‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de Nantes (volume 2)Chapitre 139 sur 264 · LE TASSE · texte numérisé non relu

LE TASSE

Pour s'exiler encore il fuit le doux Sorrentc ; Son âme qui le suit , emporte sa douleur.

Mais la palme attendait son front sans diadème ; Il voit d'un œil sans pleurs d'inutiles apprêts; A l'airain funéraire échappe un cri suprême , Et le Tasse n'obtient qu'un laurier pour cyprès.

L'égoïste raison accusait sa démence , Elle insultait celui qu'elle n'entendait pas ] Long-temps comme une chaîne il traîna l'existence , L'épine se courbait à chacun de ses pas.

Son œil vit au berceau l'infortune et la gloire , Il fléchit sous un poids de génie et d'amour ; De son tourment sublime il paya sa mémoire : L'orage était au cœur, il dura tout le jour.

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