LA DRUIDESSE DE TO MEL AI NE
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Andromaquc , trie T . *
Léon avait ménagé ma marche en Normandie de manière à m’amener sur les frontières 'de la Bretagne , et à faciliter ainsi mon passage dune province dans l’autre ; mais les événements ont dérangé les plans de sa prudence. H m’a mêraë fallu quitter AvrancbCs avant d’avoir fait mon pèlerinage jusqu'au mont Saiut-Michel , quelques droits qye de lieu célèbre etU à la visité d’un ermite, et sans pvoir parcouru le rocher de Tombante qui en est voisin.
■ M. N‘", savapt solitaire avranchin , auquel je faisais part de çette contrariété, s’offrit avec la plus aimable prévenance à m’en adoucir le désagrément : « Postés sur la terrasse de notre Jardin des Plantes , me dit-il , et armés d’une lunette d’approebe, meuble indispensable. à tout habitant de ce beau pays, ‘il vous sera facile , mon cher Ermite , de rapprocher les distances et de voie Saint-Michel' aussi distincte-
LA DftOH>ES9E DÉ TOM BL AIME. . 3a3 ment que si vous étiez sur ses remparts. Quanlaiu details tl intérieur, fiez-vous h un liommi* qui a e\> ploi e jusqu'aux moindres recoins de ce monastère fameux , guidé tantôt par les indication* épistolairè* de M. tle Lu Iloiissaye, tàntôtpar la Notice historique et topQijraphùjuc qu'un anonyme a publiée récemment sur ces mêmes lieux. »
V •J® saisi* avidement la compensation qui m’était offerte, et, comme, la journée du lendemain ne devait plus me retrouver dans Avrancbes, j'engageai M. N à ne. pas retarder notre promenade au Jardin des Liantes.
Quoique les -yeux de i^éon et les niions commençassent à s accoutumer à la -magnificence des perspectives d’Avrancbes, celle qui s’offrit h nos regards réveilla encore chez nous ou nouVeau sentiment d'admiration. Les monts Saint-MicM et Tonjblaine n’en formaient pas un dés ornements' tes moins pittoresques. M. N " profita du moment pendant lequel nous nous abandonnions au premier «3an de notre enthousiasme ponr développer les tubes de sa longue vue; puis, sç retournant vei-s nous : « CW une question, dit-il , débattue avec un siiccès à-peu-près égal parmi les géologues eties antiquaires, que celle de savoir si' ses denx rochers ont été toujours séparé* de laterrc ferme., ou bien s ils s élevaient au milieu de ces antiques forêts dans la profondeur desquelles le* druides aimaient
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a çacher, leur oultc fl leurs mystère». La nature dn • sol qui les entoure et Tes arbre» nombreux ensevelis dans leurs sables, rendent tette llerriiere opinion très plausible.' Aujourd'hui la nier couvre deux Pois par jour les grèves au milieu desquelles ces deux rocliers de granit sont isolés, fié mont Saint- Michel, qui attirera d’abord notre attention, jrarceque. c'est Iç seul liabité, a un qu'ait -de lieue tie circonférence On n évalué quçle sommet des édifices qui le surmontent s’élevait a quatre cents pieds au-dessus du niveau dè la nrer.'.Qn peut; dansdintervalle de chaque marée, y accéder à pied sec* mais il serait d’une extrême imprudence de se ha* *~; • sarder à Paire seul ce- trajet au milieu- de sables mouvants, coupés .par l'eniboucbure de plusieurs rivières. I'<es étrangers doivent suivre la cûtç jusqu’à (à commune dArdcvon, où ils sont sûrs de trouver des guides |>our les diriger, soit à pied , soit en .voiture/ jusqu’aux portrs.de la ville de Saint- Michel. • •
« Ce mont paraît avoir été, de temps immémorial, voué au culte des dieux. Ijes druide* furent les promici's qui l'occupèrent. On p refend qu'il* l'appelaient Mûris Belfni, Mont de Iti lus. Von* vous fiqipefe/. sans doute que ilélus était, chez les ( Gaulois, le diçu du soleij. Quand (es armes romaiues reuversèrcùt, les-pierres eusauglantées des druides pour .y substituer rauteldu' maître des dieux, -ce