‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de Nantes (volume 2)Chapitre 214 sur 264 · BOABDIL · texte numérisé non relu

BOABDIL

Toi , qui vois mes tourmens , qui connais ma vertu ,

Dans l'éternel séjour, mon père, que dis-tu?

Lorsqu'attachant l'opprobre au nom de ta famille ,

Uu arrêt infamant va peser sur ta fille !

Tout pour Dieu , pour son cœur ; rien pour les lois , hcîas!

Son innocence est vaine, on ne la connaît pas!

ABENHAMET.

0 mon Dieu !

BOABDIL

Qu'elle est belle !

ALY, à part, en observant Boabdil.

Attendri par ses larmes , Son courroux adouci déjà rend-il les armes ? Ya-t-il?...

IBMBIM.

Abenhamet , maintenant défends-toi.

ABENHAMET.

Non , non ; tout est trop bien concerté contre moi ; Quoique innocent, en vain je voudrais me défendre ^ Je dois vous épargner la peine de m'cntendre ; Vous ne me croiriez pas !

IBRAHIM

Un tel refus pourtant Est loin de nous prouver que tu sois innocent. Que tu le sois ou non , réponds avec franchise. Admis dans tes secrets de crainte de surprise , Quelqu'un dans le jardin avec toi parvint-ii ?

ABENHAMET.

Dc\ais-je avec quelqu'un partager mon pcril ? 3'étais seul !

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