‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de Nantes (volume 2)Chapitre 215 sur 264 · ACTE IV , SCÈNE IV. SqS · texte numérisé non relu

ACTE IV , SCÈNE IV. SqS

ALX, h. part, d'un air de satisfaction. Imprudent !

IBRAHIM

Et ce fer régicide

De tes raains arraché ?.

ABENHAMET.

Par qui ?

ALY

Par mol.

ABENHAMET.

Perfide .' Oses-tu me charger de semblables forfaits ? Homicide , adultère.... Et tu l'attesterais ?

ALY

Qui pourrait en douter, quand ma bouche l'assure ?

ABENHAMET, avec colère.

Et tu m'as désarmé , sans combat , sans blessure ? Sans blessure ? dis donc !

ALY , troublé.

Mais non pas sans effort, Du moins!....

ABENHAMET.

Ah ! j'étais donc bien faible ou toi bien fort

IBRAHIM, à Aly qui paraît troublé.

Tu te Iroublcs , Zégri ?

ALY , revenant à lui.

Qui , moi ? lui , me^onfoudre !

Qu'on m'accorde un moment , et je vais lui répondit

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(Il prend des mains d'un esclave deux poignards, et en présente un à Abenhamct.)

Connais-tu ce poignard ?

ABENHAMET.

C'est le mien.

AL Y, lui présentant l'autre poignard.

Celui-ci ?

Peut-être pourras-tu le reconnaître aussi ; Regarde ! quel est-il ?

ABENHAMET.

Séide !.... O Dieu suprême !

ALY, lui montrant les vêlemens de Séide que l'on vient de déposer sur la scène.

Ces Yt'temens ?

ABENHAMET.

Que vois-je ! O ciel !... et c'est moi-même, Jusqu'au picgc infernal, c'est moi qui l'ai traîné! Je le jetais aux mains qui l'ont assassiné ! Séide!

IBRAHIM

Tu disais être seul , sans complice ?

Oui , je l'ai dit ! Devais je , hélas ! à la justice Livrer l'infortuné dont j'acceptai l'appui ? Je ne le voyais pas , il pouvait avoir fui. Mais tout sert à vos yeux de preuves de mou crime. De l'apparence ou non que je sois la victime ; Pourquoi du fer des lois suspendre cncor les coups ? Qui ne peut se défendre est coupable pour vous. Juges, que dans«(on crime , ou dans son innocence , Un autre vous demande ou justice ou clémence ,

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