LES COURSES
aucun but d'utilité publique ni de gloire nationale, puisqu’on faisait venir d’Angleterre tous les chevaux qu’on y faisait courir.
En instituant des courses annuelles, où ne sont admis que des chevaux de race indigène, où des prix sont accordés aux vainqueurs en indemnité de leurs frais et de leurs soins, le gouvernement s’est promis d’exciter l’émulation des propriétaires et de perfectionner la race excellente des chevaux français : les progrès obtenus en si peu de temps ne permettent point de douter qu’on n’atteigne bientôt le but qu’on se propose, et que peut-être nos voisins ont dépassé.
Chaque nation civilisée a sur les autres un degré de supériorité qui la distingue en quelque chose; et, parmi beaucoup d’avantages dont les Anglais se vantent gratuitement , ils peuvent se prévaloir, à juste titre, de l’excellence de leurs haras : c’est une concession que je faisais dernièrement ù M. de Mairieux vieil anglotnane de ma connaissance, qui ne tarissait pas sur l'habileté de leurs grooms ( palefreniers), sur la propreté, la commodité, même sur l’élégance de leurs écuries, sur tous les détails des soins industrieux dont l’éducation des chevaux est l’objet en Angleterre.
Il me fallut, à ce sujet, entendre le récit d’un voyage de trois mois que mon homme a fait de l’antre côté de la Manche , et durant lequel « il a acheté,