GLOIRE ET L'INDIGENCE
ODE
Du niorlfl indigent coupable di- ^éuie , C'est, lirbs ! au tombeiu que le crime s'eipie; La pierre du cercueil cit sou premier autel. Il existe, ou I insulte; ileipire, on le pleure; Il commence de viTre à cette dernière heure.... Sous la maiu du trépus il devient immortel. Elis\ Mebc«i;b.
Le mérite élancé du sein de l'iiicligence Sail prendre Ters la gloire un soi plus courageui. Le Bbcx.
Je n'ai donc plus que toi , lyre , ma seule amie ; Des sons , des chants encor . tes hymnes , sont ma vie. Ta voix , l'écho de l'àme , est une voix du ciel : J'oublie en t'écoutant le poids de ma misère -, Je souffre moins alors , et , dans la coupe amèrc , Ma bouche croit trouver quelques gouttes de miel.
l5o LA GLOIRE ET l'iNDIGENCE.
D'un feu près de s'éteindre, ah! ranimons la flamme ! De mes jours au déclin , que la parque réclame , Entre ses doigts tremblans va se rompre le fil. Celui qui chante et cédera son instinct suprême , Qui n'a vécu jamais qu'au-delà de lui-même ,
Doit léguer sa mémoire à ses frères d'exil.
Dieu nous jette au hasard un moment sur la terre, Et l'existence à l'homme est pesante ou légère ^ Ce qui lui semble un âge est à peine un seul jour. L'un tombe au premier pas , quand un autre s'élève 5 Libres ou dans les fers, nous poursuivons un rêve D'ambition , de gloire , ou d'ivresse , ou d'amour.
Et le mien ( que les cieux prolongent ce délire ! )
Est d'enchaîner la gloire au magique sourire ;
Et je poursuis encor mon songe inachevé.
Mais un vent m'a brisé comme un roseau fragile :
Ainsi le voyageur qui cherchait un asile ,
Le soir , sur le chemin, dort sans l'avoir trouvé.
Aussi , pourquoi ce rêve ? Ici-bas le poète , Chaque jour repoussé par la pitié muette , N'a jamais que de loin contemplé le bonheur ; Et de gloire et d'oubli s'abreuvant tout ensemble , Sans le trouver cherchant quelqu'un qui lui ressemble Wa. pas un sein ami pour appuyer son cœur.