ACTE III , SCÈNE IV
ZOIUIDK.
J'v pleure.
IBRAHIM
Reine , la vérité doit parler devant nous ; Le crime dénoncé fut-il commis par vous ?
BOABDIL
Quelle audace !
IBRAHIM
Eh bien ! quelle est votre défense ?
Quelle preuve avez-vous ?
ZORAIDE.
Rien , que mon innocence I BOABDIL, à part.
Qui la dirait coupable , en écoutant sa voix i' IBRAHIM.
Pour absoudre , un seul mot ne suffit pas aux lois ; Reine , en votre faveur u'est-il aucun indice ?
ZORAIDE.
Aucun.
ABENHAMET.
Ah ! si je suis , comme on dit , ton complice , Je sab ton crime au moins, je répondrai pour toi....
IBRAHIM
Jeune homme , que chacun ne parle que pour soi ; ■j^ Tu répondras après. Eh bien ! reine ?
ZORAIDE, sans répondre au juge, et levant les yeux dO ciel
O mon père !
Si des cieux ton regard plane encor sur la (erre ,