IMPROVISÉ SUR LE CERCUEIL D'ÉLISA HERCOEUR AU PÈRE LACHAISE
La mort! la morl n'est rien qu'une éclipse de l'âme, Des débris enfouis dans l'aveugle cercueil , Cendre dont l'ange un jour éveille en paix la flamme , Dernier trésor que choye un gros d'amis en deuil.
Est-ce tout ce qui reste à sa mère ici blême , De cet être sublime à force de candeur, Qu'usa l'ardent génie, ainsi que Dieu lui-même Consume en s'y mêlant l'astre où naît la splendeur?
Non , non , son âme aux cieux brille et vit tout entière , L'aigle altier plane immense au sein de la lumière, De cœur j'en sens l'essor parmi l'immensité.
Dominant tous les bruits du monde errant qui passe , Sa voix roulant des feux crie à travers l'espace : Par la tombe on s'élance k l'immortalité !
Gillot de Keriiardèice.
18 mai 1836.
L'OMBRE D'ÉLISA MERCÛEUR