O ptsiii! o tabes
Quelle honte ! quel fléau !
Nos mœurs, à tout prendre, valent mieux que celles des anciens; c’est un fait, et je ne serais pas fâché qu’on me le contestât, pour avoir occasion de le prouver. Dussé-je me faire lapider par nos Dacicrs modernes, je ne résisterai pas long-temps, je le sens bien, au besoin que j’ai de m’élever contre cette superstition scolastique, poussée au point d’offrir sans scrupule, comme objet d’étude à la jeunesse, des ouvrages où tous les charmes du style, où toutes les couleurs de la poésie , sont employés à peindre les plus honteux dérèglements; contre ce respect scandaleux de l'antiquité , qui autorise les traducteurs â faire passer dans notre langue cette foule d’idées obcénes, d’aveux révoltants, dont la manifestation , même à talent égal , appellerait sur un auteur moderne le mépris public et la vindicte des lois. Ceux qui ne pensent pas qu’il suffise de répondre
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aux inculpations dirigées contre Anacréon , Catulle , Horace , contre le modeste Virgile lui-même , comme répondait madame Dacier aux reproches dont Sapho était l’objet : Elle avait beaucoup d'ennemis ; ceux-là, dis -je, rejetteront sans doute en grande partie , sur les mœurs générales du temps où vivaient ees grands personnages, ce que leurs mœurs particulières ont eu de plus répréhensible; dès -lors nous commencerons à nous entendre, peut-être même finirons-nous par être du même avis.
Les anciens ont tout exagéré, les vertus et les vices ; il leur est souvent arrivé de faire comme certaines gens, qui ne quittent pas un bon mot qu’ils n’en aient fait une sottise : il est rare qu’ils quittent une vertu sans en avoir fait un vice : c'est ainsi qu’ils ont poussé l’amour de la patrie jusqu'au plus révoltant fanatisme; le respect des lois jusqu’à l'oubli des sentiments naturels; et l’amitié!.... 11 est des choses qu’on ne doit pas même indiquer.
En convenant que les anciens ont en beaucoup de vices qui nous sont étrangers , j’ai presque dit inconnus, il faut avouer, pour être juste, qu’il en est un, sinon le pins odieux, du moins le plus méprisable; sinon le plus effrayant, du moins le plus à craindre, l’hypocrisie, puisqu'il faut l’appeler par son nom, qui semble appartenir plus particulièrement à nos temps modernes.
Ce mot , que je prends ici dans son acception la
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plus étendue, doit s'entendre du masque de toutes les vertus. Molière a peint ( ou pour me servir d’une expression anglaise qui rend mieux ma pensée), astigmatisé le tartufe de religion. Un auteur, qui n’aurait eu besoin que de vivre et de multiplier ses ouvrages pour obtenir un rang honorable parmi les héritiers les moins éloignés de notre immortel comique, M. Chéronatracé avec beaucoup de talent, quoique sur qn caneyas étranger., le portrait du Tartufe de mœurs; mais Beaumarchais, dans son iiulre Tartirfe, n’a montré qu'une odieuse figure de fantaisie. '
Boileau prétendait que chaque demi-siécle, èt presque chaque lustre, aurait besoin d’une comédie nouvelle sur l’hypocrisie : « Il n’y aurait pas à craindre,, ajoute d’Alefnbert, si le peintre était digne dù sujet, que les portraits se Ressemblassent , tant l’hypocrisie est habile à changer de forme; audar cieuse et entreprenante quand elle se croit protégée ; souple et insidieuse quand elle Craint d etre reconnue ; humble et rampante quand elle se croit démasquée. » •
11 m’en coûte de le dire, mais il est certain qu’à aucune autre époque ce vice n’a été plus commun . j’y vois pointant cette différence, que l’hypocrisia était autrefois un état , et quelle n’est plus aujour-
1 Nous verrons douze ans plus lard.
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d’hui qu’un rôle dans la société. On le joue aussi long-temps qu’il convient aux circonstances; on y renonce brusquement aussitôt quelles ont changé: c’est un habit de caractère que l’on ne porte que pendant la durée du bfll. De nos jours, l’hypocrisie prend toutes les formes, sans même en excepter les plus odieuses, et je connais plus d’un de ces tartufes ou fanfarons de vices, comme les appelait Louis XIV, qui tirent parti des mauvaises qualités qu’ils n’out pas.
Parmi les nombreuses variétés de l’espèce, la plus dangereuse est celle de ces faux bons hommes dont Mérange est le modèle le plus achevé. Il est vrai que la nature l’a merveilleusement servi, et qu’il lui doit une partie' de ses succès. Mérange est un gros homme, au front découvert, à la figure vermeille et arrondie : son geste est brusque, ses manières sont ouvertes , quelquefois bourrues ; il' court à vous du plus loin qu’il vous voit , vous prend la main et vous la secoue à vous démettre le poignet. Sur quelque chose que vous l’interrogiez, sa réponse commence toujours par ces mots; A vous parler franchement... Avec lui, jamais de compliments, jamais d’éloges à craindre ; c'est un vrai quaker : il déteste la flatterie, et, quant à la politesse, il répète à tout propos que la véritable est dans le cœur. Si par hasard on a quelque intérêt à démêler avec lui, “ il s’en rapporte entièrement à vous', car il n’entend rien aux
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affaires, ■> et c’est pour cela qu’il vous renvoie à son avoué, le plus avide et le plus chicaneur de tous les hommes. Sa bourse est toujours au service de ses amis, ce qui fait quelle est ordinairement vide ; mais s’il ne peut vous obliger lui-même, du moins s’env presse-t-il de vous indiquer un honnête usurier, auquel il a recours au besoin.
Maintenant , comment se fait-il qu’avec un caractère de franchise si bien établi , Mérange n'ait pas un ami , pas une connaissance qui ne se plaigne d’avoir été sa dupe? A vous pdrler franchement, à mon tour, c’est que Mérange n’est rien moins que ce qu’il paraît; sous cés. dehors agrestes, sous ces perfides apparences d’un bourru bienfaisant, il cache une ame basse , un cœur sec et un esprit rusé : c’est un tartufe de franchise.
Mervitle est le type d’une autre classe de tartufes dont la société est inondée depuis quelque temps. « Il ne connaît de bonheur qu’avec une fortune médiocre , de vprtu que dans une condition privée ; l’ambition , de quelque nature quelle soit , n’est à ses yeux qu’un» source de tourments, de besoins et de privations. » 11 faut l’entendre parler des avantages de la médiocrité, des plaisirs de la vie domestique ! Comme il prouve admirablement « que la faveur des cours est ce qu’il y a au monde de plus fragile! qu'on ne peut faire aucun fond sur l'amitié des grands, et encore moins sur leur reconnais-
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sance! » De combien de citations d’Epictéte, deSénéque , de Montaigne , il appuie ces vérités nouvelles ! Si quelqu’un lui fait remarquer le contraste de sa conduite et de ses principes, en lui objectant qu’il n’est point d’antichambre un peu considérable •ù l’onne soit sûr de le rencontrer, point d’audience de ministre où il ne se trouve, point de cercle où il ne se montre en habit brodé , Merville ne manque point d’excellentes raisons pour motiver ses inconséquences : c’est toujours le besoin d’obliger qui le conduit dans ces beux , d’ou son caractère et ses goûts l’éloignent. Depuis long - temps je commençais à craindre d’avoir été la dupe du sage et modeste Merville : l’aventure que M. D m’a racon-
tée, il y a quelques jours , a fini par an ouvrir lès yeux. Bien convaincu, comme il le lui avait entendu répéter, que Merville avait beaucoup de crédit , mais qu’il ne l’employait qu’à être utile aux autres, M. D.... l’alla trouver*un matin , et s'ouvrit à lui sur le désir qu’il avait d’obtenir une place près de vaquer par la mort de celui qui l'occupait : il lui en fit bien connaître tous les avantages, et lui en détailla toutes les convenances. Merville promit de s’occuper sans délai de cette affaire, et tint parole; il sollicita la place, et l’obtint.... pour luimême.
Je n’ai fait qu’indiquer vaguement deux esquisses : on sent tout ce qu'un pareil cadre pourrait ren-
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bS
fermer de portraits, si quelque peintre habile se chargeait de crayonner, d’après les originaux que je pourrais lui fournir, tant d’autres tartufes de morale , de politique , de philosophie , et de litté rature.
LA VIE .DE CHATEAU. • 5g
»“IT. [ai SEPTEMBRE T 8 I I .]
LA VIE DE CHATEAU
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^ope , Pastoral
Cnnnoiuci les délices tlç ta vie champêtre.
Boileau aura beau dire :
Paris est pour un riche un pays de coCagnc ,
Sans sortir de la ville il trouve la campagne.
Réduite à sa juste valeur, cette exagération poétique signifie seulement qu’à Paris, avec une grande fortune, on peut renfermer entre deux rues et quatre murailles un certain nombre d'arbres rabougris, de carrés de gazon, de plates-bandes de fleurs , et faire arroser (atout par un maigre filet d'eau acheté à la .voie, et Wulant dans une omière-de plâtre: telle est la campagne qu’on peut trouver sans sortir de ta ville: Quant à celle qui sc compose de vastes plaines, de prairies couvertes de troupeaux , de forêts que les ruisseaux arrosent, de montagnes que. les torrents sillonnent , où l’on respire un air pur, où l’on ne
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connaît que les travaux rustiques et les plaisirs champêtres, quant à cette campagne, dis-je, quelque puissant, quelque riche que l’on soit, il faut se résoudre à sortir des barrières, et même de l’atmosphère de la capitale, si l’on veut en goûter lés délices. Je ne les ai jamais appréciées plus vivement que dans le petit séjour que je viens de faire à ma ferme (je me rappelle la temps où je disais à ma terre ) ; et comme on ne parle jamais mieux des objets qui plaident que lorsqu’on est encore sous leur influence , je demande la permission à mes lecteurs , avant de me remettre à parcourir Paris , mes tablettes en main , de jeter un coup d’œil en arrière sur' les lieux que je quitte, et de profiter des derniers beaux jours pour parler de la campagne et de tous les plaisirs dont la sagesse et l’opuledcc peuvent y trouver la source.
En entrant dans le Bocage ( c'est le nom de cette partie de l’ancienne Normandie où mon bien est situé), je me suis étonné, pour la centième fois de ma vie, qu’un aussi délicieux pays, à soixante lieues de la capitale , ne soit pas couvert de chfruiux et de . maisons de plaisance. Le voyageur Mod^T dans ses Lettres sur la France, pourrait bien avoir raison lorsqu’il reproche aux Français de ne pas mettre assez d’importance et de réflexion dans le choix des lieux où ils forment des’établissements. La difficulté des communications * que les riches propriétaires
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font valoir comme excuse , ne suffit pas pour justifier leur indifférence ; une partie des sommes que plusieurs d’entre eux dépensent si follement ailleurs pour tourmenter un terrain rebelle, pour y feindre des montagnes et des rivières, pour leij surcharger de fabriques ridicules, suffirait ici pour ouvrir des routes commodes à travers un pays qui me semble créé pour le plaisir des yeux.
La foudre était tombée sur les bâtiments de ma ferme : je venais pour réparer le dommage que j’aurais pu, en toute conscience, laisser à la charge du fèrmier, puisqu’il avait pris sur lui, contre mes ordres positifs, d’ôter le paratonnerre que j’avais fait poser sur le corps-de-logis principal ; il est vrai qu'il me donna pour raison » que ce n otait pas. la mode du pays, et que ses voisins se moquaipnt de lui en voyant cette grande broche de fer au-dessns de son logis ; » mais je ne lui tenais aucun compte de pareilles excuses, et j’aurais certainement plaidé, si j’eusse été assez jeune pour commencer un procès en Normandie.
Plus on réfléchit, plus on observe, et plus on se convain la fausseté de la plupart de ces jugements portés sur une nation entière par quelques éérivains, et adoptés sans examen par les' autres. Quel estle Français qui ne croit pas faire partie du peuple le plus mobile , le plus inconstant de lu terre ? Et cependant, pour peu que l’on observe, que l’on
LA VIE DÇ CHATEAU, recherche le caractère de notre nation ailleurs que dans la capitale, où il se dénature si facilement, on reconnaîtra que, loin d’ctre enclins au changement, les Français sont,* de tous’les peuples de l’Europe, le plus esclave des préjugés et le plus asservi à la routine. C’est parmi les gens de la campagne, et principalement dausles provinces de l’ouest, que la vérité de cette remarque est plus sensible. Les paysans de la Basse-Normandie sont aujourd’hui ce qu'ils, étoient du temps de Guillaume-le-Conquérarit : leur manière de parler, de se loger, de se vêtir est, à très peu de chose près, la même; la civilisation n’a fait .parmi eux aucùn progrès sensible , et l’on ne s'en aperçoit pas moins à la pureté qu'à la rusticité de leurs mœurs. ,
Trop voisin du château de Pont... pour pouvoir me dispenser d’y faire une visite de politesse, je fus accueilli par l’honorable possesseur de cet antique manoir, comme un ancien ami de son père. Il ■voulait absolument que je demeurasse au château; M m de P... insista sur cette proposition de la manière la plus obligeante ; elle trouvait des réponses à toutes mes ■ objections : «Eh bien! madame, lui dis-je en riant , il me reste à vous faire un aveu contre lequel ne tiendra point votre bonne volonté : j’ai passé la première partie de ma vie sur mer, où l'on contracte d’assez maùvaises habitudes , j’achève l’autre dans la retraite , où l’on ne s’en ‘corrige guère ;
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puisqu’il faut le dire , en toute humilité , je fume. — Tant mieux! me répondit-elle, nous avons ici le pavillon des fumeurs, et vous tiendrez compagnie à mon oncle l’amiral; qui fume comme Jean-Bart, et qui se donne bien de la peine pour ne pas jurer autant. » II y a des prévenances qui ont force de loi; dès' le soir même, je vins m’installer au château. C’est une vie délicieuse que celle que l’on y mène; et comme le bonheur dont on jouit dans cette famille est moins le résultat de l’opulence que de la réunion des qualités, des talents et des goûts les phis aimables, quelques traits de ce tableau peuvent trouver ici leur place.
Si je faisais un roman , j'aurais du temps et du papier devant moi ; je pourrais, au risque d’ennuyer mon lecteur, lui fai ré , en style à la mode, la description d'un des lieux les plus beaux , les plus variés , les plus pittoresques qu’il soit possible de rencontrer; mais le temps et l'espace. me pressent; et je dois me borner à dire que le site où se trouve placé le château de P.... ne laisse rien à desirer à l'imagination la plus féconde et la plus riante. On n'y jouit pas de cette liberté extrême que l’op a depuis quelque temps la prétention d’offrir et de trouver à la campagne , mais de toute la liberté qui se concilie avec les habitudes et les plaisirs des autres. La société se compose de douze personnes , dont cinq appartiennent à la famille de M. de P***;
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et parmi les étrangers se trouvent quelque* uns des artistes les plus distingués de la capitale. Les hommes se lèvent de bonne heure : ceux-ci pour aller à la chasse, à la pêche celui-là pour étudier , le crayon à la main, quelques effets de paysages, et nous autres invalides , pour voir encore une fois naître l’aurore. On se rassemble à dix heures pour déjeuner; c’est le moment où paraissent ces dames : qùelques unes se lèvent plus tôt; mais, pour l’ordinaire, elles descendent ensemble. Après le déjeuner, chacun s’occupe et s’amuse , suivant ses goûts , dans un vaste • salon dont la salle de billard n’est séparée, que par •des colonnes. Tandis que les uns s’exercent à ce jeu, que M mc de P*** brode ou fait de la tapisserie, que les jeunes personnes, autour dit piano, écoutent M. Catel qui parcourt la partition de Didon ou d'Armide, M u ' Pauline de N*** achève le portrait au crayon de son grand-oncle l’amiral, qui se plaint qu’on le tient trop long-temps en panne.
Depuis une heure jusqu'à cinq, on ne doit aucun compté à la société de la manière dont on emploie son temps ; c’est une partie de la journée que les
maîtres de la maison consacrent aux soins dômes-
tiques et aux intérêts des habitants du heu.
La cloche du dîner rappelle tout le monde au salon. Madame de P***ne s’y présente pas avec cette recherche de toiletta qui en impose l'obligation aux autres; mais en - cela, comme en toute autre chose,
elle tlpnne l’exemple d’une simplicité pleine de goût, de grâce, et d’élégance. 11 est commun de trouver, même à la campagne , des tables plus splendides que celle de M. de P***, mais il en reste bien peu en France de celles où l'on fait des repas aussi gais, par la raison qu’il devient chaque jour plus rare de pouvoir réunir quatre femmes charmantes, sans la moindre rivalité; des hommes d’esprit, sans aucune prétention ; des vieillards d’une humeur égale, et des jeunes gens de la gaieté tout à-la-fois la plus folle et la plus décente. Après le dîner, s’arrangent les parties de promenade; les uns s’emparent, des bateaux ; les promeneurs solitaires s’égarent sur les montagnes; les moins dispos ne quittent pas les longues allées du parc; mais la troupe la plus nombreuse suit ordinairement la dame du château, bien sûre que ses pas. se dirigent toujours du côté, où il y a des secours , <îes consolations à donner, et des bénédictions à récevoir. '
Le moment du retour est celui de l’arrivée du courrier : les lettres, les journaux que l’on reçoit, les nouvelles que l’on apprend et que l’on se communique, en donnant un nouveau mouvement à la conversation , décident du caractère quelle Conservera le reste de la soirée. la) derfcier jour que j’ai passé à P...., il ne fut question que de la comète. Le précepteur des enfants, M. l’abbé Grivel, qui est presque aussi habile en astronomie que M. Tris-