I. A VIE DE CHATEAU
sotin, commençait à effrayer ces daines, en leur démontrant, à sa manière, qu’un jour ou l’autre, notre terre ne pouvait manquer d’être mise en poudre par le choc d’un de ces astres vagabonds, lorsque madame de Saiut-C*** vint nous lire le post-scriptum d’une lettre que venait de recevoir sa femme de chambre. La mère de cette jeune fille lui écrivait, mot pour mot : ‘
*< Ta maîtresse et toi , vous avez bien mal pris » votre temps pour aller à 1«\ campagne; on montre » à Paris une comète superbe; j’ai déjà été la voir « trois fois sur le Pont- des- Arts; et comme ça ne " vient que tous les mille ans, à ce qu’ils disent, je •< suis bien fâchée qui tu aies manqué une si belle « occasion. »
La simplicité de cette bonne femme , qui s’imaginait que la comète ne se voyait qu’à Paris , dqus fit tant rire, qu’il fut impossible à l’abbc de ramener la discussion au point de gravité où Lavaient montée ses raisonnements.
C’est ordinairement par un petit concert que se termine une journée dont tous les moments ont été utilement ou agréablement employés. Lorsqùe la soirée est. belle , on fait de la musique en pleine catnpagne ; et peut-être faut-il avoir entendu la voix ravissante de madame A*” de Saint-C***, la basse
' Le fait est historique.