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Se transforme bientôt tnrtWsus éclatants, •' -•/•'
Merveilleux heritiers de lambeaujrdégoùtants!
« On cherche souvent les causes qui fixent tîe préférence l’industrie dans telle ou tcllé cité,' sans pouvoir en déterminer d'autre que le hasard, .le ne serais pas surpris que celle de Vire ait dit son déve-, loppement à l’avantage que cette ville a eu de traverser les temps de la féodalité sans devenir l’apanage exclusif d’aucun seigneur particulier; elle relevait immédiatement de la couronne, ce qui lui valut plus de liberté, et par conséquent plus d’industrie. »
Quaud M. L*** eut achevé de parler, nous nous dirigeâmes vers le donjon, dont nous examinâmes attentivement les restes. M. D’** prit à son tour la parolè en ces termes :« Voici l'antique témoin de ,.P I la valeur et des hauts faits de nos ancêtres. Ces remparts ne furent Cependant pas toujours inexpu- \
gnables, et Vire a subi ces vicissitudes de la guerre qui, nous l’avons trop appris,- semblent dépendre plutôt des caprices de la fortune que de la constance et du courage. Tombée an pouvoir des An-> glaisen 1^67, cette ville rentra sous la domination française en 1 4 , 5 o. Mais ce fut sur-tout du teiqps des guerres de religioq .qu’elle eut à souffrir. Elle devint tour-à-tour la proie des'divers partis. Elle fut prise, perdue, -et reprise ppr Montgomery, qui s’y.
livrai dtfs excès quY>xpIiquènt,mais que ne justi fient pas ceux dont- les protestants étaient euxmêiués Tç>l>jeL On conserva dans la ville une telle • frayent' à Ja seule idée des huguenots-, que plus d’un siècle après la mort de Montgoitimery, en 1688, pendant q u “ I e prince d'Orange menaçait les côtes du Bocage d’une descente; la ville fut saisie d’une terreur panique au seul nom de huguenot prononcé dans une rixe particulière. Ce mot fatal, répété dç proche en proche, fit croire que les protestants étaient aux portes de Vire. La population fut eu uu instant sur pied, ün prêtre, nommé Fétu , le bâton de la croix d’une main et le crucifix de l’autre, animait cette tourbe effrayée , en criant qu'il fallait vaincre ou périr. Quelques mégères, portant des hallebardes et drt arquebuses, se faisaient remar» quer dans ces rangs, à la tête desquels des Cordeliers, -armés de broches à rôtir, formaient une espèce de bataillon sacré; tandis que d'autres femmes, prenant à la gorge les prêtres qui passaient^ les contraignaient d'entendre leur coufession au milieu des. rues. . '* ^ ... .
“ Le temps a heureusement effacé les traces de ces anciennes haines religièuses plus envenimées encore que les haines politiques. Puisse-t-on n’eu . jamais rallumer le flambeau! Vire ira plus rien à craindre aujourd’hui de la guerre. 'C’est une ville
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d’industrie et de paix dont tont le matériel militaire Se borne à deux pièces de" canon, fioudtn-s avec les chandeliers des nombreuses corporations qui Entravaient autrefois la liberté du commerce. Cet airain , sons sa nouvelle forlbe, n’a point changé de but : il servait à éclairer nos fêtes , aujourd'hui son bruit les annonce. » * • ’•••..
■ En quittant la place du Château , MM. L’" et D‘“ nous engagèrent à vishet la bibliothèque publique, dont M. l’abbé des Mortreut nous fit les bonheurs avéc autant d’érudition que de prévenance. Le vaisseau en est petit, mais bien approprié à l’usage auquel il «st destiné. Vire doit ce bienfait à un de ses habitants nommé Pinchan qui légua à la ville, en lyfSij-sa bibliothèque particulière, composée de trois mille volumes. Ce nombre s est augmenté pendant la révolution de quelques débris échappés à la bibliothèque des cordehers , dont le oouvent était voisin. Son accroissement annuel, restreint ici par lès bornes étroites que hli prescrit l’économie municipale , est loin d’étre eh proportion avec le progrès des sciences et des lettres , et avec l’élan que la typographie a pris depuis dix ans. Qnaud verrons- nous l’esprit d'association suppléer à la munificence administrative ? Pourquoi les bibliothèques né s’ enrichiraient-elles pas, comme aux États -Uni*, à l’aide de souscriptions paftticu-
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lières? Je crois qu’jl n’est pas maintenant une ville enFraoce-où il ne fût facile de former une société de bibliophiles qui se feraient uu plaisir et une gloire de concourir par de modiques souscriptions individuelles ’ soit à créer des bibliothèques dans les villes où elles manquent , soit à compléter celles dont les rayons réclament d’ouvrages utiles! . Les souscripteurs pourraient aussi exercer ui|e influence salutaire pour rendre les bibliothèques accessibles à toutes les classes, et propager jusqu'aux moins élevées le goût de la lecture et.de l’étude qui, quoiqu’on die, développe .toujours celui.de la vertu.** . 1 *• i. . .
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