I.KITHE tiXIV. Ut) l
^'escrimer au milieu «les ténèbres, où nous parvenous facilement a nous en rendre uiaities.
, h Vous ôtes en uotre pouvoir, lui dit la voix iny# rérieuse qui s’était déjà fait entendre, et rien ne . peut Vous soustraire à notre vengeance que notre admiratiou pour votre courage: Non seulement ’nbus vous laissons la vie, mais nous consentons à vous rendre la liberté., sf vous jure* sur l’honneur de vous retirer à rin6tant niêmo avec votre troupe.
— J'y consens, reprit l'officier; mais qui que vous soyez, je vous préviens que la parole que je vous donne ne saurait m'engager au-delà de trois jours , et què , ce terme expiré ^ je reviens ici venger mou injure personnelle, et vous demander compte, à la tête d’une force respectable-, de la rébellion aux ordres du rot dout vous vous êtes rendus coupables, et dont vous devez prévoir les suites. »
Cet engagement nous suffisait; nous l’acceptâmes. Lambert, sous Je costume grotesque d'un magicien , fut chargé de reconduire notre prisonnier, après lui avoir bandé les yeux, jusqu’à la galerie éclairée, qui le'rameua dans le co,rps de logis- principal.
Quelques momeuts après nous entendîmes bâttre le rappel. Le détachement se réunît dans la cour d'honneur; l'officier se init à la tête de sa troupe, et, sans adresser un seul reproche à personne, il sortit du château.
CÉCILE
P. S. Après son départ , nons avons songé nommêmes à évacuer la place, où nous pouvions craindre de nous voir cernée dès le lendemain....'
* . • A cinq heures du soir.
Charles est allé s’assurer d'une cabane
La nuit est venue : nous nous acheminons en silence vers la voiture qui nous attend dans la forêt.
Il est dix heures; nous somme** embarqués, et quand vous recevrez cette lettre , écrite en présence des événements, nous serons déjà loin de vous. Les fugitifs embrassent Emilie et Pauline de toute la . force de leur cœur. .•
‘ Bateau couvert, en usage sur ia-Loirr. f
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