‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de Nantes (volume 2)Chapitre 83 sur 264 · L'AMOUR · texte numérisé non relu

L'AMOUR

V, est loi qui lur l'homme prODOUcei ; CouroBnù de fl«ar« ou de roores , Il est esclave de (a lui.

ËLISi MllOODR.

Riant ou pénible mensonge , De la raison fatal sommeil ^ L'amour n'est bien souvent qu'un songe Dont la vieillesse est le réveil.

(Janvier 1827.)

L'OMBRE

ÉLÉGIE

L'OMBRE

ELEGIE

Tour l'égarer encor sur lu pat d uu mortel , (ri tu redeiccuUtl... T« demeure est au cic).

Déjà l'obscurité , cette sœur du mystère , De son aile jalouse enveloppe la terre. Au loin , déjà s'égare 5 pas silencieux. Une forme indécise , une vierge des cîeux. On dirait qu'elle rêve et dans soi se recueille ; Elle semble écouter le doux bruit de la feuille Son bras , qu'elle soulève et plie avec lenteur, Paraît chercher encore où palpita son cœur.

1 02 L OMBRE

Vierge céleste , hélas ! ton sein n'a plus d'haleine!... Que tu semblés aimer la nuit qui te ramène! Quoi ! n'oses-tu fixer que son pâle soleil ? N'oses-tu revenir qu'à l'heure du sommeil ? Qui donc viens-tu chercher? Réponds. Ah ! je devine. C'est assez -, j'ai compris , ombre pure et divine ; Pour t' égarer encor sur les pas d'un mortel, Ici tu redescends!... Ta demeure est au ciel.

Etres aériens , souvent dans l'autre sphère Vous entendez sans doute un écho de la terre -, Et cet écho lointain , au suprême séjour Est un doux souvenir de votre exil d'un jour. Habitante du ciel , sous ta forme légère , Le regard du rêveur^ pensif et solitaire , Quand le soir te rappelle , aime à suivre tes pas. Ah ! s'il t'aima jadis , reste , ne le fuis pas -, A toi s'il pense encor, s'il est plein de tes charmes , Si dans son œil baissé tu rencontres des larmes , Reste I... Mais dans son cœur si tu portes l'effroi, Ombre , image incertaine , éloigne , éloigne-toi ! ! !

( Jan\ier 1827. )

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