'un volume de poésies que j'ai l'intention de faire , et que j'intitulerai les Italiennes , parce que j'en recruterai une dans chaque principale ville d'Italie Je dédierai ce volume à