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situé à l’extrémité de cette promenade r dans l’ancienne abbaye de Saiute-Croix. . •
« La liste des hommes célèbres qui ont vu le jodt; à Saint- Là , nie dit Léon ne sera pas longue à établir. Parmi les morts , il n’ÿ a que trois noms à citer ; co sopt.oeux de François Briqueville ^capitaine distingué du parti calviniste; de l'abbé Le Grand, auteur de .quelques ouvrages historiques , et de l’abbé Ciouel, qui a écrit sur la géographie : parmi lés vivants, il n y en a qu'un seul à mentionner; C’est celui de notre cxçdjf ut peintre en miniature, M.' Saint.
Une distance de cinq. lieues seulement séparé Cou tances ^le Sainl-Là ; nous trouvâmes la route couverte d’une multitude de voitures chargées de tangue. . . ;
• Cou lances , que les jolis clochers de sa eatbédrale annoncent au loin , est moins une ville qu’un vaste séminaire. On n’y rencontre à chacjuë pas que des lipnunes et des jeunes gens revptus-du costume ecclésiastique ,-cé qpi , selon l’obscrvatioa d’un voyageur étranger, semble jeter un voile noir sur la ville. Des livres de dévotion et des ouvrage» de collège sont les seules productions qui sortent des deux imprimeries de Coûtantes , et que l'on trouve dans ses cinq magasins de librairie.
(1 paraît que Coutauces a été consacré, de temps immémorial, aux études théologiques. Avant l’établissement du christianisme, il y avait, dit-on, un.
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collège de druide*; celte ville s’appelait alors Cosédia , parcequ'on y préparait aussi' le* peaux deuiou- ^>n , dont on se servait pour s'habiller dans le pays; du moins les savants affirment que c’est lù ce que signifie le petit mot Cosée/tVi. -* "
•Ce fut Constance Ghlorç qui donna h Coutancçs (Constantia Castra) le nom quelle porte aujotH'-’ d'bui. On croit anssi que ce fnt lui qui lit construire l'aquedue qui a porté l’ea^ dans cettfe vil Te , jusqu au commencement du dix-huitième siècle. Les restes d* ce monument, maintenant totitTa-fait ruiné, ne servent plus qu à embellir les différents aspects do Coutances; mais il est difficile de distinguer^ à travers les réparations dont il a été long-temps l’objet du temps desaint I >ouis et dans ledix-sep treme siècle, la moindre trace d’architecture romaine.' - ’
Ue charmantes promenades, dominant un pays fertile, environnent Goutànêes, cè sont dominées
elles-mêmes parta ville» U» séminariste, qui préparait sa thèse à l’ombre de leurs riants berceaux de verdure, nous signala lés principaux édifiées qui s’élevaient au-dessus de nos têtes. La cathédrale surpasse tons les autres. Je remarquai avec plaisir que l’on avait placé ce beau monumcht de la religion sous l’égide d’une des plus belles découvertes de la philosophié-moderue ; des paratonnerres surmontent }es clochers. L’évèclié et l’bôtel-de-ville avoisinent cetto église. Quant aux tribunaux et à
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la gendarmerie, ils sont établis dans un ancien cpuvent de bénédictines, tandis que l'hôtei-dieu, situé, dans la ville basse , occupe aussi un ancien couven| d’augustines. Notre jeune interlocuteur accompagna ces deux dernières indications d’un soupir étouf* fév qui suffît cependant pour nous déceler toute sa pensée. • „ ’ ; ,
. .«Quelque ville que Ton parcoure ‘en Françe, lui dit alors Léon, on trouve par-tout des établissements publies dans des églises ou dans des co.u vents. ' J'ai entendu souvent de bonnes âmes gémir de.cet^p profanation des lieux saints, et j en gémis comme elles ; mais c'ést probablement par des raisons différentes; car d’abord, je regarde comme uq fléau toute association religieûse qu’un lien d’utilité quel-, conque ne rattache pas -à la grande famille, -et comme l’opprobre' du christianisme toute communauté qui peut acquérir des richesses illimitées, L’a-, bofitiou de presque tous les ordres religieux . 4e France n’est donc à mes yeux que l'abolition d’un * grand abus et d’un grand scandale; mais j applaudis avec un assentiment moins absolu à l’emploi que l’on ’ a fait de leurs temples et de leurs monastères; il est rare en effet tjue ces édifices, détournés de leur destination première, s'adaptent bien à la destination nouvelle qu’on leur donne. Des étalons, par exemple, sont assez mal logés dans des cellules monacales , et le jour sombre et mystérieux d’uue église
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gothique convient mal aux travaux de l'industrie. Il- résulte de ces disparates une apparence d’invasion et de kai'barie qui réplique à l'homme qui voudrait voir chaque chose à sa place : toutefois ee ne sont là que des considë|àtions secondaires. La pensée qui nie frappe avec le plus de force en présence .de ces métamorphoses, la pensée qui me fait pohsser à moi de douloureux soupirs, c’est de songer qu’après quatorze cents ans d’organisation politique et sociale, la révolution ait trouyé notre malheurensti patrie tellement dépourvue d'établissements civils. Ceux, qui regrettent les. couvents pleurent sur ce que la France a perdu; hroi, je pleure sur ce qui lui manquait. Je vois un pays dans lequel les autorités municipales étaient, sans' demeure spéciale, les magistrats sans prétoire-, les malades sans ljôpitaux,' les défenseurs de la patrie sans asile, tandis qu’il n’y avait guère d® petite ville de dix à douze initie âmes qui né comptât dix à douze associations monastiques. Encore si tout' en cédant à l'esprit des temps, si tout en accordant uhc protection particûlière à ces sociétés égoïstes et parasites, le gouvernement eût au moins satisfait anx besoins de la
grande société, si nos cités eussent possédé -dps hôtels-de-ville, des palais de justice, des hôpitaux, des casernes, des collèges, des musées et des bikliqthéques, je concevrais davantage les doléances auxquelles l'invasion des couvents a donné lieu; mais,
DE CHERBOURG dans l’état de dénûment oit se trouvait la France , • je trouve que c’est sur elle seule qu’il y avait à gémir. lia société civile, déshéritée pendant quatorze siècles par les sociétés religieuses, n’a fait que rentrer dans ses droits. Ce quf fou appelle 1a spoliation des monastères n’a été qu’une juste restitution faite à la patrie; et«i les contrastes que l’on re- . marque entre l’architecture des monastères »et leur* destination présente peuvent inspirer a ne douloureuse indignation, ce ne doit être que celle que font naître les empiétements du pouvoir tbéocr»* : tique et du joug monacal. » •. \ .. •
Le séminariste ne chercha pointé répondre à ces . arguments un peu vifs , 'et après nous avoir indiqué la route de la cathédrale, que nous voulions visiter; il nous qqitta pour reprendre l’étude de sa thèse. • .L’intérieur de la cathédrale de Con tances ne tient * pas tout ce que son aspect extérieur semblé promettre. Nous remarquâmes cependant l’extrême légèreté des piliers accouplés qni soutiennent . le chœur et les rosaces vitrées de la nef, qui sont d'une élégance , d une délicatesse et d une variété peu. communes. O a assigne au onzième siècle la fondation de cette. basilique, et on en attribne l'honneur à Lcvéque Robert , qui fit aussi bâtir celle de Saint- Lô ; cependant elle, ne fut achevée que par Geoffroy de Montbray, en it>56, et grâces aux libéralités des • Tancréde de Iiai^e ville. Aussi Geoffroy , animé par
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un juste .seutimcnt de reconnaissance, plaça-t-il sur le portail dp son église les statues des douze héros.
■Oit peut ouvrir par ces braves chevaliers la liste des hommes célèbres qui ont vu le joue aux envl- . rons de Cputancps. 11 suffit de rappeler Içurs noms pour rappeler leurs exj^pits. I/lfistoire et la poésie out à l'envi consacré ceux de Guillaume-Bras-<lc-Fer, dé Dragon, de Geoffroy:, de Buberl-Guiscanl , de Tancrède, et de Bûgerye n même temps que Fltalio, la la Sicile, lu Grèce, la Syrie, et la Palestine en. oui conservé la mémoire. 11 faut citer aussi, mai» pour dès motifs bieu différents, de SainkPieire, auteur du fameux projet de paix per pétuelle, et Saint- , Évremont, qui était trop philosophe pour. vieillir en France; aussi mqurut-il à.Lioudrés.à. plus de quafre-vingts ans. L.un et l'autre naquirent daus châteaux peu-éloignês de Goutances- Quant à la ville elle-même, les trois docteurs eu Sorbonne» Jacipies Lefevre, Triycùi, et le-Sourièr; le cordelier Feuàrdent ; les professeurs Le /lot et DeUeuvne, et. les poètes Jean Fontaines etJlénéBoudier, et Içjluc de Plaisance, M. Lebrun, célèbre' dans les lettres par sa traduction du' Tasse,- ©t dans l'histoire par son association an consulat et ses fautes dignités impériales. Sont le» seuls de ses habitants qui aient fait quelques efforts pour transmettre leurs noms • et celui de leur patrie à la postérité. . . •
Pour ne pas fatiguer mes lecteurs par la SOcces- .
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si ou uniforme des mêmes tableaux, i omets la des- ' *, * 9 , f . . criptiori du pays quisépare ('outances iîe Granville, et je m’arrête sur la côte aride qui domine ce petit port. Ob' a la mer devant soi', à droite on distingue les îles de Cfaaussey , et dans les beaux jours celle de.Jersq^ à gauche s'étendent au loin la baie de Cancale , et sür le devant du tableau une rive sinueuse, dont l’Océan ronge incessamment* les bords. Ses flots dévorants en ont déjà fait sUbcessivement disparaître et ceTamim Marris, ville ou station que .traversait la vpje romaine, qui conduisait de Valognes à Hennes ,\ eifaldmye de , Scicy et la forêt dé Chesey qui -entourait le mont Saint-Michel avant qu’il fût une lie in periculùm maris, et le, Bour^teuf, et enfin les villages du . Bourget, et de SaiiH-É tienne de la Palluelle , cfont un coup de .vent permit, en 1 7 3 S , d’entrevoir le# anciennes rues. La-ville est bâtieanojtié sur la grève,' moitié sur les flancs de la falaise. On distingue les bâtiments die Kfiôpital dans la -ville basse ,*• l’église et 4 ^ belles casernes dominent la ville Ira u té, défendue du cûté de la térre pajrtmeporte fortifiée, contre' laquelle l’armée vendéenne, composée alors de quatre-vingt-dix mille hommes, vint ochoner. eti iggllOn aifrait peine à concevoir qu'un s*. faible obstacle ait ahété uDe'si nombreuse armée, si on ne savait .jusqu’où va l’impuissance de- ces masses populaires qui n’ont ni organisation ai discipline.
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Une baie sernvfeirculairc, protégée par un môle, forme tout le port de jtiram>ille. On s'occupe d’y établir une jetée nouvelle et des quais.
Après ce coup d’œil général , nous aurions pu nous dispenser dé descendre à Granville, et prendre de suite la route d ‘Avrmches. En effet tout ce que nous y avons appris' c’est qu’on y embarquait beaucoup .de -quincaillerie, d'eau-de-vie , de cidre , et qu’on s’y livrait spécialement à la pêche dé la morue au banc de Terre-Neuve. A défaut d’observations plus importantes, la coiffure des femmes éveilla nos cotrjectures ; elje se compose 'd’une . espèce de cornette relevée à la manière des femmes . de Calabre et de Sicile. N’en pourrail-cm pas faire remonter l’origine au temps des Tancréde, et l’attribuqr aux relations que ces héros établirent entre leur pays' natal* et ce s. deux royaumes? C’est un sujet que nous livrous à la méditation et aux recherchés des àntiquaires. • ■ t
«. Les vicissitudes historiques de cette petite ville, mé dit Léon pendant que nous gravissiods lente- ' ment la côte qui conduit à Avranches, prouvent que pendant long-temps ou n’attacha que peu d'importance à la place qu’elle occupe aujourd’hui. En •feffet,le terrain sur lequel elle repose fut concédé gratuitement , en i4o6-, par Philippe-Auguste, à un certain Jcau d’Argouges , seigneur de Graton, Undes descendants de ce d’Argouges, presque aussi libéral
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que le roi , la céda, en 1 43 q, à un seigneur anglais, sous la singulière condition que celui-ci , comme son vassal , lui ferait chaque année l'hommage d’un cha-peau de roses. Cet Anglais fut lé premier qui sentit l’importance de cette position, et fl Voulut y bâtir nue ville; mais Henri VI, son souverain, trouvant l'idée avantàgeuse pour lui-même ,■ força le propriétaire de lui céder son acquisition, et entoura l’enceinte de la place de quelques Mortifications. Char-, les VU crut à son tour qu-’H était dans ses Intérêts dé ne pas laisser les Anglais maîtres d'un pareil posté, et fl s en empara en 1 44 ^- Après avoir été augmentées à diverses époques, las fortifications de GrtuttuY/e.furent détruites parordre de Lpuis XIV, et en partie relevées sousLouis XV, en 1720 et 1 744 - Ca fondation du môle date de 1750. . ■ qp -
Nous sommes arrivés à la miit close à Avraflche s, sans avoir p«, à travers Tépaissenr des ténèbres, distinguer rien de ses approches. Kotre surprise n’en a été que plus agréable et plus vive, lorsque nous nous sommes trouvés le lendemain matin transportés au point culminant d’un des plus vaste» et <dc$ plus magnifiques tableaux qu’il soit donné aux yeux des hommes d’embrasser. C’est sur l’emplacement de fancieune cathédrale , au milieu duquel les missionnaires ont élevé un Christ d'tme proportion colossale , qu’on engage les étrangers à se placer, pour en jouir dans sûn plus parfait en-
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semble-- Les rochers ét la haie de Cancale, Saint- Michel, Tomblaine , leurs grèves sablonneuses, sillonnées par les embouchures du Cotation , dé la Secs et de la Sélune , les villes de Dol , de PontorSon , et de Saint-James , et enfin le château de Duccy , anüîen apanage des Montgommery , sont les objets capitaux do cette immense, perspective. ' Quand on veut ea varier les aspccts et le cad re , on peut encore la contempler dé dessus la terrasse do Jardin des Plantes , ou , à quelque distance de la ville r sur la peste 1 détenants coteaox de la Najrée. v Dn cété de la terre, J v rancit se présente au sommet d’un angle formé par les deux Vais de Sées et d e^Sélnne , remarquables l’un et l’aytre par nue industrie et un aspectdifféreats. Cent cinquante papeteries animent une partie du val de Sées , occupé dans le reste de son étendue par la population nomade dé ces ehaudronuiers , de ces étameurs, et de ces rémouleurs que l’oh est souvent dans l’habitude de prendre, hors deieur pays, pour des Auvergnats. Le vdl de Sélune est un beau verger, planté d’une quantité innombrable d’arbres divers, qui confondent délicieusement lfeurs feuillages et lenrs fruits'. 11 s’y. mêle aussi des -arbres de haut jet; mais le défaut de chemins praticables pour les transporter oblige de lés réduire sur place en planches, en lattes, en douves ; «t ils se trouvent ainsi perdu*
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pour la construction civile et pour la construction
maritime. v • .
Quelques étyinologistes qui ne savaient qtte le latin ont- voulu voir la racine du nom primitif dV/vratiches, Jtujena Abrincatuonun 1 , dans le mot afbor, telle conjecture étant d’ailleurs justifiée à leurs yeux par les forêts dont Avranches était" jadis entourée^ mais les habiles en langue celtique out •trouvé (juo Jui/atn voulait dire Believu’e, et Âbrincatuorum, avide de com6ûts,..ce «gui peint en deux mots les lieux et les hommes. Quoi qu’il en soit , on est dans l’ignoraace ^ plus complète sur l’époque de la fondation d’Avranches. Tout cç qu'il y a de constat]! c’est que son nom eelto-latin est cité par le géographe Ptolémée, qui "vivait cent cinquante ans après Jules-César. Saint Léonce passe pour avoir établi l’évêché de cette ville en l'an Aon environ; mais l’histoire de Ses successeurs est couverte de ténèbres qui ne s'éclaircissent qu’au milieu du sixièpie siècle, lorsque saint Patente ou saint Paër occupait le siège. Je-passe sous silence la nomenclature des évêques d’Avranches, qui remplit seule les annales de cette ville; la pénitence publique que subit sur le parvis de la cathédrale Henri II dnç de Normandie et roi d’Angleterre, en expiation du meurtre de Thomas Bècquet, est à-peu-près le seul fait historique qu’on en puisse ex-
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traire. Après avoir promis obéissance au pàpc,*ets 'être engagé à métier une armée de croisés à Jérusalem , le coupable fat conduit devant la porte.de l'église, et là, à genoux au milieu des évêque* et dos légats, il rfeçut l’absolution- ...
En 1 236., saint Louis réunit Av faite lu* à la cou- •ropne , en l’achetant d’un certain Robert de Praér, qui en était vicomte. Il fit fortifier cette place avec uü soin tout. particulier, et vint lui-ménie animer les travaux par sa .présence. C'est fde son temps , que date la plus* grande partie des fortifications que l'on voit encore, aujourd'hui Mais ces avantages tournèrent contre la couronne, lorsque Avfpncfies tomba entre les mains dé .Charle&de-Mauvais. Après lui cette ville fut occupéè par les Anglais, et reprise par Charles TII ; enfin elle eut sa part dans les. agitations «t dans les désastres qu’accasipnè- Kent trop long-temps en Franee les gue/res de religion. Depui» Henri IV', si on exôepte une émeute populaire , motivée par l'énormité des iiupéts sous Louis XUI, Avrançhes a joui jusqu’à nos-jonrs du calme le plus profond., ,
* . L'intérieur d'Avranches est aussi insignifiant que ses enviràns sont enchanteurs. Ce n’est pas dans-, ses ipurs , c’est hors de ses murs, qu'il faut visiter * cette ville. Sou collège est ‘en effet le seul édificë digne d«f quelque attention» On doit aussi, eq (jas* santsurla place d’armes*, s’arrêter devant deux an-
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cierines tours entre lesquelles le télëgraplie est établi; elles peuvent offrir au crayon d’uti dessinateur le sujet d’un joli croquis, «Ml bien que quelques restes assez imposants de* mêmes fortifications qui circonscrivent l'enceinte du jardin de l’évêché. Je préviens ceux de mes leçteurs qui parcourraient cette promenade , Ifeur Ermite à la main , de faire la recherche d’un boulet engagé dans la partie circulaire de ces fortifications; car on ne manqne jamais à Avranches-'de demandor à un étranger Vt/ « vu le boulet. On ira pu- cependant m'indiqué!* pendant quel siège il avait été lâneé. * • '
Au premier rang -des Abrincatuins , qni ont le ‘mieux justifié l'étymologie celtique^le lenr nom, H faut ci UT le général Valhilbett , tué à Austerlitz. Son nom et sa statue devaient décorer, à Paris , la place qni sépare le j>ont d'Austerlitz du Jardin des Plantes; mais la placé a repris son ancienne dénomination de 'ph ce du 'Jardin du Roi,' çt la'’ statue a été reléguée dans lé jardin de Khôtel des Invalides ^-la patrie- du héros' l’a jnsqo’ici inutilement récla- . mée. Parmi ceux des compatriotes cht brave Valliubert qui, par des mérites différents, oilt fait passer leur mémoire jusqu '4 nous, il faut distinguer l'orientaliste Po&tel, -qui se. vantait de pouvoir aller delà France eu Chine *sàns interprète; le casuiste Portas qui a trouvé moyen de faire un (Hclkmnaire des cas de 'Conseience en tébis volumes iu-Jblio ; les
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jurisconsultes Itoupnel, et Mirher) lliistorîen Richet q«i a écrit uil ouvrage, qui pourrait être beaucoup plus volumineux , sûr les grands événements pro- -
. duits par les petites causes ; Jacques Parrain, qui a cenuncuté la Bible fct traduit Lucrèce 1 ; le capitaine de vài$«eaà V«vduri rlê La Crétine, connu par des travaux astronomiques 4 et enfin le Berriays, auteur >
du nouveau Laquinimye , et précepteur du président Gilbert r tes, voisins, qui lut son plus honorable
ouvrage.*^ / » . • . J * *
3î?. la ‘druides*! de tomlblaine.
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