‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Cécile, ou les passions. Tome 2Chapitre 36 sur 41 · ANATOLE -A MADAME DH NEUVILLE · texte numérisé non relu

ANATOLE -A MADAME DH NEUVILLE

. •' ' . Des Bruyères,' 178^.

Ne te plains pas dc-mon silence , nia chère Emilie ; qu aurais-tjt! pu t’écrire depuis prés d’un an que j’ai passé dans les ténèbres de la démence ou dans ies convulsions du désespoir? La- présence de ma fiUe m'a rendu à la raison et à l’amitié : je ’ndi pu la' voip sans rappeler à ma pensée tout- cie que je dois de reconnaissance à ta courageuse pitié pour tçn coupable frère, au dévouement sans exemple <hj meiU leur des amis. ' - ' ' • ,

Que je Serais heureux, ma soeur, s» l’image. de • Cécile toujours présente, toujours plus adorée-,’ n’avait à jamais banni de mon coeur tout autre sentiment que celui de fia perte et dé mon désespoir! J’ai lu sa dernière lettre; la crainte . d’un hymen odieux, l’avenir funeste dont eUé était menacée, la religion même, n’auraient pu obtenir d’elle uti pareil sacrifice; c’est à-moi, e’est à moi seul qu’eHe s’est

CÉCILE

immolée: 1113 raison sctait éteinte; j-’étais mort; elle ne voulut pas me survivra. Hélas! je l’ai rèaotivrée •cette raison que l’exeès de ses souffrances et de mes remords m'avait ravie; je. l’ai recouvrée, pour mesurer dans, toute sa profondeur l’abyme où je dois achever de mourir; pour maudire l’existence qui m’est tendue; pour tue répéter, à tous les moments de ma misérable vie , que j’ai fait le malheur de tout çe. qui m’aima sur la terfç; que j’ai séduit l'innocence la plus pure, violé les devoirs les plus saintS; et que mou fatal amour, pins impitoyable quoja mort même, a ravi au monde, où èlle naissait à- peine , une femme que la nature avait eréée pour être l'orgueil et l’ornement de son sexe.

»■ Mais. est-U vrai <jue Cééilé soit à jamais pferdtfe pour- le mrfnde çt pour, moi? Tant quelle respilre, ne m’appartient-elle pas? et les liens qui l’enchaînent so nt-il 5 plua.sacrés que- ceux qui nous unissent? Ce n’est, plus seulement mon cœur, o’est la nafbre, c'est la saison que j’interroge; toutes deux repous- • senties vœux contractés sous l'empire d’.un préjugé cruel, accrédité par des prêtres imposteurs. Dans lequel de léufS livres saints ces ministres d’un'Dieu bienfaisant ont-ils. puisé le dtojt qu’ils «'arrogent d ’imposer à la crédulité, à la jjfii blesse, au malheur, . le sitpplice-d'une éternelle captivité? ’• • »' ’

, Ab ! Cécile, que n'est-il en pion pouvoir deln-iser, au péril de ma. vie, tes indignes, feraqu’une main

sacrilègea rivés à l'autel?... Mais j oublie, ma chère sœur, que j’ai pris la plume pour te parler de notre excellent pèrç , et du devoir pieux que tu as eu le bonheur de pouvoir remplir: il est mort plein de gloire et- d’années ; il n’a pas eu connaissance des derniers malheurs qui ont aecablé sa famille, et le meilleur idps hommes s’est endormi sous le charmede l’espèrauce. .. * - .

Je t’ai fait passer b procuration la plus illimitée pour terminer les affaires de la succession : qu’aucune difficulté ne t’arrête, ma bien tendre amie, tu eonnais mon dcsir.ou plutôt ma-volonté. Pour moi, cet acte de partage est Un testament, et j’exige qu*il y soit stipulé que tu acceptes la tutéle de Nathalie, à qui 'je fais don de tout ce que je possède/ »

Hâte ton retour, ma chère Emilie; je te lé demande au' nom de Charles et de ta- douce pnpille.... Le temps presse.... quelque chose me dît qu’un nouvel orage me menace , et'<Torage en orage-j’àrriverai bientôt, j’es'père, au terme- de mon pétnble voyage.

2 54 cér.n^;.

LETTRE' CIX V ’

* CHAÂLÇS DEPIŸàL X MADAME DE NEUVILLE. .

Aax Bruyènâr, 178 j.

Noms avous r eu ,|iier une alerte très .vive, ma bien chère- Émilie , -et je no trahis pas de vous faire partager les inquiétudes qu elle noüs a causées, puisqu’elle doit nous en. épargner de nouvelles. Je prois vous avoir dit que le 'duel qui a coûté la Vie au coiiite de Montford avait dptraé lieu à des poursuites, auxquelles je me suis mis. en tète que la famille du pointe était plus étrangère que M. de Çléuord dont la. haine pour beau-frère ne.se ralentit point. Quinc le connaîtrait pas, serait tenté .à’en excuser la violence, en songeant qu’il peut sé croire en droit de reprocher à Anatole la perte de sa fille et celle d’un ami; ruais vous et. moi, qui savons k, quoi nous en tenir sur la sfensjbilité du personnage, uous sommes forcés d’attribuer à une causé bien moins noble, à soit ambition .trompée, l’aversion qu’il a pour Anatole; d’ailleurs je ne vois

LETTRE CIX. a55

pas à quelle autre source on aurait pu 'puiser les renseignements qui ont mis la force publique sur J es traces de notre ami. Quelle qtl’en 'Soit la cause, voici l’effet. • •.

.Anatole, /qui, depuis près. d’ùd an, habk,» le château des Bruyères, sous un nota anglais, ne 'sort que de nuit et ç a encore é(é aperçu que par le vieux concierge Mauret. Celui-ci en a presque autant de petitque des. esprits qui reviennent dans la tQuiyercçrtes les informations 'qu’on a pu prendre auprès de lui naîtraient dû servir qu’à éloigner d’Anatole des soupçons que rien d'ailleurs ne justifie.

Lundi, après diner, nous. étions çè unis' sur le balcon de sa.çbambjne à coucher; il. montrait à la nourricela croix du Couvent qu’habit^ Cécile ,‘et la nourrice l’indiqnait du doigt à Natiiajiè qui répétait le même geste en bégayant ces mots qni ravissaient son père: Là.... maman.... Cécile.

Lambert acèourt tout essoufflé, et nous prévient qu’une escouade de cavaliers de- la. maréchaussée est à la griHe du château et demande qu'on lui ouvre de par le roi. ,-t . ■

Nous. ne balançons pas sur Je parti que, nous avons à prendre, et dont nous étions convenus d’avance en .catr d’évènement. Anatole, la noûrriee, et l’enÊant vont se réfugier dans la toûr des Archives ; j ordonne à Lambert d’aller ouvrir la grille. et d’introduire au près -de moi le brigadier qui commande

256 CÉC1UÇ.

le détachement; je vais le recevoir dans. Une salle

basse. *’•'/' *'

Cef homme , simple brigadier de maréchaussée,, me communique l’ordre do ru il -est portéur; il lui est. enjoint d’arrêter, par-tout où il le trouvera, un sieut Anatole de Césaine, lequel .a tué en duel très haut et très puissant seigneur, comte- Armand de Mtmtford , • baron de Saint- Valéry , ’ete. , etc. . "

• « Eh bien.! lui dis-je, il brut le eberebér ailleurs , car il n’est point ici.- ■ '•

— C’est te* que nous verrons, M. le obevalier (continua cet homn»e , en me prqnvartt d'abord,, à ma grande surprise,, qu’il savait à 'qui il parlait); en attendant' je vous demanderai bi permission de fai ré lés recherches qui me Sont prescrites. < ' c—,PuLsqu<* yoiis êtes* si bien, inforiné , reprisjé, Vous dever. sayoir que je- sois en visite dans cediâteau qui, m'appartient en effet, mais que j’ai ioué à nu gentilhomme anglais , grand amateur de chasse, fl e§t absent pour quelques jours; mais cet homme qui lui appartient (j’indiquai Lambert) vons servira de guide dans ce labyrinthe dont je ne connais pas

encose tous les détours'. » •' .

An bout d’une .grande -heure," notre brigadier revient avec sa pettté troupe * et*m<vdH qu’il ne lui restak plus à visiter qü’une toor du eliêftean ou le guide que jelui avais •donné refusait'de le conduire.

«Bar une bonne raison, lui répondis-je , c’est

LETTRE CtX.

que dé Temps immémorial cette tour n’est pas Le* bitée, du moins par de» êtres de notre espèce, et qu,’oa n’a point entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu l’audace d’y entrer en soit jamais sorti j mais vous avez de braves gens avec vous, et je vous invite À tepter une entreprise qui vous fera beaucoup d’honneur. . A

. — Qu’en dites-vous, camarades? demanda le brigadier aux cinq, hommes qui I'accompagoaient- •- — JU n’y a pas dp bravoure qui tienne (répondit l’un d’eux, que le vieux concierge avait sans doute endoctriné)- contre une légion dé diables qui défendent cette tour au. sommet- de laquelle ils dansent tous les soirs; et pour mon compte, j’aimerais mieux pénétrer seul dans Une caverne de 'voleurs prévenus de ma visite, que d’entrer, moi centième, dans cette tour-endiablée. » .

' Tons ses camarades tinrent le même langage ; et notre brigadier; bien sûr de ne pas être pris au mot, n’en insista que plus fortement pour les engager À le suivre, tout en leur faisant la peinture la plus effrayante des péril» qu’ils auraient - à courir pour mettre à fin celte aventure. ■ "\

Sur leur refus réitéré, on convint de détacher un des cavaKeri aùprès. du capitaine de- maréchaussée qui se trouvait à .Tours, pour iul demander un renfort dont on attendrait l'arrivée ayant de péné*-

258 CÉCILE,

trçr dons la imif: eu même temps le brigadier me prévint qu'il passerait Ut nuit wu château avec 'sa trou[*e. Je témoignai ma satisfaction du parti- auquel il s'arrêtait; et, après avoir installé les quatre boulines qui l'accompagnaient dans une salle basse où je leur fis.donucr tout ce dqnt ils pouvaient avoir * besoin , j'invitai leur Chef à -souper avec moi, et j'eus grand soiir que le vin ne manquât pas: il rendait notre homme expansif; iljne raconta son histoire, et. m’apprit, entre autres choses, que s i soeur était Wrtirièn? au couvent de Iuiguicbe. jQuand je le vis disposé à bien dormir, je le-conduisis moi-même dans une chambre à coucher, où il était loin.de s’attendre à la nuit cruelle qu’il devait y passer. • line fois assuré que mes aimables -hôtes étaient profondément endormis, j’allai retrouver Anatole, à qui je rendis compte de l'état des choses : la nourrice, qui «e savait rien de ce qui se- passait ap château, avait été mise en Sûreté, ainsi que l'enfant,, dans un cabinet à porte perdue, pratiqué dans l'épaisseur des murs. ■ ■ • '

Sans perdre de temps, Anatole, Lambert, et moi’, . nous allons no’us affubler de uosbabitsde magiciens, et, armés jusqu’aux dents,- nous nous introduisons dans la chambre du brigadier qui ronflait, à ébranler les voétes, et nous noUsaucttonsuû devoir de lui lier • les pieds et les mains: U s’éveille dans l’opération;

.LE>THB .CIX.

mais terrifié® la vue des démons qui l’entourent, et que son imagination troublée multiplie à l’infini, il nous regard® avec des yeux hagards, sans faire un mouvement poursé défendre. Dans net état, nous le descendons dans le cachpt-des oubliettes; nous le déposons sur la paille, où, croyant sans doute achever un pénible rêve, il ne tarde pas à se rendormir. , •

Nousprofrtonsde ce temps pour aller Bous-piêmes prendre quelque repos. Quand nous reparûmes à la pointe du- jour, noua le trouvâmes en conversation réglée avec LamBcrt, que . nous avions laissé . à sa garde , et à qui nous avions fait, son thème. .■ *

• Notre entrée d'opéra par la trappe des onbliettes, au milieu.des. flammes de Bengale, dont nous 'nous étions fait précéder,, lui arracha des çfis épouvantables. • ' "...

«Tu mérites la mort, lui dit Anatole d'une voix terrible, pour avoir, formé le projet de venir troubler les esprits infernaux dans l’asile qu’ils se sont réservé; mais nousav'oçs pitié de toi cependant., et nous. Cônsentoos à te rendre à la lumière, si -tu fais le serment de Remettre -à son adressera lettre que je te confie. « » , • • - ' . >

En disant ces mots, Anatole hxi présenta l’écrit ;4J* en lut la-suscriptiOn: A la sceau Sainle-Cédtè, au ebupent du Lacjuiche,- •• ... , . ■ .

2fio

CÉCILE

« Je jure; monsieur le démon,, qu 'avant quarantehuit heure* la religieuse aura votre missive....

— Sans quelle soit ouverte* par un autre?

— Jé le jure. . . * * ‘ *

— Sans que l’on sache de qui tu la tiens?

— Jelejùre. . *

, — Sans qu’il t’échâppe jamais un mot, qui puisse trahir la mission dont je te chaîne?

• — Jelejure. .• • • : • *

— Sopge qu’il y va de ta vie, et que lf moindre indiscrétion sur ce point té replonge dans ce gouffre où t’atteindra la vengeance épouvantable à laquelle aucune puissance humaine ne saurait te soustraire, .le h’ajoute qu’un mot; une somme de eeqt-kmh te sera comptée si ta apportes la réponse. Sur tout le reste tu peux dire ce. que tu as vu, et t'exposer une seconde fois toi-même, à pénétrer dans la tqnr du <;Mroau dès Bruyères.

• — Soyez sûrs, messeigneofà, qne jè n'userai pas de la permission. * . . • . •

— À ce pris qu’il soit Mire, » ajouta .Anatole en faisant un signe à Lambert, qoi commença par t^affder tes yen* an prisonnier: après quoi, découvrant son bras au-dessus de la saignée, il y tatoua , Avec la pointe' d'une aiguillé très fine,, unie figure en* forme de to»r, Jur laquelle' il jeta quelques grajns de poudre auxquels il init ie feu; et presque au

■Mil

"‘énte moment lq brigadier, plu* mort que vif, se retrouva dans la chambre et dans le lit où il s était endormi sept heures auparavant.

Afin de jouir des premiers moments de sa surprise, j'entrai dans sa. chambre quelques minutes après, et je le trouvai examinant debout, près de la fenêtre t • la lettré qu’il tenait à la main et son bras qu il sç bâta .de itcaouvrir aussitôt qu’il m'aperçut. . r , .

u Commandant, lui dis-je en me frottant les yeux, comme si je venais de m’éveiller, vous avez bien dorrçi»,.à ce qu’il me paraît; je vous félicite d’avoir pris un bon à-compte sur la nuit prochaine, car je vous en proviens encore, vous ne terminerez pas sans beaucoup de peine la tâche que yous vous êtes- imposée.

• — A condition que. l’oivm’an verrait un renfort

suffisant. . .......

■y— Il qtrive 41 instant même ,• et je venais vous, en ' prévenir. . . •

, ' — Cest fort bien, continua-t-il en achevant de s’habiller; mais il faqt.savoir quelle est la force du détachément que l’on m’envoie.

■ De dix oadouzç hommes, autant, que j-’en ai pu jugCr an premier cçup d’eeil.

y— Di* homraçsl s’écria le brigadier..; contre fine légion qi>i dispose de toute l’artillerie de l’enfer ?...

262 CÉCILE

- — Comment! repris-je' d’un air étonné; auriezvous reçu dé nouveaux renseignements? • • •" •

— Si j’en ai reçu!..." ... *

Pois s’afrêtant tout court à la vue '<fe son sabre bots du fourneau, et dont la laine était rompue-, il acheva de s'habiller, prit la lcttrcqu’H serra preciensement, et courut rejoindre son détachement qui était rangé en bataiHedans la crtur.

Quelque préoccupé que je fusse du danger de notre position, je ne pus entendre sané rire le'rapport que le brigadier vint faire au marécltal-deslogis qui commandait le détachement grossi de quelques cavaliers; le désordre 'qui- régnait dans toute sa personne, le Son altéré' de sa' voix, et le sabre rompu qu’il brandissait d’une main tfehrblàntc, imprimaient à^es discours une éloquence qui fit passer dans le coeur de ses camarades la terreur (pii s’était emparée du sien.

Le résultat de sa harangue fut qu’il irâit sur-lechamp rendre Otnnpte an commandant de la maréchaussée «à Mois de ce qu'l avait Vu, et qu’en atteudaut de nbdVeatiic ordres les trofe bfigtides Iraient reprendre leur station. . '*•**'**

Poùrsonteuir mop >éle jusqu’au bout, je recommandai au brigadier qui éttiit resté en arrière polir me faire ses adieux* .d’obtenir du commandant qu’on envoyât des ■fronpés suffisantes pour déloger

LETJHtK .Ol X.

* les êtres surnaturels et malfaiteurs qui habitaient la t<>ur de ce; château depuis trois ou quatre siècles. .

• •' * N’y comptez pas, nie dit-d eu s’approchant de mon oreille..», et si j’ai nu conseil à vous, donner, en récompense du bon accueil que j’ai reçu- de. vous, ‘ c’est de ne pas resta” dans on lieu où vous vous réveillerez quelque jour avec la «jtede moins. » Gela dit, il remonte à cheval, m’approche du pied de la tour, et appliquant sa bouche à une meurtrière, il fait retentir ces mots dans l’intérieur : Je tiendrai ma promesse; et il s’éloigne au galop.

J’ai voulu, pia chère Emilie, vous raconter dans ses mpindres détails une aventuré tragi-comique qui a déjà produit une sorte de révolution dans le caractère d’Anatole : il reprend à la vie, au cou- »rage, à l’espoir. Ce matin il me disait avec un sourire depuis long-temps- banni de’ ses lèvres : « Mon ami, nous l’enlcverons, noiis avons pour nous l’amoiur et la maréchaussée. » Croiriez-vous que j’en Suis venu au point moi-même de caresser cette idée

• toute extravagante qu’elle doit vous paraître?. Nous en sommes à chercher les moyens d’agir, et c’est jusqu’ici’ l’écueil on viennent se briser no»*e$pé- .rances. Je ne crains qu’une chose, c’est une seconde attaque du château avant que nous ayons exécuté un projet qui n’est pas encore définitivement arrêté.

Chère Étudie; dans toutes mes lettrés je ne vous

CÉCILE

parle (fM .de* cjMgrifu dArratok* : celk-c» eût été contactée tant entière* à vont parier de mon hoa^ heuf , « j’arai* veulb répondre à ce» dernier» mots de W «ôtVe > « Que- je vous doit d’amour et de reconnaissance pour le» soins 'qUe von» donnes àftotte frère!». ’ • ^ •** v

. * •’* ■•* ■ •• -atufafc ■

■v* - a *' t ut. "f fy«a

., r ** Ji m |i**k .

.*rt; tLVterC» «K l|àpp.‘

•« jn -

* • 1-. ' V. rt-’ ■ |S »! •

>Jr?4n

l < .*»-;n»ad j »'a4 *d j*î ; «.**

•<**f **9h iM&i œ 4^

^*«#**c |mf

V ¥*»M^ar t-i-JdMMunt.,-

.*♦#? ***,44* '•’f.t «Mi*. «v*

^ w%*ii * d« oÉfMWt *'

*.kfyÿ •*!*-• *î»rV*<

-jdt&açsy»;. ;* '

Page 1