‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de NantesChapitre 52 sur 72 · LA RELIQUE · texte numérisé non relu

LA RELIQUE

Les échos de la forêt de Montrichard bruissaient des sons d'une fanfare éclatante. La voix des piqueurs , les hennissemens des chevaux , les aboiemens des chiens s'unissant au bruit du cor, formaient au loin une retentissante et martiale harmonie.

Dans un coin de la forêt , écarté des lieux explorés par les chasseurs , se trouvait un petit carrefour où aboutissaient quatre ou

cinq avenues étroites et sombres. Au centre de cette place était un chêne immense , fier géant séculaire qui cachait, sous son vaste manteau de noirâtre feuillage , les cimes des arbres qui l'environnaient. Au pied de ce chêne , sur le tronc duquel était gravé l'écusson de France et dont les branches les plus voisines du sol balançaient dans l'air une demi-douzaine de corps de pendus, seul et immobile comme une statue équestre , se tenait un cavalier revêtu d'habits religieux , c'était Versois , arrivé depuis une heure au rendez-vous que le roi lui avait fait indiquer par Olivier.

En se préparant dans un tel lieu pour cette audience promise et impatiemment attendue , l'esprit du bénédictin éprouvait , certes une commotion non habituelle , mais ce n'était nullement une émotion de crainte : le barbier, en lui apprenant le succès de sa demande , avait eu la générosité de l'avertir de la nature des dispositions où le roi se trouvait à son égard! Le moine, pour s'en

inquiéter, savait trop bien que quelque orageux que fût l'accueil qu'on lui préparait , il portait sur lui un préservatif certain pour se garantir de la foudre. L'agitation qu'il éprouvait était celle d'un homme prêt à se trouver en face de sa destinée, et qui, s'enhardissant pour soutenir cette vue, fait ses adieux à son passé et se dispose à saluer son avenir. Et quand Louis XI que suivaient, à quelques pas de distance, Olivier-le-Dain et Tristanl'Hermite, racourcissant la bride à son coursier normand , s'arrêta devant lui , Yersois leva jusqu'au niveau du visage du roi des yeux où l'aspect du grand -prévôt et l'air courroucé du monarque ne placèrent pas même un seul regard d'inquiétude.

— «C'est donc vous, sire moine, s'écria Louis d'un ton brusque; m'apportez-vous encore quelque legs de croisé? Espérez-vous séduire de nouveau ma bonne foi, vider ma bourse et me donner en échange un morceau de bois rongé des vers, pris à la cloison vermoulue de voire célullc ou n'importe

LOUIS XI ET LE BÉNÉDICTIX. l\l\5

ailleurs, mais que vous assurerez avec la plus admirable audace être un fragment du bois de la vraie croix? Où sont les miracles que devait me procurer la possession de cette misérable relique que j'ai eu la bonhomie d'acheter cinquante écus d'or?... Je n'aurais pas payé davantage une coite de saint ! Quand je pense à tout ce que j'ai perdu de prières qui m'eussent été profitables en les adressant à Notre-Dame de Cléry, ou au bienheureux saint Martin de Tours , Pâques-Dieu ! messire de Versois , je ne sais comment, pour vous témoigner ma reconnaissance de l'excellent marché que vous m'avez fait faire, je ne commande pas à mon compère Tristan de vous faire passer de votre ordre de saint Benoît dans son chapitre de Cordeliers !

— Sire, répliqua Versois avec le plus grand calme , Yotre Majesté se souvient-elle de la vertu que je lui ai dit être particulièrement attachée h la possession de cette relique ?

— Oui, celle de dénoncer la trahison;

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mais , pour faire preuve de cette vertu , quel traître envers notre royaume ou notre personne nous a-t-elle découvert? Aucun, et pourtant , nous autres souverains , c'est une triste compensation de notre puissance , nous ne vivons guère sans en avoir quelqu'un autour de nous.

— Le vœu de la veille , continua le moine d'un ton prophétique et majestueux, n'est pas toujours exaucé dès le lendemain. Ce n'est souvent que lorsque l'ouvrage est achevé que nous nous apercevons que le ciel a travaillé pour nous... Votre Majesté me permettra-telle de lui demander à quelle époque elle a réclamé pour la dernière fois, dans sa royale prière, l'intercession de cette relique?

— Hier matin, répondit le roi d'un ton beaucoup moins dur, tant imposait à sa mauvaise humeur l'air calme et rassuré du bénédictin.

— Puis -je également vous demander, Sire, quelle est, après qu'elle eut achevé

cette prière, la première personne que rencontra Votre Majesté.

— Attends!.... Le cardinal deLaBalueel l'évêque de Verdun, Guillaume d'Harencourt , sont entrés ensemble dans notre cabinet de travail où je m'étais rendu en sortant de mon oratoire. »

A cette réponse , les yeux du moine étincelèrent d'un regard triomphant; et, continuant à s'adresser au roi, dont la colère tombait devant l'assurance du maintien de son interlocuteur :

— « Je ne chercherai pas. Sire, à défendre plus long-temps auprès de Votre Majesté la vertu de ce fragment de la vraie croix que j'ai eu l'honneur de lui vendre; mais je la supplierai, avec les plus humbles instances, de vouloir bien accepter, comme un dédommagement de la perte de ses royales et précieuses prières , cette relique d'une toute autre nature et qui aura peut-être une plus puissante et plus miraculeuse influence. »

En même temps Versois avança la main

pour présenter au roi les deux lettres et l'anneau que Bellée avait confiés , en expirant , à l'astucieux et parjure confesseur, qui avait jugé plus à propos , pour son intérêt , de ne pas les remettre à leur adresse.

Louis XI prit les lettres , et d'abord les regarda d'un air machinal ; mais , en examinant avec plus d'attention les mots écrits sur l'enveloppe et en reconnaissant la main qui les avait tracés , cette vue lui arracha cette exclamation de violente surprise , ou plutôt ce cri d'aise et de soulagement qui échappe à quelqu'un qui trouve enfin ce qu'il cherchait depuis long-temps avec toutes les angoisses de l'attente, et n'espérant plus le rencontrer; ses doigts furent prompts à briser le cachet et à rompre les nœuds de la chaîne de soie qui enlaçait le papier ; ses yeux avides eurent bientôt dévoré le contenu des deux missives.

— «Ah! ah! cardinal, je vous tiens donc enfin. Et vous aussi vous vous en mêliez , mon petit monsieur de Verdun.... Pas mal,

en vérité , pour un noviciat de conspirateur ! C'est dommage qu'une pierre vous attende au milieu d'un si beau chemin ! Mais vous ne passerez pas contre sans vous y heurter. »

Et Louis qui se disait cela recommença , dans l'excès de la joie de sa haine, sa lecture; et, regardant ensuite l'anneau du cardinal, orné d'une pierre précieuse , sur laquelle était gravé le sceau de son éminence , et que lui-même avait donné à son ex-favori :

— Vous faites un digne usage des présens que nous vous avons faits, messire deLaBalue. A merveille, continua-t-il : sceller, avec la bague que je lui ai donnée comme un gage de confiance , l'acte de la plus infâme trahison ! C'est un raffinement de parjure ! Le monstre , après tout ce qu'il a reçu de moi ! je l'ai retiré du sein de la fange , je l'ai pris au dernier barreau de l'échelle , et , de ma main puissante, je l'ai haussé par degrés jusqu'au faîte ; je l'ai gorgé d'or et d'honneurs. Au fait, il était juste que cela arrivât : je n'a-

vais plus pour lui de faveur en réserve ; le sac était vide , et pourtant j'aurais dû penser que la reconnaissance ne dure qu'autant qu'il reste encore quelques bienfaits au fond de la besace du bienfaiteur ! ! — Par la bienheureuse dame de Cléry ! s'écria le roi en repliant les lettres qu'il tenait, voilà ce qui s'appelle une précieuse relique. Je gagerais que celle-là , vous ne la tenez pas d'un pèlerin revenu de la Terre-Sainte , mais plutôt de quelqu'un ayant entrepris un voyage vers l'enfer ; et , s'il n'est pas arrivé , je me charge volontiers de lui donner un saufconduit revêtu de notre seing royal. »

Yersois raconta alors comment l'anneau et les lettres étaient tombés entre ses mains.

— « C'est bien , sire moine , vous êtes un digne et loyal serviteur, et nous serons maître reconnaissant. Vous venez de me faire faire un marché d'or ; c'est moi maintenant qui vous dois du retour. J'espère que vous voudrez bien accepter notre parole de roi pour caution du crédit que vous nous faites et de

la promesse que nous vous donnons de payer

largement les intérêts de notre dette

Olivier !

Le barbier, qui s'était tenu à quelque distance , s'approcha de Louis qui lui parla à demi-voix , en lui recommandant le bénédictin avec qui il le laissa; et, suivi de Trislanl'Hermite, le roi, donnant un refrain de cor, partit au galop pour rejoindre la chasse. La première personne que le roi aperçut fut l'abbé de Baigne ; il l'appela.

L'abbé de Baigne , véritable type pour l'esprit et la douce malignité d'un prêtre courtisan , possédait la qualité la plus précieuse pour un flatteur de prince , celle de ne s'étonner d'aucune difficulté, lorsqu'il s'agissait de satisfaire à quelque fantaisie royale ; car les monarques, habitués à être traités comme des dieux terrestres par ceux qui les approchent , se persuadent facilement qu'il existe réellement une assez grande analogie entre eux et la Divinité pour que leur volonté ait

le droit de prononcer ce fat lux créateur.

45o LOUIS XI ET LE BENEDICTIN.

Au nombre des lalens tant soit peu mondains que possédait le révérend père , se trouvait celui de s'entendre parfaitement à l'invention et à la confection d'instrumens musicaux. Bien que l'harmonie soit la langue des anges, le temps que l'abbé consacrait à la musique ne tournait guère au profit de ses occupations religieuses, ni de son avancement dans l'église ; car, malgré la faveur dont il jouissait auprès de Louis XI , l'abbé n'avait qu'à grand'peine obtenu , pour tout bénéfice , qu'une abbaye de bénédictins , celle de Baigne. Mais, n'ayant d'autre ambition que celle de vivre sans soucis à la cour, de s'y rendre utile , en fait de plaisir, par l'agrément de son esprit et la souplesse de son caractère, il s'était fait un bonheur plus facile à porter que celui d'un évêque ou d'un ministre , et s'était acquis une forte part dans la familiarité du souverain qu'il divertissait par ses spirituelles saillies et ses inventions originales; en un mot, l'abbé était, pour ainsi dire, l'intendant des menus-plaisirs de la cour.

Le roi donc lui ayant fait signe d'approcher :

— « Mon cher abbé, lui dit-il, je vous rencontre fort à propos ; j'ai un service à vous demander.

— A moi, Sire?

, — Oui, j'ai besoin d'une abbaye de bénédictins ; celle de Baigne est tout justement de l'ordre de saint Benoit , et je vous prie de vouloir bien me la céder.

— Sire, répondit l'abbé sans paraître aucunement ému de la demande qui venait de lui être faite , j'ai par malheur la tête excessivement dure. J'ai mis quarante ans à apprendre les deux premières lettres de l'alphabet, qui sont A B. J'espère que Votre Majesté voudra bien me donner autant de temps pour apprendre les deux lettres subséquentes, qui sont C D (i).

— Bien répondu, notre féal, répliqua le roi qui se prit à rire; prenez tout le temps qu'il vous faudra pour apprendre C D, ou plutôt

(i) Historique.

ne vous donnez pas la peine de les étudier, car nous ne vous ferons répéter votre leçon. Nous trouverons probablement, dans notre clergé , quelque abbé sachant mieux son alphabet que vous. Mais, comme la musique vous est plus familière que la lecture, et que vous connaissez mieux vos notes que vos lettres, il me prend envie de mettre votre science à l'épreuve en vous priant de me faire un instrument à corde vivante, enfin de me composer une harmonie de pourceaux ( i ) • . • Voyons, je vous jette le gant, mélodieux champion, osercz-vous le relever?

— Je l'oserai , Sire , répondit gaiement l'abbé rassuré sur la possession de son bénéfice; je ne m'avoue jamais vaincu avant le combat; mais cependant j'oubliais qu'il est une condition sans laquelle je ne puis accepter le défi.

— Et quelle est-elle , seigneur Orphée ?

— C'est qu'il me faudrait cette baguette

(i) îlisîorique.

lOUIS XI ET LE BÉNÉDICTIN. 4^5

magique nécessaire à plus d'un enchanteur, ce rameau d'or

— Je vous entends. Qu'à cela ne tienne, vous aurez une ordonnance royale pour prendre sur notre trésor telle somme qu'il vous faudra.

— Alors je promets de faire entendre à Votre Majesté une mélodie telle que jamais peut-être oreilles humaines n'en auront entendu de si étranges ; je ne réponds pas que ce soit un concert bien céleste.

— N'importe; dites-moi, M. d'Evreux ne vient-il pas à nous ?

— Oui, Sire, Son Eminence parait chercher Votre Majesté.

— Eh Lien ! allons à Son Eminence.

— Avez-vous eu une heureuse chasse aujourd'hui, cardinal? La bête a-t-elle doané dans le piège? dit Louis d'un ton sardonique en s'adressant à son ex-favori Jean de La Balue , astucieux ministre d'un roi plus astucieux encore.

— Non , Sire , les chiens en défaut !

— C'est jouer de malheur; vous qui xona HT. -Mi*

entendez si bien à dresser une embuscade ! Mais je suis plus heureux que vous, moi, j'ai dépisté deux renards qui valent bien , je vous en réponds , le sanglier que vous auriez pu mettre aux abois. »

Et Louis tourna le dos au cardinal. Et du ton d'un homme que la seule pensée du plaisir domine :

a Mon cher abbé , dit-il à labbé de Baigne en renouant avec lui le joyeux et burlesque entretien que l'arrivée du cardinal avait interrompu , je crains bien que , malgré tous vos soins, vos musiciens, un peu grommeeurs de leur naturel , ne chantent en fauxbourdon et ne compromettent par-là votre réputation d'homme à talent.

— Sire, reprit l'abbé. Votre Majesté sait bien qu'en m'imposant de tels chanteurs , elle ne m'a point imposé l'obligation de leur mettre des sons harmonieux dans la voix.

— C'est vrai , dit Louis en riant et en examinant attentivement le visage de La Balue , qui avait poussé son cheval près du sien et qui paraissait absorbé dans ses pensées.

Louis xi et le bénédictin. 4^^

' — A quoi pensez-vous donc, cardinal?

lui dit le roi en lui heurtant le bras ; qui vous rend si soucieux? Le sanglier qui vous est échappé vous tient-il tant au cœur que vous ne puissiez en détourner votre pensée ? Laissez , croyez-moi , sans regret , à cette pauvre bête les courts instans qui lui restent; elle ne saurait vous échapper.

Le cortège étant arrivé à la grille du château du Plessis-les-Tours , Louis dit adieu à l'abbé de Baigne, et rentra, suivi du cardinal et de Tristan l'Hermite.

Le résultat de l'entrevue du roi et du bénédictin fut que le prince Charles , n'ayant plus de communication avec le cardinal et l'évéque de Verdun, qui lui faisaient parvenir les nouvelles les plus secrètes de la cour do France et de celle de Bourgogne , se décida , d'après les conseils de son favori Odet d'Aydie , seigneur de Lescun , que Louis XI avait su mettre dans ses intérêts , sans toutefois le rendre parjure à son maître, à renoncer à

la Champagne et à recevoir ie duché de

Guyenne pour apanage. Louis fit proposer au jeune duc de Guyenne (car depuis lors il porta ce nom) une entrevue pour confirmer leur traité de réconciliation fraternelle ; cette entrevue eut lieu près du château de Chartou , situé dans le Poitou. On construisit, sur la rivière de Bray, un pont de bateaux, au milieu duquel fut placée une petite loge , séparée au milieu par une grille de fer, au travers de laquelle les deux frères devaient se revoir et se parler.

Tous deux y vinrent , suivi chacun de douze officiers; le reste de la suite étant placé sur les deux ^3ords de la rivière. Le duc se découvrit et s'agenouilla dès qu'il eut aperçu le roi, et, en entrant dans la petite loge, il s'agenouilla encore. Là , les deux princes , après avoir écarté leurs gens , se parlèrent k peu près pendant une demi-heure ; le duc supplia le roi de le laisser passer de son côté. Louis hésita ; mais enfiru, rappelant ses gens, il y consentit ; alors le jeune Charles, se jeiant à ses pieds , lui baisa la main et lui demanda humblement pardon de sa révolte ;

le roi le releva , l'embrassa et lui montra les lettres du cardinal et de d'Harencourt , tous deux vendus à laBourgogne. Les deux prélats donnaient avis au jeune prince d'un secours d'hommes que Charles-le-Téméraire se disposait à lui envoyer pour appuyer ses prétentions. Ces deux lettres enjoignaient en outre au duc de Berry de persister à réclamer l'entière exécution du traité de Péronne en dépit des offres , des menaces ou des caresses de Louis , ou du moins de ne renoncer à la Champagne qu'en obtenant la cession du comté de Poitou comme une dépendance du duché de Guyenne. Charles avoua tout , en s'excusant dans toute la sincérité du repentir d'un jeune cœur qui se croit coupable et pleure sa faute. Le roi , pour prouver au duc qu'il était touché de son repentir, lui donna ic collier de l'ordre de Saint-Micheî , mais il lui refusa la grâce de ses deux complices impunis encore, mais dont le châtiment, pour être ajourné, ne perdait rien de l'éclat et de la rigueur que

devait y apporter la vengeance d'un monarque aussi fardé et ingénieux dans sa haine que l'était Louis XI. En effet , à peine fut-il de retour au château du Plessis, qu'il fit enfermer La Balue et d'IIarencourt chacun dans une de ces cages de fer dont ils avaient été les inventeurs et dans lesquelles un homme ne pouvait rester assis ni se tenir debout, et pourtant le cardinal y demeura onze ans, malgré les réclamations que Rome prodigua en sa faveur. L'un des deux traîtres fut enfermé dans la citadelle de Loches et l'autre le fut dans le château du Plessis-les- Tours, sous la chambre du roi.

On fit, sur leur disgrâce, les vers suivans rapportés dans la Chronique de Jean de Troyes.

Jeau de La Baîuc A pcrJu la vue De SCS évcclié.s.

Monsieur do \ crduii rS'en a plus pas un :

Tous sont dôpcchcs.

La veille de cette célèbre arrestation , le nouvel abbé, frère Faure de Versois, franchissant les guichets du château du Plessis , vint rendre hommage et prêter serment de fidélité au roi Louis comme abbé de Saint- Jean-d'Angely ; il était suivi par deux frères de son couvent, menant en laisse deux légers et beaux lévriers noirs entièrement sans tache, portant un collier d'argent sur lequel était gravée celte courte devise , faisant, par rapport à l'uniformité de leur couleur, allusion au dévouement de celui qui les offrait : — Sans tache au cœur.

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